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26/01/2009

Grève du 29 janvier: nous avons 5 bonnes raisons (plus une)….

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Nous avons 5 bonnes raisons … de faire grève le 29 janvier.

 

Grève générale. Nos éditorialistes du matin sont tout émoustillés à l’idée que « la semaine sociale s’annonce rude ». Très vite on butte sur les mots d’ordre. Qu’est-ce qui pourrait rapprocher un cheminot, un salarié (« usager »?) du privé, un professeur, un employé de banque ? Et surtout cette éternelle question qui sent la bonne vieille culture du résultat : mais le 30 janvier au matin, qu’est ce qui aura changé ? Un gréviste doit être comme un ouvrier sur sa chaîne, un professeur sur ses bulletins : productif.

 

Et bien disons le d’emblée : le résultat d’une grève est celui du rapport de force. Un moment démocratique ajouterons nous un peu pompeusement. C’est la loi du nombre qui fait la loi de la République. La démocratie, ce n’est pas une élection pour 5 ans et hop à la niche, citoyen.

 

5 bonnes raisons de prendre la France en otage le 29 (rassurons-nous, le syndrome de Stockholm existe) :

  1. Les réductions budgétaires : Pour prendre l'exemple de l'Education nationale, le budget  2009 se caractérise par des suppressions massives d’emplois (13 500 dont 5 500 dans le second degré) mais aussi par une baisse de crédits sans précédent. Pour la première fois depuis 1945, les crédits (hors coût des pensions de retraite) sont en baisse en euros constants. Ce budget manifeste clairement que l’Éducation nationale n’est pas une priorité du gouvernement. Les conséquences seront une nouvelle dégradation des conditions d’étude et de travail pour les élèves et les personnels : réduction de l’offre de formation, augmentation des effectifs, suppression de postes, multiplication des affectations sur plusieurs établissements...

     

  2. Le bouc émissaire de la crise : Chômage de masse, récession, pouvoir d’achat poussif: le gouvernement fait peser la responsabilité de cette situation sur l’Etat et l’ensemble des mécanismes de solidarité qui entraveraient la création d’emplois et de pouvoir d’achat. On peut légitimement s’interroger sur ces restrictions massives prévues depuis plusieurs mois quand dans le même temps des dizaines de milliards d’euros ont été débloqués pour venir en aide aux banques.

     

  3. La dévalorisation du travail : En exonérant de charges sociales et d’impôt sur le revenu les heures supplémentaires et les RTT converties en temps de travail, le gouvernement crée l’illusion momentanée d’un léger mieux être au dépend de l’égalité sociale. Car la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires créera un déséquilibre financier des comptes sociaux qui est compensée en réduisant l’indemnisation des chômeurs et le montant des retraites, en augmentant la part des dépenses de santé qui restent à la charge des patients. Le gouvernement ne revalorise pas le travail. Au nom du principe du mérite sans doute, ce sont les salariés les moins payés qui assument tous les risques économiques: ce sont leur niveau de vie, leur santé qui servent de variable d’ajustement au bon vouloir des actionnaires à l’image d’un capitalisme où ce sont les salariés qui prennent les risques.

     

  4. La dégradation du service public : Le gouvernement veut démontrer que le marché serait plus efficace que les services publics, plus équitable pour l’usager, plus rentable pour le contribuable. Le gouvernement veut moins de fonctionnaires. Les départs à la retraite ne seraient pas remplacés. Concrètement, il y aurait moins d’enseignants, moins d’infirmières, moins de policiers, moins de postiers, etc.… Les services publics, nous dit Sarkozy, sont « incompatibles avec la recherche du profit ». Pourtant, la performance doit en devenir un des principes, leur privatisation doit permettre à la France d’affronter la compétition mondiale. Selon, l’UMP le service public n’est pas une entreprise mais il doit en adopter les codes !!! Le service public doit être un moteur de la croissance mais il ne doit pas rechercher les profits !!! Derrière d’apparentes incohérences se cache un même et unique projet destructeur: le marché doit se substituer au service public. Quant aux fonctionnaires, ils deviennent du « capital humain », malléable, corvéable et au final jetable à merci. L’UMP détricote le droit du travail pour les asservir: un service minimum pour empêcher l’expression du droit de grève, la fin des syndicats jugés non représentatifs alors qu’ils ont été capables de mobiliser des centaines de milliers de salariés contre le CPE en 2006, le recours aux retraités pour surveiller les études du soir dans les écoles faute de personnel que le même le gouvernement ne veut pas remplacer !!!!

     

  5. L’absence de dialogue social : Brice Hortefeux, ex-ministre de l’immigration et de l’identité nationale désormais ministre du Travail vous y croyez ? Pensez-vous que celui qui confond droit d’asile et asile de fous quand il s’agit de raccompagner un être humain à une frontière, a été nommé pour pacifier les rapports sociaux dans le pays ?

 

5 bonnes raisons, plus une. Pour moi ce sera, l’usure d’un gouvernement et sa politique de faux semblants.

 

Et vous ?

 

 

Max.

 


podcast

Mademoiselle K, A l'ombre

Commentaires

Bonjour,
Nous habitons un petit village de 1100 habitants où la poste à fermé il y a 18 mois. Depuis nous avons un bureau postal avec des horaires que peu de Français connaissent. Situé dans l'épicerie du village il est ouvert de 9 heures à 21 heures tous les jours y compris le dimanche. Les services sont équivalents à ceux d'un bureau de poste habituel.
Depuis le changement des familles sont venues s'installer dans le village et 4 entreprises qui s'étaient "délocalisées" sont revenues chez nous créant 14 emplois dans le village. De jours en jours nous mesurons la chance que nous avons. Même en ville personne ne connait ce niveau de service.
Nous ne remercierons jamais assez la poste d'avoir su se retirer pour laisser la place à un service qui est complètement adapté a notre besoin. Pour rien au monde nous ne voudrions revenir à la situation d'avant.
Merci pour votre site.
Pierre Bord

Écrit par : Bord | 26/01/2009

Pour répondre simplement aux 5 bonnes raisons:

1- on n'a jamais eu autant de prof par élève. Au lieu de demander plus d'argent, ne pourrait on pas mieux l'utiliser? Les profs sont-ils moins efficaces? La façon d'enseigner moins adaptée? Plus d'argent ne veut pas dire plus de résultats, c'est un amalgame dangereux...

2- Les milliards que vous citez comme ayant été débloqués pour les banques, n'ont pas été données, ils ont été prêtés, ce qui sous-entend un rémunération du capital que l'Etat (donc nous contribuables) toucheront. L'Etat ne fait que gagner de l'argent dans cette histoire et ne perd pas à perte comme le disent certains syndicats qui en plus d'être reconnus comme étant de mauvaise foi, essaient de manipuler le plus grand nombre (et apparemment ça marche)

3- Vous réclamez plus d'argent et quand l'Etat vous en donne doublement par la facilitation des heures sup et en plus détaxées, vous rallez. Est-ce juste une situation d'opposition systématique et irréfléchie au gouvernement?

4- Je pense sincèrement que l'apport de concurrence et de personnes du privé dans les entreprises publiques ne peut qu'être bénéfique pour tout le monde: émulsion créée par l'arrivée de nouveaux profils avec des vues différentes, concurrences d'investissement et donc de progrés, etc. De plus, il est normal de supprimer des postes au global dans notre administration pré-historique: malgré les progrés monstrueux de l'informatique, les ministères n'ont pas diminué le nombre de postes à la hauteur de ces progrés. Gaspillage de ressources? Personnes non utilisées et cachées dans un coin?

5- taper sur Brice Hortefeux est facile et n'a apparemment pour seul but dans cet article de rabâcher les discours d'une gauche qui ne propose aucune idée. Une autre politique? Pourquoi pas. Mais au lieu de taper sur le gouvernement actuel systématiquement, proposez des mesures concrètes sur l'ensemble des sujets abordés par le gouvernement. De plus, le citer lui n'a rien à voir avec votre titre "absence de dialogue social". Le gouvernement actuel est celui qui a le plus reçu les syndicats et le plus travaillé avec. Malheureusement, ceux-ci ne sont pas représentatifs et abusent du pouvoir de nuisance, à défaut d'être réalistes et de proposer des mesures favorables pour la France, le peuple, la majorité et non pour protéger encore plus des classes favorisés de salariés qui n'ont rien à craindre pendant cette crise et qui pourtant en demandent toujours plus. Je trouve d'ailleurs cette attitude honteuse pour tous ceux qui ont du mal à boucler les fins de mois, qui ne jouissent pas de garantie de l'emploi, ni d'autant de congés.

Le 29, je ne ferais donc pas grève. Je trouve que rassembler toutes ces personnes sans aucun lien entre elles ne fera que conforter les syndicats qui ne représentent même pas 10% des actifs français et diluera le message de ceux qui ont de vrais revendications.

Écrit par : (Pou)²ye | 26/01/2009

honte au P S (partie spécial) honte aux membres de l'education nationnale qui entrainent les enfants dans des mouvements de révolution mais ou sont les parents.

Écrit par : cheu-cheu | 26/01/2009

@ Pierre Bord
Merci de votre soutien. Vous êtes, depuis votre village, effectivement un de ceux qui êtes le mieux placé (avec les habitants des banlieues) pour parler de ce que représente un service public. Je me souviens d'un voyage à Firmy dans l'Aveyron où la fermeture du bureau de poste et la suppression de lignes ferroviaires de fret étaient vécues comme un drame tellement cela isolait encore plus une région marquée par la désertfication. Les services publics peuvent y survivre et y ramener de la couleur avec un peu de volonté et d'inventivité de la part des pouvoirs publics.

Écrit par : max | 26/01/2009

Cheucheu

Vous venez de quelle planète? Vous avez oublié de dire que nous sommes des fainéants. En tout cas vous êtes drôle.

Écrit par : max | 26/01/2009

il est inadmissible que (cheu_.cheu) puisse critiquer ainci le ps je suis revolte de voir ca vive les profs

Écrit par : bihan | 26/01/2009

Faites la grêve pour nous, car moi je suis ds le privé et je ne peux pas car c'est un ets patronal donc je n'ai plus qu'à fermer ma bouche et subir et bien sur comme c'est une petite structure pas de syndicat ou qq qui nous représentent. On perd tout nos avantages et on nous dit et nous écris qu'on devraient être content d'avoir notre salaire chaque mois. J'ai envie d'exploser mais je sais que je risque de perdre ma place et ils nous tiennent comme ça. Bon courage et merci

Écrit par : mekki | 26/01/2009

5 raisons pour faire la grève ?
Non - 5 prétextes sans cesse ressassés par la gauche pour semer le désordre dans le pays, empêcher de travailler ceux qui en ont envie (il paraît qu'on appelle ça la démocratie), critiquer en gesticulant dans la rue et en vociférant des slogans aussi éculés que niais. Ca c'est, à n'en point douter, digne d'une grande nation, nos voisins et autres pays plus lointains auront encore matière à s'esclaffer à notre détriment.
Nous vivons dans un pays farfelu qui a élu démocratiquement un gouvernement qui fait tout ce qui est possible pour se sortir, sans trop de casse, d'un marasme économique mondial, et une minorité bornée, sans idées neuves, dotée d'une mauvaise foi extraordinaire se targue de bloquer la majorité agissante, c'est quand même ahurissant !!!
Ayez au moins la décence de ne pas fermer les yeux sur les suites catastrophiques qu'ont apportés les désastreux et démagogiques agissements de la gauche lorsqu'ils ont sévit depuis 1981. Revoyez votre histoire contemporaine et cessez de nier les faits. Tous les pays ont actuellement besoin de la coopération de leur population pour endiguer la crise et je ne pense pas que la coopération consiste à emm... son voisin en allant faire les guignols dans les rues.
Réveillez vous et réfléchissez au lieu de faire les affaires des "looser" que sont les gauchards incapables, et des syndicats qui sont à leurs bottes.
Pauvre France, ta culture fout le camp, le bon d
sens aussi, la bêtise s'aggrave!

Écrit par : Yvonnick | 26/01/2009

grève : à quoi ça sert ?
A part perdre 100 à 200 E par jour ? Qui peut se le permettre, nous ne sommes pas en 68, les temps ont changé, il faut s'adapter.
Les profs doivent s'adapter au nombre d'élèves pourquoi y aurait il des classes à 20 élèves et d'autres à 29. Les profs sont ils différents, certains sont ils profs que pour leurs vacances sans rien préparer. NB : j'ai de la famille dans l'enseignement.
Les services publics se dégradent, on nous dit que le timbre n'est pas assez cher, que les impots ne sont pas chers.
Quand on paie une carte grise, on verse en plus 4 euros à l'Etat.
quand on paie ses impots on doit payer des frais de recouvrement.
Ou va t'on ?
Même l'état est menteur ? Donc il a trop d'argent

Écrit par : DEFLANDRE | 26/01/2009

Ce blog accepte la contradiction mais hélas un certain nombre de commentaires s'avèrent insultants à l'égard de l'auteur du billet ou de certains commentateurs. Ils sont donc passés à la poubelle. Leurs auteurs sont invités à ne plus revenir.

Écrit par : max | 26/01/2009

Certains commentaires sont vraiment éloquents.La méconnaissance des mécanismes économiques et sociaux de certains, nous rappelle la nécessité d'avoir une école digne de former des citoyens responsables et non des veaux.Je ferais grève le 29.

Écrit par : zak | 26/01/2009

Cher Yvonnick,grace je viens de comprendre que la réforme de l'audiovisuel était une absolue nécessité,la suppression du juge d'instruction, le paquet fiscal et tout le reste.
Grace à vous, je ferais 2 fois grève le 29.

Écrit par : zak | 26/01/2009

que voulez vous, plus de vacances ?

Écrit par : night | 27/01/2009

Il y aurait probablement plus de cinq bonnes raisons de ne pas faire grève...mais c'est vrai, vous les gens de gauche êtes des gens généreux et progressistes ...tant qu'il s'agit de l'argent des autres .

Écrit par : reno | 27/01/2009

Pour max, si vous aviez la connaissance des mécanismes économiques les plus élémentaires vous ne seriez pas en train de réclamer toujours plus pour produire toujours moins.Juste un exemple, quand la quantité d'élèves diminue il faut moins de profs...c'est une notion économique on ne peut plus simple, mais néanmoins inaccessible a ce pachyderme de corps enseignant. Il n'y a qu'une grève à laquelle je participerais, c'est celle qui exigerait un minimum de résultats au enseignants!
Par ailleurs c'est très drôle les sites où l'on filtres les messages..on en laisse passer deux ou trois qui ne crie pas avec la meute, pour faire croire à l'objectivité des débats.

Écrit par : claude | 27/01/2009

Claude, vous croyez ce que vous voulez. Le mépris que vous et d'autres déployés ne fait que nous conforter à éloigner l'Education nationale de tout ce que vous voudriez en faire.

Pour le reste, je ne peux que vous redire ce que j'ai dit plus haut:
Ce blog accepte la contradiction mais hélas un certain nombre de commentaires s'avèrent insultants à l'égard de l'auteur du billet ou de certains commentateurs. Ils sont donc passés à la poubelle. Leurs auteurs sont invités à ne plus revenir.

Écrit par : max | 27/01/2009

Ayant posté des messsages que je considère comme constructifs mais qui n'allaient pas dans le sens de l'auteur sur d'autres sites, j'ai en effet vraiment l'impression que celui-ci laisse place au débat. Merci donc Max de nous laisser nous exprimer.

Quand Zak critique les personnes qui ne sont pas favorables à la grève en disant qu'elles n'ont pas de notions économiques, j'ai envie de dire que ce sont plutôt les personnes qui demandent sans cesse plus de moyens tout en ayant des résultats inférieurs qui sont dans l'erreur. Et pourtant il ne s'agit que d'une bête équation. Il y a deux solutions pour avoir plus de moyens: soit on met plus d'argent, ce qui est possible quand on est un pays riche sans endettement et avec une économie florissante, soit on essaie de faire mieux avec ce qu'on a. C'est effectivement cette deuxième solution qui est pronée par le gouvernement et qui rencontre l'hostilité de tous ceux qui ne veulent pas qu'on mette le nez dans leur zone de pouvoir. Il faut moderniser, informatiser, former. Nous sommes un des derniers pays développés en matière d'efficacité concernant le ratio impôts prélevés / coût du prélèvement d'impôts. Nous avons en effet de nombreux impôts dans tous les sens, prélevés par des services éparpillés avec une main d'oeuvre nombreuses et peu productive pour compenser une informatisation parfois inexistante. J'ai quand même pu observer que dans certains centres l'Etat avait investit massivement en achetant du matériel moderne et qu'au lieu de voir la productivité augmenter, on avait gardé le même nombre d'employés (quand ce n'est pas plus).

Je pense que ce n'est pas médire que de déclarer que le fonctionnement de la plupart des services de notre administration est archaïque. Bien sûr, il est difficile pour les personnes n'ayant jamais travaillé dans le privé ni dans une entreprise ou un service efficace et moderne de l'avouer.
Si les syndicats et fonctionnaires voulaient vraiment travailler pour le bien des usagers et le peuple français en général, ils accepteraient un dialogue sérieux, objectif et constructif et sortiraient de cette spirale infernale d'opposition continuelle et systématique au gouvernement.

En tant que contribuable et usager, j'en ai marre d'être sans cesse le dindon de la farce, celui qui est pris en otage et qu'on ne remercie même pas de continuer à payer sans s'opposer. J'espère qu'on aura bientôt un mouvement de contre-grève rassemblant tous ceux qui veulent le bien général au lieu du bien de quelques catégories favorisées (soit financièrement soit par le truchement de nombreux avantages inconnus de la majorité). Ce jour là, oui, je serais dans la rue!

Écrit par : (Pou)²ye | 27/01/2009

(Pou)²ye

Merci de reconnaître à ce blog son ouverture à la contradiction. Pour ce qui est du fond, je suis d’accord avec l’idée que le service public ne doit pas être un outil immobile, l’adaptabilité est d’ailleurs un principe qui a gouverné à son élaboration… avec ceux d’égalité (pour tous) et de continuité (partout).
Bon, mais c’est bien le seul point avec lequel je suis d’accord avec vous.
Je prend quelques contre vérités que vous énoncez :

1. Le remake de la nuit du 4 août : « J'espère qu'on aura bientôt un mouvement de contre-grève rassemblant tous ceux qui veulent le bien général au lieu du bien de quelques catégories favorisées (soit financièrement soit par le truchement de nombreux avantages inconnus de la majorité). » Les privilèges des fonctionnaires sont une légende savamment entretenue par certains médias et partis politiques. Pourriez vous nous en citer pour qu’on puisse ce faire une petite idée. Je vous vois venir avec les vacances des profs… mais savez vous que les vacances d’été NE SONT PAS PAYEES. Les enseignants perçoivent 10 mois de salaires répartis sur 12.

2. Remplacer l’homme par la machine : « J'ai quand même pu observer que dans certains centres l'Etat avait investit massivement en achetant du matériel moderne et qu'au lieu de voir la productivité augmenter, on avait gardé le même nombre d'employés (quand ce n'est pas plus). » C’est un leurre que de croire que le développement d’une administration électronique sera à lui seul producteur de meilleurs services. A réduire le nombre des fonctionnaires ce sont des services à deux vitesses que l’on crée: un « guichet classe affaire », chez soi, pour ceux qui en ont les moyens et un « guichet classe économique » pour les pauvres et les moins riches qui, pourtant, sont les plus demandeurs de services publics. Chaque fois que je vais à ma CAF je suis halluciné de la demande de contacts qui existe. La machine libère le fonctionnaire elle ne peut le remplacer.

3. La fin justifie-t-elle les moyens ? : « Il y a deux solutions pour avoir plus de moyens: soit on met plus d'argent, ce qui est possible quand on est un pays riche sans endettement et avec une économie florissante, soit on essaie de faire mieux avec ce qu'on a. C'est effectivement cette deuxième solution qui est pronée par le gouvernement et qui rencontre l'hostilité de tous ceux qui ne veulent pas qu'on mette le nez dans leur zone de pouvoir. » Et bien oui, la fin justifie les moyens. C’est mon point de vue de contribuable (vous n’êtes pas le seul) : il faut plus de moyens (financiers mais pas que, humains, informatiques). Et j’irai même plus loin, la future société qu’il nous reste à bâtir a besoin de définir non plus seulement des services publics mais des biens communs non marchands dont l’éducation, la santé, l’eau, l’énergie, l’environnement font partie. Si on doit faire des économies ce n’est pas là-dessus. Trouvons d’autres modes de financement pour que le contribuable ne soit pas l’unique contributeur mais faisons tout ce qui est possible pour que ces biens et services ne soient pas au bénéfice d’intérêts particuliers mais de l’intérêt général, le seul qui compte.

C’est un peu long mais c’est ma réponse cher (Pou)²ye.

Écrit par : max | 27/01/2009

nous avons un président cassoulet, avec tous ses haricots,le probléme les haricots donnent des Gazes et ils sont indigestent, qui sème le vent récolte la tempête; nous n'avons plus rien a perdre, ils nous ont tout pris courage!soldat du haut de ces pyramides quarante siécles vous contemple vive la france une france non bayonnée

Écrit par : gégé | 28/01/2009

max, pour répondre à vos 3 points:

1- je peux en effet vous citer des avantages et non des moindres:
- pour tous les fonctionnaires, la garantie d'un emploi à vie et ce même en cas d'incompétence, d'alcoolisme, etc. Ne me contredites surtout pas sur ce point, j'en connais plusieurs et encore plus qui me parlent de leur quotidien (j'ai de la famille et des amis dans de très nombreux secteurs de la fonction publique). L'emploi à vie est un luxe, et surtout par les temps qui courent.
- effectivement les vacances. Vous êtes payés sur 10 mois? Oui, j'étais au courant. C'est pourquoi, je ne compare pas le nombre de jours de vacances officielles, mais je fais plutôt une comparaison du 1er janvier au 31 décembre en étudiant le nombre d'heures effectivement travaillées, le nombre de jour sans travail, et la rémunération totale. Certes, le salaire de prof est loin d'être extraordinaire. Toutefois, même en comptant 45h de boulot par semaine où un prof travaille effectivement, on a quand même un salaire horaire lissé sur l'année assez important. En plus, il est faux de dire qu'un prof travaille 45h par semaine toute sa carrière. Je parle de vécu et de conversations avec des amis profs de tous âges qui m'ont clairement dit (et ça paraît logique) qu'on prépare les cours surtout pour les nouvelles classes et qu'ensuite on n'a qu'a ajuster au grés des réformes (qui sont rarement en profondeur). Je suis convaincu que certains profs refont chaque année leurs cours, mais la base est existente et il s'agit juste de fignolage (ou alors il faut se poser des questions sur les méthodes de travail de personnes de professions intellectuelles supérieures)
- sncf: billets gratuits ou à très bas coût pour les employés mais aussi pour leur famille (qui paye? L'entreprise, donc les usagers)
- ratp: les conducteurs ne sont pas à l'heure sup mais à la minute sup, le saviez-vous?
- sncf + ratp : villages de vacances: semaine au ski tout compris pour 100€ par famille.
- trésor public: meilleur repère d'avantages. des salaires clairement plus élevés que dans le privé avec des avantages que nous ne pouvons même pas imaginer.
- pour plus d'information, allez sur le site de l'IFRAP. J'admets que le ton est trop engagé, mais des chiffres sont cités (de sources comme l'INSEE) et on apprend à relativiser.
- Je ne critique pas les employés de la fonction publique pour les avantages qu'ils ont, je réponds simplement à votre question. Ce qui me gêne n'est pas ce qu'ils ont, mais le fait qu'ils soient toujours en train de vouloir se faire plaindre, de brailler en permanence et surtout dans une situation de crise où leur situation est non seulement enviable mais surtout enviée par les millions d'employés du privé qui ne comprennent pas pourquoi vous vous plaignez.

2- A aucun moment je n'ai dis qu'il fallait remplacer tous les hommes par des machines. Vous me prêtez des propos que je n'ai pas tenu et répondez à côté (comme le font si bien les représentants syndicaux). Je vous demande en toute honnêteté de me dire s'il est faux que la présence d'ordinateurs là où avant il n'y avait que du papier n'aurait pas dû augmenter la productivité des personnes présentes et, mathématiquement, pour le même travail aurait nécessité moins de monde. Je ne parle pas de personnes à l'accueil, mais de personnes dans les bureaux.

3- Je suis tout à fait d'accord pour une défense des valeurs françaises, des valeurs républicaines et de ce que nous avons de plus beau: l'école publique laïque et gratuite, les universités gratuites, l'électricité et l'eau pour tous, les soins médicaux pour tous, etc. Ce qui me gêne, et qui devrait vous gêner aussi, c'est que les fonctionnaires se tirent une balle dans le pied en se laissant manipuler par des syndicalistes non représentatifs qui vous font aller dans la rue pour un oui ou pour un non (parfois même en inventant des prétextes mensongers que vous gobez). Ces continuelles manifestations devraient vous faire honte, tout comme le fait que l'administration descend dans la rue dès qu'elle entend le mot réforme, sans même chercher à comprendre ce qu'il y a dedans. Mettez vous à la place des autres, analysez la situation vous même (pas par le biais de personnes qui pensent pour vous et vous disent ce que vous devez faire), travaillez votre image. Tout le monde veut un service public qui marche, mais pas au prix d'une prise en otage permanente, au prix d'impôts faramineux parce que tous les corps de métiers du public demandent sans cesse plus de moyen tout en réclamant simultanément moins de travail.

S'il vous plaît, pour le bien de la France, réflechissez, agissez différamment. Vous êtes loin d'être les plus mals lotis et vous ne faites qu'aggraver les choses en bloquant tout et en empêchant les gens d'aller travailler. Faites vos grèves le week-end, vous serez plus respectés. Ne faites grève qu'après des négociations sérieuses et positives, pas pour le principe en disant qu'il faut bloquer le pays à l'occasion de la rentrée ou du 1er mai.

Écrit par : (Pou)²ye | 28/01/2009

(Pou)²ye,

Vous dites:"J'ai de la famille et des amis dans de très nombreux secteurs de la fonction publique" puis,"Je parle de vécu et de conversations avec des amis profs de tous âges ": Vous rendez vous compte que vous vous brouillez avec tout votre entourage. Que va-t-il vous rester.:-)

Je crois que vous y allez un peu fort: l'incompétence, l'alcoolisme ne sont pas l'apanage de la fonction publique et quand bien même il y en aurait, cela ne justifie pas de remettre en cause la sécurité de l'emploi pour la grande majorité de compétents et de non alcooliques.

De mon point de vue, modeste, biensûr, vous devez dissocier, pour pouvoir être audible, les questions de droit du travail qui garantissent l'emploi des fonctionnaires et le mode de fonctionnement des services qu'ils ont à charge de faire fonctionner. La sécurité de l'emploi est logique dans la fonction publique dans la mesure où les services publiques ne sont pas censés produire de la richesse mais veiller à mieux la répartir et ne devraient pas être sujets à être fermés. Les services publiques deviennent même encore plus importants en période de crise puisque ce sont eux qui permettent au navire de rester à flot avec les entreprises bien sûr.

Enfin, à vous lire, on dirait que la France est au bord du gouffre. Mais n'est-il pas vrai que nous n'avons jamais été aussi riches. Mise à part quelques rares années, le PIB s'est accru d'année en année. Pourquoi n'arriverions nous pas aujourd'hui mieux qu'hier,à préserver nos systèmes de santé, d'éducation et que sais-je encore. A la libération, la France était ruinée, dévastée. Elle a bien crée la Sécurité sociale? Et n'oublions pas que depuis 20 ans, la part des revenus du travail s'est considérablement réduite par rapport aux revenus du capital... pour en arriver à quoi?

Pour conclure (avec humour) vous pensez que je suis manipulé par des syndicalistes cripto-trostko-communistes mais je pense qu'il faut que vous arretiez de vous passer "les chtis" tous les matins avant d'aller prendre votre train. La France, ce n'est pas ça, camarade !

Écrit par : max | 28/01/2009

Je suis juste dégoutée de ce système ou le droit de grève n'a plu aucun sens. Les motifs exposés ne sont qu'une mauvaise excuse pour aller contre le gouvernement actuel.
un employé SNCF (ou en formation):1.50€ par voyage sur les lignes TGV et gratuité totale sur le reste du reseau. Sans compter le parc logement, l'augmentation des loyers ne les inquiète absolument pas.
Moi, je recherche un emploi je paye le train plein tarif et je ne fais pas grève.
plus on en a moins l'on se satisfait, et ils n'ont pas honte de dire qu'ils font celà pour le bien-être de tous.
Messieurs les grévistes, assumez vous, en aucun cas le sort de la France et des français ne vous soucient.

Écrit par : potier | 29/01/2009

potier,

Si vous êtes effectivement au chomage, il est clair que la situation actuelle ne vous porte guère à l'optimisme.
Les mots d'ordre de cette grève vont pourtant dans votre sens: mieux redistriubuer les richesses, donner du pouvoir d'achat aux gens plutôt que des milliards à des banques françaises ultrabénéficiaires malgré la crise.

Vous dénoncez les avantages dont bénéficient les employés sncf. Et alors? Toutes les grandes entreprises offrent à leurs employés des avantages qui sont une forme de complément de rémunération. Je n'y vois pas de problème et en tout cas je n'y vois pas de rapport avec votre situation.
Ce qui est sur c'est que ce n'est pas en semant la division qu'on parviendra à surmonter tout ça. La grève aura au moins le mérite de montrer une certaine volonté de ne pas baisser les bras.

Écrit par : max | 29/01/2009

Max, concernant la richesse de la France, je vous répondrais simplement que même si le PIB n'a cessé d'augmenter, il faut penser à prendre en compte l'endettement qui n'a cessé de croître. Oui, nous avons la chance d'avoir un des systèmes sociaux les plus protecteurs au monde, soyons en fier. Mais n'oublions pas qu'il est chaque année déficitaire... Avec la crise actuelle et les grands travaux keynésiens lancés par le gouvernement pour relancer l'emploi dans les 2 ans qui viennent, on estime que l'endettement de la France va tripler.
Alors riches? Oui, mais en apparence seulement. Je comptais sur ce gouvernement pour nous désendetter. Malheureusement la crise est survenue a frappe durement notre pays (même si moins que les autres pays riches grâce encore une fois à notre système social). J'espère juste que les mouvements de masse ne vont pas pousser le gouvernement à l'immobilisme protecteur, technique utilisée par nos gouvernements depuis 1981. J'espère également qu'ils ne vont pas succomber à la pression de gauche en augmentant le smic et autres mesures qui gréveront encore plus le budget de l'état. Je suis convaincu qu'il faut mieux agir sur la consommation en jouant sur l'emploi (et donc faire baisser le chômage) plutôt que de donner plus à ceux qui ont déjà un boulot au détriment des chômeurs.

En conclusion, face au mouvement d'hier, je pense que les gens ont peur. Ils ont raison, ils ont le sentiment de ne pas maîtriser grand chose et la grande faiblesse du gouvernement c'est de communiqué après avoir fait passer les mesures, ça irait mieux et ce serait plus rassurant de le voir expliquer tranquillement les mesures avant.

La grève étant passée, ce sera certainement mon dernier post sur ce site.

Merci pour votre ouverture d'esprit Max, attention à ne pas prendre au pied de la lettre certains messages véhiculés par les syndicats et politiques d'opposition (cf mon premier post sur ce site).

Je vous souhaite le meilleur.

Écrit par : (Pou)²ye | 30/01/2009

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