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30/04/2008

Primaire: le grand bond en arrière

 

 

Difficile de savoir comment, mais, il paraît aujourd’hui évident que Xavier Darcos a rajeuni.

Ah ? Répondez vous, interloqués.

De huit ans.

Ah ? Vous interloquez vous, de nouveau.

Et bien oui.

C'est ce jouvenceau lui-même qui nous le laisse dire:

Mai 2002 : « Une lutte absolue contre l'illettrisme à l'école primaire, une action forte contre la violence (il faut sortir les caïds), une réflexion sur la formation des maîtres ». Ce sont les trois pistes de travail que Xavier Darcos, alors sous-ministre à l’enseignement scolaire, livrait au Figaro magazine.

Une cause : l’illettrisme, une conséquence : la violence barbare, entre les deux : des idéologues incompétents : les maîtres. Petit rappel : on est en 2002.

Hier, 29 avril 2008 : « On me dit que les programmes rédigés entre 1998 et 2002 n'avaient pas encore fait leur preuve. Comme s'il fallait encore sacrifier quelques générations scolaires de plus pour avoir l'assurance définitive de l'échec d'une certaine pensée scolaire ! Cette pensée, celle du pédagogisme, nous la connaissons bien et nous en connaissons surtout les effets. Car l'école primaire ne parvient plus à faire diminuer l'échec scolaire qui touche les 15% des élèves qui entrent chaque année au collège avec de graves lacunes en lecture, en écriture ou en calcul. » (2) Ce sont les propos de M. Xavier Darcos devenu Ministre de l’Education nationale lors de sa conférence de presse de présentation des nouveaux programmes des écoles maternelle et primaire.

Donc rien n’a changé. 6 ans de gouvernement des mêmes (3) pour en arriver aux mêmes bonnes recettes masquant les mêmes coupes budgétaires (4). C’est même pire d’ailleurs puisque désormais non seulement les élèves en échec sont illettrés mais, en plus, ne savent plus compter. Que de violences supplémentaires devront nous en attendre et que vont donc faire les mêmes incompétents chargés de les sortir de ces marécages.

Mais Monsieur l’expert ministre comme vous aimez à vous définir vous-même. Quel était donc le taux d’illettrés chez les enfants de 11 ans en 1960 ? 1970 ? 1980 ? On ne nous donne jamais ces chiffres qui permettraient de réaliser une vraie comparaison. A la place on nous parle de dictée (5).

Jamais, Monsieur l’expert, vous ne parler des 85 % d’élèves que notre système d’éducation depuis l’école maternelle parvient à rendre lettrés et capables de compter. Jamais vous n’évoquez l’extraordinaire ouverture qu’ont connu les programmes d’enseignement depuis 2 ou 3 décennies : introduction des sciences, de l’expérimentation, des langues étrangères et j’en passe. Jamais.

Mais le pire est que vous employez des mots et des chiffres sans les définir et sans les expliciter clairement de sorte qu’on a l’impression qu’un élève en échec scolaire est un élève illettré.

Ce qui est faux dans la plupart des cas.

Alors plutôt que de cracher sur nous-mêmes comme vous nous y invitez si souvent, regardons les choses de près. Allons voir les études déjà réalisées sur l’illettrisme en France. Et pas n’importe où : l’agence nationale de lutte contre l’illettrisme (A.N.C.I.). Une agence gouvernementale.

Extrait tirés du rapport « Illettrisme, les chiffres » de l’A.N.C.I., 2005 (6):

Question n°1 : 3 100 000 personnes en situation d’illettrisme : quel est leur âge ?

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Parmi les 3 100 000 personnes concernées :
9% sont âgées de 18 à 25 ans, 15% sont âgées de 26 à 35 ans, 23% sont âgées de 36 à 45 ans, 30% sont âgées de 46 à 55 ans, 23% sont âgées de 56 à 65 ans.

Conclusion n°1 : Plus de la moitié des personnes en situation d’illettrisme, soit plus d’1,5 million, est âgée de plus de 45 ans.

Question n°2 : Quelle proportion de personnes en situation d’illettrisme dans les différents groupes d’âge ?
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Si l’on considère les groupes d’âge: 4,5% des 18-25 ans,, 6% des 26-35 ans, 9% des 36-45 ans,, 13% des 46-55 ans,, 14% des 56-65 ans sont en situation d’illettrisme

Conclusion n°2 : La proportion de personnes en situation d’illettrisme est plus forte pour les groupes d’âge les plus élevés.

Et le rapport de conclure :

« Très souvent on pense que l’illettrisme frappe surtout les jeunes générations. Certes 4,5% des jeunes de 18 à 25 ans sont confrontés à l’illettrisme alors que pour eux la fin de la scolarité obligatoire est encore très proche. (…) Mais la majorité des personnes en situation d’illettrisme a plus de 45 ans. à cette population confrontée à des difficultés quotidiennes, il faut apporter des solutions et informer largement sur cette réalité. Le pourcentage de personnes qui sont confrontées à l’illettrisme croît au fur et à mesure que l’âge augmente, ce qui invite à prévenir l’effritement des connaissances tout au long de la vie et à faire de la consolidation des compétences de base une donnée intégrée de manière permanente dans la formation tout au long de la vie. »

4,5 %.

4, 5 %, Monsieur le Ministre. Bien sûr qu’il faut tout mettre en œuvre pour résorber ce taux qui est créateur bien souvent d’exclusion sociale à venir. Mais pour cela faut il dans le même temps saborder des programmes qui permettent, semble-t-il, bon an mal an à 95,5 % d’apprendre à lire, écrire, compter et bien plus encore…

Et pour conclure, puisque vous proposer, entre autres beautés de ce genre là, de réduire l’enseignement de l’histoire à de l’apprentissage de chronologie (1515 *, reviens par là), revenons à ce regretté Pierre Desproges pour mesurer ce que la compréhension historique pourrait donner. Quoique pour l’exemple choisi cela ne serait pas si mal…

Et parce qu'il faut bien en rire.

La minute nécessaire du professeur cyclopède

 Notez dans votre agenda

Avec la rentrée, les professeurs et parents d’élèves du collège Lamartine bourgeonnent d’initiatives. Effet boule de neige. Chaque semaine, notre mouvement prend de l’ampleur, dépassant très largement aujourd’hui les seuls acteurs de notre petite communauté scolaire.

La rentrée est tournée en direction de la manifestation nationale à Paris du dimanche 18 mai.

 

Pour mieux nous préparer, nous lançons un appel:

- aux parents des élèves des collèges de Houilles et du lycée de Carrière-sur-Seine qui se mobilisent depuis plusieurs semaines,

- à tous les directeurs, enseignants et parents des élèves des écoles engagés également dans la sauvegarde de nos écoles en danger.

 

Venez participer à une réunion,

le mardi 6 mai 2008, à partir de 19h à la cantine du Réveil Matin, afin de préparer ensemble la manifestation nationale du 18 mai

qui portera, à Houilles et à Paris, les revendications de tous les niveaux d'enseignement.

(1) Le Monde du 19 mai 2002, « Le ministre de l'éducation nationale place la lutte contre l'illettrisme parmi ses priorités ».

(3) Ou presque puisque X. Darcos est devenu entre temps ambassadeur auprès de l'OCDE.
(5) « Prenons (...) une enquête française, qui établit que les écoliers de 2007 font deux fois plus de fautes que ceux de 1987 sur le même texte de dictée », X. Darcos, Discours de présentation des nouveaux programmes de l'école primaire, 29 avril 2008.
(6) Rapport « Illettrisme, les chiffres » de l’A.N.C.I., 2005.
* Marignan pour ceux qui n'ont pas suivi les programmes de 1923.

25/04/2008

" Je pompe donc je suis " (Nicolas Sarkozy... ou presque, hier à la télévision)

 

 

 

Le professeur Shadoko a parlé hier à la télévision.

Le Professeur Shadoko, rappelons le, est l'inventeur de l'ouvre boite en conserve, du comptage par poubelles et de la passoire à dépasser. Récemment on a pu le découvrir en Président de la République. Il dit des choses tellement astucieuses et futées, que lui-même bien souvent ne comprend pas ce qu'il dit, c'est vous dire !

Extrait :

M'SIEUR CALVI

 

D’où la question que je réitère pour la troisième fois : est-ce qu’on maintient les suppressions de postes ?

 

PROFESSEUR SHADOKO

 

Non m’sieur Calvi, on maintient les réformes qui permettront les suppressions de postes. Mais c’est dans cet ordre, m’sieur Calvi, c’est les réformes qui permettront les suppressions de postes. Et des réformes, y en a eu. On a supprimé la carte scolaire. Maintenant, les gens peuvent choisir l’école de leurs enfants. M’sieur Darcos a demandé la suppression du samedi matin. J’ai demandé une réforme du bac. Ecoutez. Tous les parents qui ont un enfant en Terminale savent qu’à partir du mois de mai, on ne peut plus aller en classe parce que l’organisation du bac fait … alors c’est pas la peine de faire travailler nos enfants pendant 36 heures dans la semaine si c’est pour que l’année s’arrête au début du mois de mai, entre les ponts et l’organisation du bac au mois de juin. Donc il y a des marges de productivité. Je suis parfaitement conscient du malaise enseignant. C’est d’ailleurs un très grand problème pour la société française parce que les élèves doivent apprendre à respecter leurs maîtres, à les admirer, à les considérer et la revalorisation de la fonction enseignante est pour moi une priorité mais elle ne pourra pas être menée de paire : embaucher plus, payer plus. Il faudra choisir.

 

 

 

Voilà ce qu’ont entendu quelques millions de téléspectateurs hier soir, 24 avril. De la logique Shadok !

 

Elément logique n°1 : ce seraient les réformes qui expliqueraient les suppressions de postes. Et de quelles réformes nous parle-t-on ?

 

La carte scolaire ? Si, disons, 25 élèves, soudain libérés de la carte scolaire, décident de quitter un établissement, et permettent ainsi la suppression de plusieurs postes de professeurs, ne vont-ils pas aller grossir les effectifs d’autres établissements qui alors auront besoin de plus d’enseignants ? Ou alors, vont-ils accepter de quitter leur classe à 25 élèves pour aller s’entasser dans des classes à 32 élèves si aucun poste supplémentaire n'est crée ?

 

La suppression du samedi matin ? Comment est-ce que la suppression de quelques heures de cours en primaire pourrait-elle déboucher sur la suppression de l’instituteur qui effectue les heures les autres jours ? En lycée, comment la suppression des heures le samedi pourrait elle conduire à la suppression de postes dans la mesure où les cours dispensés sont obligatoires ? Allons- nous supprimer des matières ?

 

Il y a bien une autre réforme que le professeur Shadoko a omise : les heures d’accompagnement scolaire créées en collège entre 16h00 et 18h00 pour les élèves volontaires. Mais là aussi, étonnement. Cet accompagnement est de l’aide aux devoirs. En quoi l’aide au devoir destinée à certains pourrait-elle justifier la suppression de postes d’enseignants destinés à tous ?

 

Donc. Même en se creusant la tête, non, vraiment, il ne semble y avoir aucune réforme précédant les suppression de postes. C’est donc bien les suppressions de postes qui précèderont des réformes forcément hypothétiques faute de personnels pour les mettre en œuvre.

Elément logique n°2 : Les professeurs vivent une dévalorisation de leur métier. « C’est d’ailleurs un très grand problème pour la société française, m’sieur Calvi ». Mais vous comprenez, il faut choisir, on ne peut pas embaucher plus et payez plus.

Là on dit « tope là, professeur Shadoko » Car, figurez vous, ce que nous demandons, ce n’est pas d’embaucher plus, mais de garder nos effectifs, de ne pas les diminuer. Rien de plus. Et à Lamartine, à Houilles, professeur Shadoko, ce que nous vous demandons, ce ne sont pas des moyens en plus, c’est de garder ceux que nous avons pour pouvoir continuer à fonctionner comme nous le faisons aujourd’hui. Rien de plus.

Et, figurez vous, professeur Shadoko, que, à Lamartine, des heures supplémentaires, nous n’en voulons pas. La charge de travail est déjà bien suffisante.

Et même si on en voulait, nous n’en aurions pas, car, vos services, non seulement suppriment  4 classes mais répartissent les élèves des classes supprimées dans les 20 classes restantes.

Ce qui fait, professeur Shadoko, que les enseignants du collège Lamartine, non seulement ne peuvent pas espérer voir leurs 1600 euros de salaire mensuel augmenter, mais auront des classes surchargées à gérer.

Oh ! La belle revalorisation de la fonction enseignante que voilà !

Professeur Shadoko, vous semblez avoir fait vôtre une de ces devises chère à vos amis les Shadoks : « Avec un escalier prévu pour la montée, on réussit souvent à monter plus bas qu'on serait descendu avec un escalier prévu pour la descente. »

Petit moment d'antologie donc, hier à la télévision, et qui vaut bien celui-ci:

Les Shadoks, saison 2, épisode n°6

" Une expérience simple permet de se rendre compte qu'on ne change pas notablement la qualité de l'instrument (une passoire) en réduisant de moitié le nombre de trous, puis en réduisant cette moitié de moitié, etc., etc. Et, à la limite jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de trous. D'où, théorême: la notion de passoire est indépendante de la notion de trou".

A méditer.


podcast

Mademoiselle K, A l'ombre

22/04/2008

Ecole buissonnière *

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Le mouvement prend de l’ampleur dans les lycées. L’Administration s’inquiète et menace les parents d’élèves de collèges.

 

Courrier de l’Inspecteur d’académie des Yvelines, Joël-René Dupont, la semaine dernière à plusieurs centaines de parents d'élèves du collège des Plaisances à Mantes-la-Ville :

 

« Votre enfant manque la classe sans motif légitime ni excuse valable. (...) J'attire votre attention sur les sanctions prévues en cas de manquement à l'obligation scolaire : suspension ou suppression du versement de la bourse, amende (...) d'un montant maximum de 750 € prononcé dans le cadre du tribunal de police... » (Source : Le Parisien)

Déjà en 2003, lors du précédent mouvement d’ampleur dans l’éducation nationale, l’Inspecteur d’académie de Seine-Saint-Denis, Jean-Charles Ringard, formulait dans une note rendue publique des recommandations aux chefs d’établissement pour casser les mouvements de protestation (1).

Les petites intimidations de notre hiérarchie sont donc de la monnaie courante. L’intéressant est ailleurs. Jusque là, ils menaçaient les enseignants via leur chefs d’établissement. Désormais, ce sont les parents d’élèves. Doit-on y voir la preuve de mouvements qui changent de nature moins marqués par la geste syndicale ?

A Lamartine, nous l’avons vécu comme jamais auparavant. L’implication des parents est un paramètre essentiel de la durée du mouvement et de sa profondeur.

 

Les Conseils d’Administration des établissements sont de simples chambres d’enregistrement de décisions irrévocables avant même d’avoir été discutées. Les établissements s'autonomisent, certes, même de ceux qu'ils sont censés servir...

Mais, aujourd’hui, quelque chose est peut-être bien en train de changer.

L’offensive tous azimuts que lance le nouveau pouvoir en place ne touche pas que les moyens. Elle est aussi (osons le mot) idéologique. La refonte en cours des programmes du primaire, la promotion d’une école exclusivement méritocratique, basée sur la performance, l’ingérence du politique dans les programmes d’histoire en sont quelques témoignages. Ainsi, les questions majeures qui vont se poser ne sont plus seulement des questions de statuts et de moyens mais des questions politiques. Elles ne touchent plus les enseignants seuls dans l’exercice de leur métier mais la société toute entière dans la raison d’être de son école.

Ces mutations brutales devraient nous obliger, nous enseignants, à ne plus séparer, comme toujours, les enjeux des luttes que nous menons (et qui sont perpétuellement ramenées au stade de défense de nos acquis que nous n’avons plus depuis longtemps, pourtant) et le sens que nous continuons tant bien que mal à vouloir donner à notre métier, le rôle et la place de ce que nous enseignons.

Les suppressions de postes, massives, programmées insidieusement jusqu’en 2012, sont un double piège. Elles nous désorganisent considérablement. Elles mobilisent chaque année l’essentiel de notre énergie et de notre réflexion sur notre métier. Mais, les faibles économies qu’elles vont engendrer ne doivent pas faire illusion : les querelles sur les moyens sont là, aussi, pour nous empêcher de nous poser les vraies questions.

Et, si rien ne change, le fossé risque bien de continuer à se creuser entre Ernesto, son professeur et ses parents :

"En rachâchant", d'après Ah Ernesto (de Marguerite Duras),
court-métrage de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, 1982
 

A nous, tous ensemble, de réagir, pour ne pas avoir à nous ranger... comme en 2003. 

Max.


podcast
Calogero, Mélodie en sous-sol

 

* Vacances aidant, cette note est le fruit d'une réflexion personnelle du rédacteur de ce blog.

(1) « Petits conseils d’un inspecteur d’académie à ses chefs d’établissement », Le Monde du 15 mai 2003.  Extrait : « La note formule quatre recommandations. La première porte sur la « gestion des grévistes et les retenues de salaire », pour lesquelles elle rappelle les procédures habituelles. La seconde règle le cas de la presse : si les caméras et interviews sont logiquement interdites dans l'enceinte des établissements, elles le sont aussi, de manière plus surprenante, « aux abords » de ceux-ci. « Les chefs d'établissement ont très bien compris qu'il ne s'agit que de la porte d'entrée », assure M. Ringard. Troisièmement, dans l'éventualité d' « intrusions » ou d' « occupations de locaux », le dépôt de plainte voire le recours « à l'intervention des forces de l'ordre » est conseillé. « C'est le cadre normal, d'autant qu'on est toujours dans le dispositif Vigipirate », souligne M. Ringard en ajoutant que la police n'est intervenue qu'une seule fois depuis le 22 avril, alors que des parents bloquaient l'accès à un collège. Enfin, la note rappelle que la fermeture des établissements - si la sécurité des élèves n'est pas assurée - dépend de lui en dernier ressort. »

18/04/2008

« Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente» (Aimé Césaire)

 

 

D'un côté, l’irresponsabilité de nos administrations qui acceptent de créer de la pénurie et de lourds disfonctionnements pour la prochaine rentrée scolaire dans nos écoles, collèges et lycées.

De l’autre, la mollesse des politiques dans nos assemblées qui osent à peine évoquer l’incroyable remise en cause de principes aussi évidents que celui de droit à une éducation égale et de qualité pour tous.

Depuis 6 semaines, au collège Lamartine, nous avons réussi à mobiliser au-delà de nos salles de cours et de notre établissement même. L’élan est là. Mais en 6 semaines, le mur fait de « briques et de broc » que l’Inspection académique nous opposait s’est transformé en béton armé. Les propos ministériels vont dans ce sens, les chefs d’établissements ont apparemment des consignes pour que les effectifs des établissements bougent peu et n’ouvrent pas la voie à d’éventuelles remises en cause des dotations horaires (comment interpréter autrement le refus à Lamartine d’organiser des journées portes ouvertes ?)

Pendant les deux semaines qui viennent, relisons Aimé Césaire. Un bon antidote pour ne pas prêter le flanc à l'éternelle bêtise des hommes.

Et continuons à nous mobiliser car, à la rentrée, les palabres ne suffiront sans doute plus.

 

Appel intersyndical à la mobilisation

pour une politique éducative ambitieuse

Le budget 2008 qui sera appliqué à la prochaine rentrée est contesté par les élèves, les parents d'élèves, les personnels, les étudiants, les associations éducatives complémentaires de l'enseignement public et tous les  partenaires de l'École. Les mobilisations vont croissantes et portent l'exigence de moyens pour la réussite et la démocratisation du système éducatif.

Les 11 200 suppressions de postes entraîneront des classes surchargées, rendant impossible le suivi individuel des élèves. Dans le second degré cela va conduire à des disparitions de formations et d'options et la fin de dispositifs pédagogiques et de soutien innovants.

Conjuguée aux retraits de moyens, la mise en place précipitée, sans réflexion préalable et sans concertation suffisante, du bac pro 3 ans dans les LP, suscite des inquiétudes légitimes quant à la prise en charge des élèves en enseignement professionnel en particulier ceux qui sont en difficulté.

Dans le premier degré les projets de programmes traduisent une vision passéiste et rétrograde de l'École, ainsi qu'un recul pédagogique et didactique. Ils remettent en cause les cycles et s'accompagnent d'une apparente volonté d'externaliser l'aide aux élèves en difficulté en rejetant la responsabilité de l'échec scolaire sur les familles.

Ce budget de rigueur et les suppressions de postes concernent tous les secteurs comme l'Éducation nationale mais aussi l'Enseignement Agricole Public et tous les personnels, se traduisant par une aggravation des conditions de travail et un fonctionnement plus difficile pour notre système scolaire.

Les annonces budgétaires pour les prochaines années confirment que cette politique de régression en lien avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) pourrait s'installer dans la durée.

La transformation de l'École implique une toute autre dynamique pour le système éducatif et pour les métiers de l'éducation.

Pour obtenir des budgets ambitieux qui permettent une transformation de l'École,

Pour mettre en oeuvre une autre politique éducative mettant la réussite de tous les élèves au centre de ses préoccupations,

Les organisations signataires appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations en cours :

• en organisant localement, dès la rentrée des vacances de printemps, des rencontres entre parents, lycéens, personnels de l'éducation et responsables des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public pour mieux les informer.

• en développant dans la durée des actions s'opposant aux conséquences du désastreux budget 2008 :

par une journée nationale d'actions diversifiées le 15 mai,

par l'organisation samedi 24 d'une grande journée de mobilisations, de rencontres avec la population et de manifestations dans tous les départements.

Ceméa, Confédération Étudiante, CRAP-Cahiers pédagogiques, FCPE, Ferc-CGT, FIDL, Les Francas, FSU, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Jeunesse au Plein Air, Ligue de l'Enseignement, Sgen-CFDT, Sud Éducation, Sud Étudiant, Unef, UNL, Unsa Éducation

 

A cela s'ajoute une manifestation nationale à Paris de toute l'Education le dimanche 18 mai. Ce jour là la France dira NON.

15/04/2008

Revue de stress

 

3a7447611ef2c115fb6994d1769bde99.jpgMobilisation, grève et manifestations aujourd’hui en France. Quelques articles glanés de ci de là pour se faire une petite idée.

Un reportage de Libération sur la manifestation parisienne qui a réuni entre 20000 et 40000 personnes  (disons 40000 pour faire simple) entre République et Nation.

Pendant ce temps, Le Monde interrogeait un enseignant de collège sur les raisons de la colère dans le second degré…

... et une institutrice de maternelle sur les nouveaux programmes. Où l’on constate que la suppression du samedi matin en primaire (et des heures de cours qui vont avec bien sûr, économies obligent) contraint nos chers penseurs du ministère à saborder l’école maternelle.

De bons coups de stress qui avaient bien besoin d’une bonne manifestation pour être évacués.

Pendant qu’on y est, en voici un autre. C’est dans le Figaro. Il  a pour sujet la délinquance des mineurs. On sait que le gouvernement veut réformer la fameuse ordonnance de 1945 et pourrait ainsi abaisser l’âge de la majorité pénale ou, au moins, revoir le statut spécifique des 16-18 ans.

Et par quoi, il se conclut l’article ? Je vous le donne en mille : « Le tournant générationnel est toutefois amorcé. Dès la rentrée, les programmes de l'école vont être remaniés. Les activités spor­tives, longtemps regardées comme suspectes elles rappelaient le patronage vont notamment être revalorisées pour leurs vertus éducatives. La pyramide des âges vient également au secours du gouvernement : d'ici à 2012, 50 % des effectifs seront renouvelés. »

Notre prof d’EPS de Lamartine qui pourrait faire les frais à la rentrée des suppressions de postes peut se rassurer : il a de l’avenir devant lui.

Et puis, cette déclaration de Xavier Darcos qui nous concerne directement. A la question « Y aura-t-il des ajustements dans les suppressions de postes ? »,

il répond : « Il y aura, comme chaque année, des ajustements dans la répartition des postes, notamment dans les académies de Créteil et de Versailles, qui sont particulièrement concernées par les suppressions de postes ».

Pour terminer, la petite provocation du jour, signée Xavier Darcos: « Depuis cinq semaines, on ne cesse de dire: "vous allez dans le grand soir, la manifestation s'annonce, ça monte, ça monte". Aujourd'hui, 82% des professeurs ne sont pas en grève. Je veux rendre hommage aux professeurs qui ne sont pas en grève: ils ont compris que les enjeux étaient ailleurs.»

Mais qu'est-ce qu'on va faire de lui ?

Allez. On se détend. On se fait un spa. Et on continue.

14/04/2008

Parce que...

 

 

Parce qu’ils deviennent un carburant essentiel de notre mouvement de protestation,

 

Parce qu’ils sont les premiers touchés par les projets du gouvernement,

 

Parce qu’ils osent contredire un ministre qui les accuse d'être des ignorants,

 

Parce que quand ils se battent pour l’Education, ils se battent pour nous tous (parents, élèves, enseignants ou simples citoyens),

 

Parce que si cela continue comme cela les lycées professionnels et les autres aussi ne formeront plus qu’à la précarité,

 

Parce que, c’est l’avenir de nos collégiens qui est en jeu,

 

Parce que, autour de nous, dans les Yvelines (et ailleurs biensûr), on a des lycées formidablement mobilisés,

 

Parce que le 10 avril, à Paris, leur nombre, leurs slogans, leur maturité nous ont fait chaud au cœur,

 

Parce qu’ils remettent ça demain, 15 avril, avec, dans une manifestation qui espérons-le sera ENORME, des cortèges bigarrés où toute l’Education sera là du primaire au supérieur,

Parce que, depuis hier, nous savons comment mettre un diaporama sur un blog. D'ailleurs (grand jeu concours), un intrus s'est glissé dans le diaporama et il n'est pas facile à faire bouger... Saurez vous le retrouver?

Avec un peu de musique, c'est mieux...
podcast

 

Parce qu’ils sont les filles et les « fils de France »,

 

Parce qu’ils imaginent des vidéos qui savent frapper les esprits,

 

Film des élèves du Lycée Bellevue à Albi

Parce que pour nous aussi, à Lamartine, le soutien des nombreux habitants de Houilles venus participer, ce samedi, 12 avril, au grand rassemblement que nous organisions devant la mairie, nous donne envie de continuer,

 

Parce que, ce samedi, nous avons pris date pour célébrer les 40 ans d’un collège né en 1968,

 

Parce que le mois de mai s’y prête si bien,

Parce que, depuis ce week-end, un nouveau défi est à relever.

 

13/04/2008

Liberté, égalité, fraternité, scolarité

 

 

Ce matin, devant la mairie de Houilles, un petit air de kermesse:

 

Un haut patronage

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Un petit air de printemps

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Des personnalités

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Des jeux endiablés et décoiffants.

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Des animaux rigolos

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Mais, ce samedi 12 avril, à Houilles, devant la mairie, c’était plus qu’une kermesse.

 

C’était le collège Lamartine qui, dans un rassemblement festif, musical, s’adressait à la population ovilloise. Merci à tous ceux, très nombreux, venus nous voir, discuter, s’informer et s’engager à nos côtés, parents, élèves et enseignants, en signant la pétition « pour un enseignement public de qualité à Lamartine ».

 

Car, toute cette belle et joyeuse énergie déployée est en danger. Si rien ne change, si l’Inspection académique persiste dans son plan de rigueur, ce sera 20% d’enseignants en moins à la rentrée et 25 % d’élèves en plus dans les classes de troisième notamment. Autant de projets qui disparaîtront et autant de difficultés en plus pour nos élèves.

 

Que ce beau printemps de fraternité soit celui de notre DGH retrouvée !

Petit diaporama. Ecoutez la chanson et laissez vous porter.


podcast

Merci enfin à l’équipe municipale et à M. le Maire de nous apporter leur soutien pour que Lamartine reste un collège dans lequel il fait bon étudier et enseigner. Merci aux écoles de Houilles venues elles aussi nous soutenir avec force banderoles et un salut amical aux collègues du collège Maupassant venus partagés avec nous ces moments de fraternité.

 

 

11/04/2008

Samedi 12 avril: tous à la mairie !

 

 

Le Ministère de l’Education nationale en tremble dit-on. Xavier Darcos serait en train de préparer son évacuation vers Baden Baden, paraît-il. Le député Lequiller a pris son courage à deux mains et s'est enfui depuis son élection... Les RG seraient sur le coup. La Préfecture donnerait ordre et contrordre.

 

Et ils ont raison.

 

Car,

 

Samedi,

 

Lamartine, sort de ses murs.

 

Venez nombreux. Parents, élèves, futurs parents d’élèves du collège, citoyens. Samedi, un rassemblement est organisé devant la mairie de Houilles. Si le ciel ne nous tombe pas sur la tête, cela devrait être informatif, grave mais joyeux, musical et (parenthèse pour la mairie) respectueux des pelouses.

 

Pourquoi la mairie vous demandez-vous ? Le lieu est central, bien sûr, symbole du pouvoir citoyen, toujours. Mais ce n’est pas tout.

 

Le 2 avril, le conseil municipal de Houilles a approuvé à l’unanimité une motion de soutien au collège Lamartine dans son combat pour un enseignement de qualité. La voici:

 

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Samedi 12: Tous à la mairie, donc !

Ci dessous, le tract diffusé par les trois fédérations de parents d'élèves et des professeurs du collège Lamartine.

 

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agrandir le tract

Le tout sur un air déjà bien entendu…


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10/04/2008

Lamartine: le film (2)

 

 

Aujourd’hui, jeudi 10 avril, c’est journée d’action en région parisienne. Grèves, manifestations et l’occasion pour nous de diffuser (enfin) l’intégralité du film, réalisé le 31 mars dernier au collège Lamartine.

Voici donc les raisons de fond qui expliquent la raison d’être de cette mobilisation qui unit depuis près de 2 mois et demi, parents et enseignants.

Une fois de plus merci à Sylvain pour ce travail de pro.

 

 

Le collège Lamartine à Houilles dans les Yvelines, d’un premier abord, n’attire pas le regard. Au milieu d’une tranquille zone pavillonnaire, presque caché par une abondante verdure, il ne paie pas de mine.

On franchit le portail et c’est un tout autre visage qui s’offre à nos yeux. Dans la cour d’entrée d’abord, des tentes plantées de ci de là attendent d’hypothétiques campeurs.  On lève la tête, ensuite, et la façade finit de nous ôter de nos derniers doutes : collège occupé, peut-on y lire. Soudain, la ruche se met à bourdonner. La sonnerie vient de retentir. Il est 17h00, l’heure de rentrer à la maison pour les 605 élèves que compte l’établissement.

Mais en ce 31 mars 2008, pour les enseignants, vite rejoints par des parents d’élèves venus récupérés le bulletin de leur enfant, une autre journée commence. Ce soir là, ils ont décidé en commun de passer la nuit au collège.

Cela fait près de deux mois qu’ensemble ils se mobilisent, protestent, pétitionnent contre la suppression de 4 classes, de 3 postes d’enseignants et une augmentation sensible du nombre d’élèves par classe à la rentrée 2008.

 


En salle des professeurs, la discussion s’engage. Tout y passe : l’autisme de l’Inspection académique qui refuse tout dialogue, la baisse progressive depuis plusieurs années des moyens, l’appauvrissement de l’offre scolaire, les arguments du Ministère de l’Education  qui refuse de prendre en compte une réalité locale complexe. Le collège Lamartine « recrute » ses élèves aussi bien dans la belle zone pavillonnaire des environs que dans la Cité des Petits Bois, quartier nettement moins favorisé de la ville d’à côté, Carrières-sur-Seine. Un modèle de mixité qui produit depuis quelques années de bons résultats mais qui, a besoin d’être accompagné. Et, en septembre, ce modèle risque fortement d’être remis en cause par la baisse de la Dotation horaire accordée à l’établissement pour la rentrée 2008.

La visite de l’établissement nous donne l’occasion de rencontrer les parents d’élèves qui font signer aux nombreux parents venus ce soir une pétition destinée à alerter maire et député. L’occasion de constater leur attachement à un enseignement public de qualité. Un établissement qui pour certains les a accueilli comme élèves. Où l’on découvre que le collège n’est pas cette entreprise de « formatage absurde et universel » que ces détracteurs (mettre le lien vers un article de Rue 89 sur les déclarations de X. Darcos) décrivent parfois mais, au contraire, un système d’enseignement qui a su jusque là, moyennant des dotations horaires suffisantes enrichir l’offre scolaire classique de projets et d’accompagnements pédagogiques.


 
Au final, c’est bien l’image de ce que certains appellent déjà un « flexiprof» qui se dessine année après année. Partagé entre plusieurs établissements, enseignant vacataire à la petite semaine, le « flexiprof » d’une « maxiclasse », surchargée d’élèves et un enseignement qui ne se limite plus qu’aux stricts horaires réglementaires.

 

Reportage effectué le 31 mars 2008 au collège Lamartine de Houilles (Yvelines).

En attendant le 12 avril, n'oubliez pas de fredonner "DGH, si tu reviens..."


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08/04/2008

Lamartine: la chanson

 

 

On le savait. A Lamartine, il y a des pointures.

Une preuve de plus ?

Dans la catégorie « Prof, mannequin, auteur, compositeur, interprète » : Alexandre Langlais


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07/04/2008

Le cauchemar de Darcos

 

 

Qu’est-ce qui peut bien faire se tourner et se retourner un ministre chaque nuit dans son lit au point de lui ôter le sommeil et le rendre si mécontent les matins? Le collège Lamartine ? On aimerait bien.

 

Cherchons un peu et trouvons pour lui la voie de la guérison :

 

En quelques clics, grâce à Internet, on retrouve notre ministre un matin (Aïe !) sur LCI. C’était à l’occasion de la rentrée 2007 :

 


 

La cause du cauchemar de Darcos donc : le sacro-saint collège unique et son « formatage absurde et universel », nous dit-il. Le bon vieux dilemne : la culture pour tous (qu’il assimile à un formatage) ou la méritocratie (gravée dans nos têtes cette phrase de l'Inspecteur adjoint d'Académie des Yvelines: "on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif !"). Un débat épineux où nous ne rentrerons pas ici. Courageux mais pas téméraires… (1)

 

Alors, commençons par rassurer notre ministre, une fois de plus:

 

Depuis de nombreuses années, le « collège unique » a su accueillir tous ses élèves, leur offrir un socle commun de connaissances mais aussi s’adapter à eux. Projets d’établissements, zones d’éducation prioritaire, développement des options, dédoublements de classes, création de dispositifs d’accompagnement vers le lycée professionnel (3ème d’insertion, 3ème découverte professionnelle) et j’en passe.

 

Oh ! Certes. Tout n’est pas parfait et beaucoup de choses sont à revoir. L’échec scolaire est encore trop lourd (15% d’une classe d’âge n’arrive pas au baccalauréat) et il faut le combattre et imaginer sans cesse pour le réduire.

 

Mais, nous sommes loin de ce collège qui assassine comme les temps difficiles que nous traversons nous le décrivent.

 

 

M. le Ministre,

 

Vous souhaitez mettre un terme au "formatage absurde et universel" dont le collège serait le terrain.

 

Alors, expliquez nous.

 

Pourquoi supprimez vous les options au lycée ? Pourquoi rendez-vous impossible (faute de dotations horaires suffisantes) les dédoublements en langues, en sciences ? Pourquoi augmentez vous le nombre d’élèves par classe au point que, parfois, seul le cours magistral permettra de boucler les programmes ? Pourquoi fermez-vous les 3ème d’insertion ?

 

Pourquoi faites-vous en sorte que le collège ne devienne plus qu’une boîte à formater de manière absurde et universelle ?

 

On ne comprend plus rien. M. Darcos : que voulez-vous ?

 

Car,

 

446f55fb3d43e1625c243bc45604ed3e.jpgAvec des classes surchargées à 30 élèves en collège et 40 en lycée...
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De quels stratagèmes devront user les équipes enseignantes pour remplir leurs missions?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Notez dans votre agenda

Avec le printemps, les professeurs et parents d’élèves du collège Lamartine bourgeonnent d’initiatives. Effet boule de neige. Chaque semaine, notre mouvement prend de l’ampleur, dépassant très largement aujourd’hui les seuls acteurs de notre petite communauté scolaire.

Toute cette semaine est tournée vers le grand rassemblement prévu devant la mairie de Houilles, ce samedi, 12 avril. Une occasion pour nous d’échanger avec les citoyens, de faire connaître notre combat pour un enseignement public de qualité. Mais, vous en saurez plus mercredi…

 

Demain, une belle surprise...

 

(1) Si vous souhaitez approfondir vous pouvez commencer par .

13:10 Publié dans argumentaires | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : darcos, education, dgh

04/04/2008

Lamartine: le film

 

 

Voici la version courte d’un film, bientôt disponible dans son intégralité, qui relate le mois et demi de mobilisation des professeurs et des parents d’élèves du collège Lamartine.

Au nom de tous, merci à Sylvain qui est venu, un soir de mars, déposer sa caméra parmi nous, pour ensuite en faire émerger ces instantanés.

Et c’est beau un collège qui vit !

Voilà d’où on vient. Voilà pourquoi on continue.


02/04/2008

"Daaarcos, si tu savais..."

 

 

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On commence à le savoir. 

Xavier Darcos en a ras la casquette, plein les bottes. Il voit rouge, gesticule, fulmine. Bref, il est très, très, très mécontent.

Tel Saint Siméon le stylite, sur sa colonne, il prêche dans le désert. Mais contrairement au stylite cela ne marche pas: « Combien de fois faudra-t-il répéter les choses pour être entendu… Ca devient désespérant », dit-il. (1) 

Alors, 

Il karcherise : « Ces défilés sont inutiles, infondés et menés par des mineurs de surcroît ignorants ».

Il minimise : « Retirez 0,7 % des effectifs ne changera rien, à part dans quelques classes ici ou là. »8efee30f17e4724134165b92ea405493.jpg

Il méprise : « Ces défilés [de manifestants] reviennent tous les ans ! Il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains syndicats ».

Il hypnotise : « Les enseignants volontaires (déjà nombreux) peuvent augmenter leur pouvoir d’achat grâce au milliard d’euros distribué pour les heures supplémentaires ».

Il vaporise : « On me demande des postes : je réponds études surveillées, nouveaux programmes, stages, revalorisation du lycée professionnel ».

Bref, il refuse d’admettre...
Qu’il déscolarise.

Alors, à Lamartine, on s’est dit : il faut rassurer le Ministre, lui dire que pour nous la réussite n’est pas seulement une ambition mais une réalité.

Lamartine c’est :

-         Un taux de REUSSITE AU BREVET : 84.45 % en progrès constant depuis plus de cinq ans

-         Une orientation au LYCEE en seconde générale et technologique (65%) et en seconde professionnelle (29%) que l’on sait majoritairement réussie grâce au suivi de nos anciens élèves.

-         Une classe P.A.C. « cinéma et audiovisuel »

-         Un « atelier artistique » consacré aux arts premiers

-         Du soutien et un accompagnement éducatif de qualité (aide méthodologique, aide au devoirs et aux leçons, aide à la compréhension et à la mémorisation, mise à niveau orthographique, Soutien-aide-matière en Français et Mathématiques, activité cinéma/vidéo, rédaction d’un journal, création de chansons, écriture poétique, initiation aux premiers secours, tennis de table.

-         Des CLUBS (Basket, club Anglais, club Allemand, club Ecologie, club Techtonik, club Chorale, club Manga)

-         Une Vie Scolaire avec deux C.P.E.

 

Alors, nous nous battons pour conserver

-         des classes à effectif raisonnable  -24 élèves par classe

-         le nombre d’heures de cours nécessaires pour assurer un enseignement de qualité, et les professeurs pour assurer ces heures

-         les dédoublements indispensables dans certaines matières

-         la possibilité de continuer à assurer des activités de soutien et de perfectionnement

Nous nous battons parce que c’est en partie grâce à ces moyens que LAMARTINE peut être UN COLLEGE DE REUSSITE

 

NOUS NE VOULONS PAS QUE CETTE DYNAMIQUE CESSE !

 

Qu’on se le dise…

 

Et pour terminer, puisqu’on nous sert et ressert en permanence la baisse démographique pour justifier les économies sur les fonctionnaires et qu’on en profite pour faire des économies sur les élèves en augmentant leur nombre dans les classes.

 

Une petite enquête dans les rues de Houilles a révélé :

 

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Que s’il y a crise, cela ne devrait pas durer…

 

(1) Toutes les citations sont extraites de l'interview donnée par Xavier Darcos au journal gratuit 20 minutes, le 1er avril 2008.

01/04/2008

Mercredi 2 avril: Rassemblement devant le Rectorat de Versailles

 

 

On ne s'en lasse pas... 

 

Demain, mercredi 2 avril, à 15h00, aura lieu devant le Rectorat de Versailles un rassemblement des personnels de l’Education nationale, des parents et des lycéens.

Nous y serons.

Pour ceux qui ne peuvent pas s’y rendre par leur propre moyen, un rendez-vous covoiturage est fixé à 14 heures devant le portail principal du collège Lamartine.

Lire ce tract  ou encore ce tract appelant au rassemblement soutenu par les organisations départementales FSU – SNES – SNEP – SNUIPP – SGEN CFDT – UNSA-EDUCATION – SE UNSA - CGT Educ’Action – SUD Education – CNT Education  et FCPE (Lire l'appel de la FCPE 78).

Et puis, il y a ça.

Hier soir, alors que nous installions nos couchettes pour l'occupation du collège, une découverte:

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Ca alors !

 
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