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29/01/2009

2 millions

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2 millions

 

 

Selon les sources, près ou plus de 2 millions de personnes ont manifesté aujourd’hui en France.

 

A tous ceux qui doutent ou qui font semblant de douter, voilà à quoi sert une grève ou une manifestation : établir un rapport de force pour peser sur les négociations à venir.

 

« Désormais quand il y a une grève ne France, plus personne ne s’en aperçoit » disait l’autre, celui que tout le monde appelle le président de la République.

 

 

1 Français sur 30 

 

dans la rue aujourd’hui !

 

 

De la belle ouvrage ce 29 janvier partout en France.

Au collège, Picasso et les maîtres ... en grève

En ce 29 janvier, au collège Lamartine, Picasso et les maîtres… sont en grève.

 

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28/01/2009

Le 29 janvier, deux solutions s'offrent à vous

Marre de voir les classes s’alourdir, les budgets s’alléger et votre pouvoir d’achat stagner ?

2 solutions s’offrent à vous.

Aller voir votre chef ... mais c'est difficile (1):

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(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Ou alors,

Aller vous faire entendre à la Bastille (recommandé):

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(1) Georges Perec, L'art et la manière d'aborder son chef de service pour lui demander une augmentation

26/01/2009

Grève du 29 janvier: nous avons 5 bonnes raisons (plus une)….

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Nous avons 5 bonnes raisons … de faire grève le 29 janvier.

 

Grève générale. Nos éditorialistes du matin sont tout émoustillés à l’idée que « la semaine sociale s’annonce rude ». Très vite on butte sur les mots d’ordre. Qu’est-ce qui pourrait rapprocher un cheminot, un salarié (« usager »?) du privé, un professeur, un employé de banque ? Et surtout cette éternelle question qui sent la bonne vieille culture du résultat : mais le 30 janvier au matin, qu’est ce qui aura changé ? Un gréviste doit être comme un ouvrier sur sa chaîne, un professeur sur ses bulletins : productif.

 

Et bien disons le d’emblée : le résultat d’une grève est celui du rapport de force. Un moment démocratique ajouterons nous un peu pompeusement. C’est la loi du nombre qui fait la loi de la République. La démocratie, ce n’est pas une élection pour 5 ans et hop à la niche, citoyen.

 

5 bonnes raisons de prendre la France en otage le 29 (rassurons-nous, le syndrome de Stockholm existe) :

  1. Les réductions budgétaires : Pour prendre l'exemple de l'Education nationale, le budget  2009 se caractérise par des suppressions massives d’emplois (13 500 dont 5 500 dans le second degré) mais aussi par une baisse de crédits sans précédent. Pour la première fois depuis 1945, les crédits (hors coût des pensions de retraite) sont en baisse en euros constants. Ce budget manifeste clairement que l’Éducation nationale n’est pas une priorité du gouvernement. Les conséquences seront une nouvelle dégradation des conditions d’étude et de travail pour les élèves et les personnels : réduction de l’offre de formation, augmentation des effectifs, suppression de postes, multiplication des affectations sur plusieurs établissements...

     

  2. Le bouc émissaire de la crise : Chômage de masse, récession, pouvoir d’achat poussif: le gouvernement fait peser la responsabilité de cette situation sur l’Etat et l’ensemble des mécanismes de solidarité qui entraveraient la création d’emplois et de pouvoir d’achat. On peut légitimement s’interroger sur ces restrictions massives prévues depuis plusieurs mois quand dans le même temps des dizaines de milliards d’euros ont été débloqués pour venir en aide aux banques.

     

  3. La dévalorisation du travail : En exonérant de charges sociales et d’impôt sur le revenu les heures supplémentaires et les RTT converties en temps de travail, le gouvernement crée l’illusion momentanée d’un léger mieux être au dépend de l’égalité sociale. Car la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires créera un déséquilibre financier des comptes sociaux qui est compensée en réduisant l’indemnisation des chômeurs et le montant des retraites, en augmentant la part des dépenses de santé qui restent à la charge des patients. Le gouvernement ne revalorise pas le travail. Au nom du principe du mérite sans doute, ce sont les salariés les moins payés qui assument tous les risques économiques: ce sont leur niveau de vie, leur santé qui servent de variable d’ajustement au bon vouloir des actionnaires à l’image d’un capitalisme où ce sont les salariés qui prennent les risques.

     

  4. La dégradation du service public : Le gouvernement veut démontrer que le marché serait plus efficace que les services publics, plus équitable pour l’usager, plus rentable pour le contribuable. Le gouvernement veut moins de fonctionnaires. Les départs à la retraite ne seraient pas remplacés. Concrètement, il y aurait moins d’enseignants, moins d’infirmières, moins de policiers, moins de postiers, etc.… Les services publics, nous dit Sarkozy, sont « incompatibles avec la recherche du profit ». Pourtant, la performance doit en devenir un des principes, leur privatisation doit permettre à la France d’affronter la compétition mondiale. Selon, l’UMP le service public n’est pas une entreprise mais il doit en adopter les codes !!! Le service public doit être un moteur de la croissance mais il ne doit pas rechercher les profits !!! Derrière d’apparentes incohérences se cache un même et unique projet destructeur: le marché doit se substituer au service public. Quant aux fonctionnaires, ils deviennent du « capital humain », malléable, corvéable et au final jetable à merci. L’UMP détricote le droit du travail pour les asservir: un service minimum pour empêcher l’expression du droit de grève, la fin des syndicats jugés non représentatifs alors qu’ils ont été capables de mobiliser des centaines de milliers de salariés contre le CPE en 2006, le recours aux retraités pour surveiller les études du soir dans les écoles faute de personnel que le même le gouvernement ne veut pas remplacer !!!!

     

  5. L’absence de dialogue social : Brice Hortefeux, ex-ministre de l’immigration et de l’identité nationale désormais ministre du Travail vous y croyez ? Pensez-vous que celui qui confond droit d’asile et asile de fous quand il s’agit de raccompagner un être humain à une frontière, a été nommé pour pacifier les rapports sociaux dans le pays ?

 

5 bonnes raisons, plus une. Pour moi ce sera, l’usure d’un gouvernement et sa politique de faux semblants.

 

Et vous ?

 

 

Max.

 


podcast

Mademoiselle K, A l'ombre

24/01/2009

Quand le gouvernement redécouvre la proximité

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Rapprochez vous. Là. Rapprochez-vous encore un peu. Encore un petit peu. A droite. Oui, un chouilla à gauche maintenant. Voilà. C’est parfait. Merci beaucoup.

 

On se souvient de Nicolas Sarkozy décla-rant de manière définitive, en 2005, lorsqu’il officiait, place Beauvau comme mini-stre de la police, que « pour la mission [de prévention], il y a des éducateurs, la police est là pour arrêter les coupables ». On se souvient aussi, du candidat à son ultime élection déclarant qu’il voulait rétablir l’autorité contre l’assistanat. Car « l’assistanat c’est le contraire de la responsabilité parce qu’avec l’assistanat l’homme subit au lieu de vouloir ».

 

Or, nous assistons. Nous assistons actuellement à un retour des politiques de la proximité chères aux anciens gouvernements de gauche des années Jospin. Il suffit simplement de regarder de près deux récentes mesures pour s’en convaincre.

 

Michelle Alliot-Marie (MAM) a décidé d’essaimer, nous dit-on dans 20 minutes, les Unités territoriales de quartiers, les Uteq, partout en France. Ces unités, créées en 2008, regroupent des policiers pérennes qui, grâce à une formation spécifique auprès d’acteurs politiques et associatifs locaux, ont une meilleure connaissance du terrain et développent une proximité avec les habitants.

 

Xavier Darcos, quant à lui, a inventé cette semaine sa police de proximité éducative. Il appelle cela les « médiateurs de la réussite scolaire ». Mission : ramener dans les salles de classe les élèves absentéistes plus prompts à aller faire des économies et réussir les soldes qu’à aller faire de l’Economie et solder ainsi leurs études par un bel échec scolaire. Contrairement aux policiers de MAM qui devraient être, on l’imagine de jeunes fonctionnaires sortis de l’école de police, on ne sait pas exactement qui seront ces bleus qui iront frapper aux portes des élèves absentéistes. Des contrats aidés nous dit-on. Des précaires donc et jeunes. Seront-ils bien plus âgés que ceux qu’ils auront pour tâche de ramener vers la saine éducation de nos écoles de la République ? Peut-être eux aussi auront-ils droit à une formation spécifique auprès d’acteurs politiques et associatifs locaux. Avec un peu de chance auront-ils le loisir de croiser la nouvelle police de proximité et faire des échanges de fichiers et d’expérience ?

 

Ce soudain besoin de proximité éclaire deux conséquences des politiques menées depuis plusieurs années : à ne voir dans les services publics que des guichets multi fonctions on perd le contact avec les populations que l’on est censé servir et la qualité des services rendus s’est considérablement et très rapidement dégradée (Combien d’ « usagers » des transports parisiens savent-ils que les grèves paralysant la gare Saint-Lazare ont pour origine la réduction du nombre de postes et donc de trains ?)

 

13_tuiles.jpgToujours est-il que tout ceci est bien dommage. Depuis deux ans, le ministère de l’Education natio-nale s’emploie à supprimer des dizaines de milliers de postes dans nos éta-blissements scolaires. 33000 postes en moins auxquelles s’ajouterons les 13500 de la rentrée 2009. Autant d’adultes en moins dans nos écoles, collèges et lycées pour s’apercevoir au final qu’on a perdu le contact avec nos élèves les plus en difficultés. Il suffirait pourtant de recruter davantage de conseillers principaux d’éducation (CPE) dont le rôle est justement de s’occuper de la vie scolaire de nos établissements, des fonctionnaires expérimentés indispensables interfaces entre l’intérieur et l’extérieur. Ils feraient le travail, à eux seuls de dizaines de ces jolis médiateurs.

 

Le combat que mènent de nombreux professeurs des écoles refusant de suppléer à la suppression des professeurs spécialisés dans la difficulté scolaire, les fameux RASED, est exemplaire : supprimer des postes conduit à réduire le nombre d’adultes auprès des élèves, à uniformiser les missions de ceux qui restent. La qualité de l’enseignement dispenser ne pourra qu’en être réduite à son tour.

 

Mais, il est vrai que d’ici là, on aura démarré une nouvelle campagne électorale et le candidat à sa propre réélection pourra de nouveau avoir le verbe facile et déclamer

 

« Il est temps de dire non à ce formidable mouvement d'inversion des valeurs.

D'ailleurs, on voit où cela nous a menés.

Quand tout se vaut, plus rien ne vaut rien.

Quand il n’y a plus d’interdit, quand il n’y a plus de tabou, quand il n’y a plus de hiérarchie des valeurs, quand il n’y a plus de limite, quand il n’y a plus rien de sacré, alors il n’y a plus de liberté.
Parce que trop de liberté pour tous tue la liberté de chacun.

Parce que personne n’est libre quand personne ne sait plus ce qu’il peut raisonnablement attendre des autres.
Parce que lorsque tout est permis, plus rien ne l’est.

Parce que lorsqu’il n’y a plus de règle, plus de loi commune, plus de norme, plus de valeur partagée, il n’y a plus rien pour endiguer le mal qui est dans l’homme, pour canaliser la violence, les instincts, les pulsions, la loi de la force, la loi des bandes, la loi des voyous. » (1)

 

La grève générale du 29 janvier a trouvé ces derniers jours une nouvelle raison d’être.

 

Max.

 

(1) Discours de Nicolas Sarkozy à Perpignan, 23 février 2007

 

 

 

21/01/2009

Darcos sur le départ ! Début d'inventaire.

Difficile de dire si c’est l’annonce à peine masquée de son prochain départ de l’Education nationale qui me fait avoir cette faiblesse, mais, j’ai tout à coup envie de penser du bien de Xavier Darcos. Tenez, par exemple, cette idée de recruter 5000 agents pour lutter contre l’absentéisme scolaire dont le Parisien se fait l’écho et qu’il annoncera dans une interview au Figaro, ce jeudi. Le constat du ministre est juste : "De plus en plus d'élèves sont absents de manière régulière. Or, tout est lié. L'absentéisme mène au décrochage, qui conduit à l'échec scolaire, lequel mine l'insertion professionnelle et sociale des jeunes", "Et c'est lorsqu'un jeune n'est plus encadré, qu'il n'a plus de projet, qu'il peut être conduit à tous les échecs. L'absentéisme est un fléau, et les solutions actuelles pour y remédier ne fonctionnent pas",

 

Bien sûr on rétorquera que ces emplois sont des emplois précaires, que leur nom, probablement inventé par un de ces inutiles disciple de Jacques Séguéla, est ridicule (on les nommera les « médiateurs de la réussite scolaire »), que cette politique de la droite rappelle étrangement celle, vilipendée par le candidat Sarkozy, de la gauche (les célèbres grands frères, ces médiateurs de quartiers des années 80-90), que cette « interface entre l’école et les parents » entre en contradiction avec la haine de l’assistanat développée par le fringant self made man qu’est Nicolas Sarkozy, que ces emplois aidés ressemblent étrangement aux emplois jeunes de l’époque Jospin-Allègre.

 

Mais bon. Reconnaissons à Xavier Darcos, cette volonté de prendre de front chaque problème qui se pose et de lui apposer, en face, une solution, même fragile, même approximative. On ne peut pas dire qu’il n’essaie pas.

 

Alors pourquoi cette fracture entre le ministre et les personnels de l’Education nationale ? Ces maudites suppressions de postes bien sûr (13 500 encore pour la rentrée 2009). On ne peut pas vouloir réformer et en même temps « dégraisser ». Xavier Darcos s’est pris les pieds dans cette nasse qu’est le « terrorisme de la dette » tant exploité pendant l’élection présidentielle (souvenez-vous de ces émissions avec en image de fond le compteur de la dette qui défilait). Comment négocier de manière constructive une réforme avec des organisations syndicales auxquelles vous annoncez en même temps qu’elles vont voir les personnels qu’elles défendent se réduire de manière drastique ?

 

Et le mépris à l’égard des personnels l’emporta trop souvent sur le dialogue. En somme, il nous a manqué un « médiateur de la réussite [de la réforme] scolaire ».

 

Max.

18/01/2009

Xavier Darcos contre les syndicats : veillée d’armes en attendant le 29 janvier

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Nous le savons déjà, le gouvernement n’aime guère les syndicats qui s’opposent à sa politique. Xavier Darcos ne déclarait-il pas, en novembre dernier, quelques jours avant la grande manifestation qui allait le convaincre deux semaines plus tard de renoncer à sa « réforme » incompréhensible du lycée : les syndicats de l'Education nationale "dont la fonction principale est la résistance au changement", estimant qu'"organiser de manière systématique" des grèves comme "réponse aux problèmes de l'école" était "démodé". Il ajoutait : "J'ai envie de dire à ceux qui font la grève qu'il faut qu'ils fassent attention parce que le monde, la France avancent plus vite que les cortèges". Pour lui, "organiser de manière aussi systématique et si répétitive comme réponse aux problèmes de l'école des protestations, des refus (...) est une (façon) démodée d'aborder les problèmes".

 

Les syndicats, donc, ne seraient pas représentatifs : "Par définition, depuis que nous organisons le travail à l'éducation nationale, il y a une résistance des appareils qui n'est pas celle des professeurs. Les professeurs méritent mieux que d'avoir des syndicats dont la fonction principale est d'organiser la résistance au changement comme si le monde ne changeait pas autour de nous". (Source: Le Figaro)

 

 

Problème : début décembre, ces mêmes syndicats, organisateurs des grèves, remportaient près de 90% des voix aux élections professionnelles avec un taux de 64% de participation. Camouflet. Les syndicats sont bien représentatifs et même massivement représentatifs. Nous avions donc appris à ignorer le ministre sur ce point...

 

Irresponsables et coupables

 

A l’approche de la prochaine mobilisation du 29 janvier, Xavier Darcos doit changer de stratégie : les syndicats ne sont plus peu représentatifs, ils sont irresponsables (1).

 

Les « évènements » de la gare Saint Lazare lui en donnent l’occasion rêvée. Nicolas Sarkozy a lancé le premier, en milieu de semaine dernière, l’offensive :

 

"J'ai du respect (pour les syndicats), ils jouent un rôle irremplaçable et nous devons les encourager à développer leur représentativité. Mais, en tant que président de la République, je ne peux pas accepter qu'une organisation syndicale irresponsable casse le service public et bafoue l'intérêt des usagers du service public en fermant la deuxième gare de France, sans prévenir personne, en se moquant des intérêts des usagers".

 

Xavier Darcos lui a donc emboîté le pas aujourd’hui sur Europe 1 : "Evitons que les écoles soient des petites gares Saint-Lazare partout" a-t-il déclaré.

 

Le message est clair : une école fermée du fait de la grève sera le fruit de l’irresponsabilité des syndicats et des enseignants grévistes.

 

Olivier Besancenot a bien raison d’affirmer que "Nicolas Sarkozy est mal placé pour parler [du service public, ndlr]. Lui et son gouvernement passent leur temps à démanteler le service public, que cela soit les transports ferroviaires, la santé, la Poste… Partout il y a des suppressions d'emplois. Les vraies raisons du conflit à Saint-Lazare sont là." (…) "Les grévistes ne sont pas responsables de la situation ! Pendant trois semaines, la direction a refusé de négocier. Je comprends la colère des usagers. Mais ça ne retire rien à ma solidarité avec les grévistes. Les cheminots ne luttent pas pour des droits corporatistes mais pour que les services publics fonctionnent bien."

Et de conclure : "Nicolas Sarkozy a une volonté : taper fort sur tous ceux qui contestent (...) Le gouvernement veut faire des exemples car il a peur de l'extension des conflits, de la jonction entre grévistes (...) Nicolas Sarkozy essaie de criminaliser le mouvement social."

 

Tout a été dit ce week-end.

 

Max.

 

(1) Le post.fr dont sont issues les citations suivantes se fait l'écho des dernières déclarations en la matière.

 

PS: l'illustration du début est une improvisation à partir d'une affiche de la SNCF sur ses tarifs dégressifs ("difficile de passer à coté")

16/01/2009

Xavier Darcos veut sauver la filière textile

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Pauvre Xavier Darcos. Rien. Il n’a rien eu. Xavier Bertrand. Promu. Brice Hortefeux. Promu. Eric Besson. Rendez vous compte : Eric Besson. Promu.

 

Et Xavier Darcos ? Rien. Pas promu.

 

Alors, notre ministre a ressorti son petit calepin à idées géniales. Il y avait déjà puisé le code de vie scolaire et les médailles. Sur une vieille page jaunie, il vient de remettre la main sur l’uniforme. Que tout cela fleure bon l’école à papa.

 

Bon. Me voilà bien méchant. Après tout, certains s’exclameront :

 

« Enfin des Ministres dignes de ce nom (oui à l'uniforme) qui essaient de reprendre le terrain perdu par les nostalgiques et irresponsables soixante-huitards attardés qui on amenés cette jeunesse là où elle est. Il est interdit d'interdire qu’ils disaient même les couteaux arrivent en classe à quand les fusils et je ne parle pas des petits menteurs qui poussent les enseignants au suicide. Bravo messieurs les Ministres continuez à mettre de l'ordre. »

 

Ou encore :

 

« Totalement pour l'uniforme à l'école et ce jusqu'au lycée! Plus de railleries parce qu'on n'a pas les dernières Nike ou autres Lévis 501 !! Les petits caïds perdront de leur "pouvoir" dans les cours d'écoles, car on ne les remarquera plus avec leurs fringues tombées du camion flambant neuves, et les jeunes dont les parents ne peuvent pas se permettre d'acheter une paire de grole à 100 euros (!), ne se sentiront plus lésés. Je ne suis pas "copain" avec l'armée, mais je pense que le principe de l'uniforme peut être un bonne direction pour rappeler à certains ce à quoi sert l'école! Evidemment, les fabricants des marques, vont crier au scandale ! mdr je vois ça venir gros comme une maison. » (1)

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C'est les soldes. Courez achetez votre uniforme !

 

Mais au-delà de ce débat vieux comme la République, il semblerait bien que, voulant bien faire, Xavier Darcos ait commis une petite bourde.

 

Ce n’est pas moi qui le dis. C’est Nicolas Sarkozy. Le 16 décembre dernier, dans son discours sur l’égalité des chances à l’Ecole polytechnique. Si si. L’Ecole polytechnique.

 

« Depuis trop longtemps nous trahissons l’idéal républicain en proclamant notre attachement à une République formelle sans nous soucier de construire la République réelle.

 

Il n’y a pas de République réelle sans volontarisme républicain.

 

Il n’y a pas de République réelle sans la volonté de corriger les inégalités, en traitant inégalement les situations inégales.

 

On ne peut progresser vers l’égalité réelle qu’en s’attaquant à la fois aux causes et aux conséquences des inégalités, des injustices, des discriminations. »

 

Ainsi (pour redevenir un peu sérieux) nous voilà face à un gouvernement qui prône tout et son contraire, qui déclame son amour de la diversité et mais invite à l’uniformité, qui discoure sur la république réelle mais court après une république formelle. Comment s’y retrouver.

 

Effectivement, la République doit avoir la volonté de corriger les inégalités, s’attaquer aux causes et conséquences des inégalités à condition … de ne pas en être la cause. Les premières études commencent à tomber : l’assouplissement de la carte scolaire aurait un « effet inverse » à l’objectif de mixité.

 

Uniforme ! Cachez ces inégalités que je ne saurai corriger…

 

 

 

Max.

14/01/2009

Usure de l'usager

greve.jpgJe ne sais pas vous, mais moi, je n’aime pas les mots, les phrases, les paroles qui tournent dans nos medias à propos de la grève d’hier en gare Saint Lazare suite à l’agression d’un conducteur de train et suite à un conflit qui dure depuis plusieurs semaines (1). Dans 20 minutes, ce matin, que pouvait-on lire ? Un « usager » s’exclamer : « J'espère que le conducteur agressé a bien mal, c'est bien fait pour lui, surenchérit un voyageur, venu de Bréval (Yvelines). Faut couper votre poil dans la main ! ». Dans ce qui ressemble à un forum notre hôte donne la possibilité à tous ces « usagers » de verser leur frustration et cela vaut le détour. Même chose sur Agoravox où un « usager » excéder à déverser un article furibond.

Aussi bas qu’imbécile, dira-t-on immédiatement à la lecture de toute cette prose haineuse et véhémente.

Le Président de la République a pris soin de rajouter de l’huile sur le feu en exigeant des excuses publiques de la SNCF. Quant aux voyageurs, ils sont rentrés dans leur joli rôle d’ « usagers ». Mais qu’est-ce qu’un « usager » au fait ?

J’avais gardé, suite au mouvement de grève des cheminots de la fin d’année 2007, l’article d’un internaute qui tentait de répondre à cette question, s’étonnant lui aussi de la place considérable que le personnage de l’ « usager » avait pris dans nos medias et donc dans nos consciences. Je reproduis ici un extrait de cet article éloquent et qui, de mon point de vue, décortique bien ce que l’on peut bien appelé une mystification.

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Démystifier l’usager (de Gilles d’Elia, sur relectures.org, 14 novembre 2007)

Dans ses Mythologies, publiées en 1957, Roland Barthes consacre un article à l’usager de la grève. Au sein de cet ensemble critique, l’usager est pris en otage, une fois n’est pas coutume, entre les romains aux cinéma et les martiens, l’Abbé Pierre et Greta Garbo, le strip-tease et la nouvelle Citroën. Si l’usager de la grève a pourtant toute sa place dans ce recueil, c’est qu’il est, lui aussi, un mythe. Un mythe assez bruyant et aux contours désormais suffisamment nets pour paraître réel - mais un mythe tout de même. C’est-à-dire une construction de l’esprit, une affabulation, une invention pure et simple. Il n’y a pas plus d’usager de la grève que de beurre en broche.

Une telle assertion passera pour de la provocation le jour même où ces fameux usagers subissent un mercredi noir, une journée de galères, tandis que Président, ministres et journalistes semblent prêts à ressusciter (à leur intention et pour quelques jours seulement) le concept pourtant prohibé de lutte des classes. Et cet individu X ou Y, qui « grogne » devant la caméra d’être ainsi pris en otage, qui est-il, sinon un usager ? Mais Barthes dit pourtant que « l’usager, l’homme de la rue, le contribuable sont à la lettre des personnages, c’est-à-dire des acteurs promus selon les besoins de la cause à des rôles de surface, et dont la mission est de préserver la séparation essentialiste des cellules sociales. »

Pour qu’un usager de la grève puisse exister, il faudrait vivre dans un monde très irréaliste. Un monde dans lequel il y aurait, d’un côté, une population bien particulière : les cheminots, ou encore les fonctionnaires, les enseignants, etc. Et ces cheminots n’auraient pas besoin de voyageurs pour exister, ces enseignants n’auraient pas besoin d’élèves pour enseigner. Ils seraient cheminots, fonctionnaires, enseignants, en soi. Hors de tout contexte social. De même pour les collégiens, les lycéens : ils seraient élèves en soi, sans avoir besoin de la présence de professeurs ou d’enseignants pour leur conférer ce statut d’élèves. Ibidem pour les voyageurs, qui n’auraient pas besoin d’être conduits par des cheminots, des chauffeurs de taxi ou de bus : ils seraient des voyageurs en soi, monades fonctionnelles pures d’un monde dans lequel aucun rapport d’interdépendance n’existerait. Monde prodigieux des essences, dans lequel Nicolas Sarkozy lui-même serait président en soi sans avoir besoin d’électeurs, et dans lequel les électeurs n’auraient pas besoin du politique pour exister sous forme d’atomes d’électeurs !

Ce que dit Roland Barthes est simple : ce monde prodigieux n’existe pas, pas plus que l’usager de la grève, qui est une figure de fiction, une pure traduction dramaturgique d’un conflit social : « opposer le gréviste et l’usager, c’est constituer le monde en théâtre, tirer de l’homme total un acteur particulier, et confronter ces acteurs arbitraires dans le mensonge d’une symbolique qui feint de croire que la partie n’est qu’une réduction parfaite du tout. » Ce monde de théâtre supposerait qu’il puisse exister un Don Juan et une Elvire qui seraient durant toute leur vie un éternel séducteur, et une éternelle femme trompée. Cela fonctionne au théâtre, mais dans la vie réelle, nous sommes tour à tour séduits et séducteurs, trompeurs et trompés. Le dramaturge utilise ces fonctions dramatiques : il a besoin d’une femme, d’un amant et d’un cocu, pour raconter son histoire, servir le propos de sa pièce. La Fontaine a besoin du Renard et du Corbeau, du Chien et du Loup, du Chêne et du Roseau : ils servent la morale de la fable.

(…)

Et pourtant depuis quelques jours, les fourmis et les cigales existent pour de bon ! Les fourmis sont empêchées d’aller travailler, de circuler et sont plongées dans une sombre galère par des cigales privilégiées, égoïstes et réactionnaires. A la différence que ce n’est pas une fable : les cheminots sont vraiment en grève, et ceux qui utilisent les transports en commun doivent vraiment se débrouiller autrement. Mais alors, puisque tout cela n’a rien d’une fable, pourquoi raconter cette situation, ce conflit social, avec les méthodes du fabuliste, comme le font le pouvoir et les principaux médias ? Pourquoi élever de simples fonctions précises très partielles au rang de véritables individus autonomes ? « Ceci participe d’une technique générale de mystification qui consiste à formaliser autant qu’on peut le désordre social », répond Roland Barthes. « En découpant dans la condition générale du travailleur un statut particulier, la raison bourgeoise coupe le circuit social et revendique à son profit une solitude à laquelle la grève a précisément pour charge d’apporter un démenti : elle proteste contre ce qui lui expressément adressé. »

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Voilà. Plus modestement (et parce qu'il faut bien rire aussi) pensons juste de temps en temps à inverser les rôles...


The job
envoyé par trescourt

 

Max.

12/01/2009

Voeux 2009: Sur l'Education, Nicolas Sarkozy fait diversion

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Nicolas Sarkozy a présenté, ce lundi 12 janvier, à 12h20, ses vœux aux personnels de l’Education nationale. Certes, certes, ce genre d’exercice ne se prête pas aux réflexions de fond. Mais tout de même, aide-t-il à deviner la philosophie et la nature des grands chantiers à venir.

 

Or, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est loin du compte.

 

Des questions, le monde enseignant, et le monde tout court d’ailleurs, en ont :

 

La marchandisation qui atteint toute les activités contournera-t-elle l’école ? Le sanctuaire scolaire peut-il espérer ignorer impunément la modification des comportements sociaux dans un monde que dominent les valeurs et les résultats de la société du « tout et libre marché » ?

Le vieillissement de la population ne promet-il qu’une agréable baisse des effectifs dans nos classes (Le ministère estime à 20 000 le nombre d’élèves en moins l’an prochain dans le secondaire) ?

La massification, tout compte fait, réussie de l’accès à l’école satisfait-elle la démocratisation que nous voulions ?

Quid du supplice du collège unique ? (Après l’école primaire, nous réformerons le lycée, dit Nicolas Sarkozy. Mais que fait-il de ce qui les relie, à savoir le collège ?) Quid des modèles pédagogiques uniques ? Quid du brise reins que constitue le premier cycle universitaire ? Quid de la misère sociale de tant de jeunes en formation ?

 

Il semble, hélas, que, pour nos gouvernants, tout cela ne soit qu’inconvénients mineurs. En témoignent les extraits de l'intervention du Président de la République repris par 20 minutes:

 

 

 

En témoignent aussi les deux nominations annoncées :

 

Richard Descoings, tout d’abord. Médiatique directeur de l'Institut d'études politiques de Paris, il sera chargé de conduire la mission de concertation ("d'analyse, de compréhension, d'écoute et de proposition") sur la réforme du lycée, sous la direction de Xavier Darcos. Il est connu pour avoir créé en 2001, pour accéder à son établissement, une filière dérogatoire au concours à l'intention d'élèves des zones d'éducation prioritaire (ZEP).

 

Martin Hirsch, ensuite. Déjà commissaire aux Solidarités actives, il prendra la tête d’un nouveau haut commissariat à la Jeunesse. Bernard Laporte se verra ainsi privé d'une partie de son secrétariat d'Etat (aux Sports et à la Jeunesse). « Le Président entend ainsi montrer qu'il accorde une importance particulière au désarroi de la jeunesse, qui a conduit selon lui à la contestation lycéenne de la fin 2008 », résume 20 minutes.

 

A eux deux, ils résument la philosophie de Nicolas Sarkozy en matière d’éducation :

D’une part (et c’est peut-être bien le sens à donner à la nomination de Richard Descoings), faire en sorte que les restrictions budgétaires n’empêchent pas le système de produire la bonne proportion des jeunes parvenant aux mêmes grandes écoles que leurs parents. Mais est-ce la seule élite dont notre société a réellement besoin ?

D’autre part, calmer la jeunesse, qui pourrait bien venir en appui à la mobilisation, parfois un peu faiblarde, des personnels de l’Education face à la « réformite » aiguë  de Xavier Darcos.

 

Voilà de quoi transformer les meilleures idées en gadgets et donner le tournis aux acteurs de terrain.

 

Voilà à quoi se résume la volonté politique essoufflée de Nicolas Sarkozy : amuser le parterre… et faire diversion.

 

Max.

 

 

 

Du vent, des pets des poums, dirait Gainsbourg.

 

08/01/2009

Xavier Darcos veut faire parrainer les élèves par des entrepreneurs

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On le sait, le renard symbolise depuis longtemps la ruse et l'habileté : de fait il agit avec perspicacité, pouvant revenir par exemple sur ses propres traces s'il est chassé. Mais à l'inverse, il peut se montrer très imprudent en passant sans s'arrêter devant des cachettes sûres.

On le sait aussi, Xavier Darcos est un vieux renard. On se doute bien qu’ayant échoué, pour l’heure, sur sa réforme du lycée, il pourrait bien revenir sur ces propres traces.

Alors, on guette. On se dit que le vieux renard n’a pas dit son dernier mot. Question de fierté d’abord. Comment un as de la réussite selon son entourage politico médiatique, ce proche du Président qui se verrait bien Premier ministre, ce spécialiste de la démographie enseignante (il a bien compté, rendez-vous compte : 12 élèves par classe en moyenne), bref, comment ce beau résultat de la politique du résultat pourrait-il en rester sur un tel échec ?

Question d’idéologie ensuite. « Qui peut contester que l'ouverture à la concurrence a totalement changé le visage du service public des télécommunications, amélioré la qualité du service, enrichi l'offre, réduit les prix, développé l'innovation ? » (1) déclarait le maître lorsqu’il se préparait à devenir le grand chef. « Qui pourrait contesté que ce qui se fait dans certains services publics ne pourrait se faire dans d’autres services publics ? » pourrait bien se dire le disciple.

Question de politique politicienne enfin. En Sarkozie, si on ne bouge plus, si on se tait, c’est qu’on est mort.

Exemple, ces jours-ci.

Les Sciences économiques et sociales (SES) sont en sursis. La réforme reportée (avortée ?) du lycée prévoyait dans sa première ébauche leur éclatement. Depuis plusieurs années, certains lobbies, comme l’Institut de l’Entreprise, appuyés par le MEDEF et proches du ministre, poussent à la création d’une discipline qui se concentre quasi exclusivement sur l’entreprise, réduisant à la portion congrue les enseignements macroéconomiques jugés trop critiques vis-à-vis du capitalisme, producteur de richesses certes (et encore) mais d’inégalités et d’injustices aussi. Cachez donc ces défauts, ces défaillances que nous ne saurions voir. D’alternative il ne peut y avoir. Réguler, moraliser, humaniser, réformer seraient-ils des verbes à proscrire du bon discours du bon entrepreneur et surtout du bon futur salarié ?

Mais patatras. Mi décembre déjà, Xavier Darcos recule sur la réforme des SES. Il n’y touchera pas, foi de vieux renard qu’il est. Mieux encore, de Jérusalem où il est en visite, sentant une Intifada bien française monter tout doucement aux portes des lycées, Xavier Darcos, recule de nouveau. La réforme du lycée sera pour 2010.

Et puis, silence radio.

Jusqu’à aujourd’hui, 7 janvier. Communiqué de presse de Xavier Darcos 

« Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, et Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé des P.M.E., signent avec l’association 100 000 entrepreneurs une convention visant à organiser des parrainages de classes de collèges et lycées par des entrepreneurs.

Cette signature a lieu lors d’un événement organisé pour l’occasion en partenariat avec le Codice (2) (Conseil pour la diffusion de la culture économique) : une classe de la cité scolaire Voillaume d’Aulnay-sous-bois est accueillie chez Pixmania, pour une visite de l’entreprise et un échange avec les fondateurs de l’entreprise.

(…) 100 000 entrepreneurs est une association d’intérêt général fondée par Philippe Hayat en 2006, visant à transmettre aux jeunes la culture d’entreprendre. A ce jour, plus de 1500 entrepreneurs y sont inscrits ; 30 000 jeunes ont reçu leur témoignage. Une centaine de parrainages a déjà été organisée. »

Jusque là, cela semble plutôt anodin.

Mais qui est Philippe Hayat et quel est l’esprit de son association ?

Sur le blog de l’association, il se présente et nous dévoile ses intentions :

Plus loin encore, il est encore plus précis dans un billet du 15 décembre intitulé « De l'enseignement de l'économie à l'école »

 

« Quelle économie faut-il enseigner ? Cette question reste en suspend, parce qu’elle est sans doute la plus idéologique de toutes. Jusqu’à présent, les sciences économiques et les sciences sociales sont mêlées au sein d’un même programme. L’analyse des mécanismes économiques par le seul prisme social présente des risques de dérapage idéologique. Sans doute faudrait-il isoler, dans le nouveau programme de seconde,  un module spécifique de « sciences de l’économie » (et pas seulement « sciences de la société » tel qu’il est prévu), expliquant les mécanismes économiques fondamentaux et permettant aux élèves de mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent. »

 

Comment conclure ?

 

On le sait, le vieux renard Xavier Darcos symbolise depuis longtemps, en Sarkozie, la ruse et l'habileté : de fait il agit avec perspicacité, pouvant revenir par exemple sur ses propres traces si une réforme est rejetée.. Mais à l'inverse, il peut se montrer très imprudent en pensant qu’il pourrait nous faire des petites cachotteries.

 

Max.

 

 

(1) Les paroles s’en vont mais les écrits restent : discours de Nicolas Sarkozy à la convention UMP sur le service public, le 7 juillet 2005.

(2) Le Conseil pour la diffusion de la culture économique (Codice) a été créé il y a deux ans par le ministre chargé de l’Économie, puis renouvelé récemment par Christine Lagarde. Ce Conseil, composé de personnalités du monde de l’économie, de l’éducation et des médias, est chargé de proposer des actions concrètes de diffusion de la culture économique et du monde professionnel.

 

02/01/2009

Monoprix vs Robin des Bois

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Robin des bois - 3

Monoprix - 0

 

Trop fort et réjouissant...

 

Dernière minute sur 20 minutes:

 

"Une scène surréaliste. Mercredi après-midi, quelques heures avant les bombances du réveillon, au Monoprix de la rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris. Une cinquantaine de précaires, de chômeurs et d’intermittents du spectacle «réquisitionnent» une dizaine de chariots, après les avoir remplis de fois gras, de saumon, mais pas seulement: pâtes, patates, huile sont aussi raflés. Ils bloquent ensuite les caisses du supermarché et exigent que le directeur les laisse sortir sans appeler la police."

 

Lire la suite (fortement recommandé)

Mais où est donc passée la politique de civilisation ?

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Nicolas Sarkozy, égal à lui même pour les voeux 2009: quelques 20 fois « je », 1 fois « le gouvernement » et 3 petites fois « nous ». En effet, depuis qu’il est élu « sans lui rien n’est possible ». Voilà pour la forme de l’allocution 2009 des vœux de Nicolas Sarkozy. Mais aucune fois le mot « civilisation » fer de lance de la déclaration de vœux de 2008 n’est évoqué. Les discours de Nicolas Sarkozy seraient-ils des coquilles vides, les paroles sans effets. Dans le monde du président, les causes seraient-elles sans conséquences ?

Je n’ose y croire. Petite comparaison.

Vœu 2008 : « Avec 2008, une deuxième étape s'ouvre : celle d'une politique qui touche davantage encore à l'essentiel, à notre façon d'être dans la société et dans le monde (…) Je souhaite du fond du coeur qu'elle soit pour la France, pour chacun d'entre vous, pour tous ceux qui vous sont chers une année de bonheur et de réussite ».

Variante 2009 : « L'année 2008 s'achève. Elle a été rude. (…) Pour tous les Français, cette année a été difficile. La crise économique et financière mondiale est venue ajouter son lot de peines et de souffrances. »

Vœu 2008 : « Nous ne résoudrons rien (…) si nous n'entreprenons pas de moraliser le capitalisme financier. Il ne s'agit pas de faire des discours - on en a tant fait - il s'agit d'agir pour obtenir des résultats. »

Variante 2009 : « Pour tous les Français, cette année a été difficile. La crise économique et financière mondiale est venue ajouter son lot de peines et de souffrances. Chacun d'entre vous en subit les conséquences. »

Vœu 2008 : « Nous ne résoudrons rien (…) si nous ne retrouvons pas le goût de l'aventure et du risque. (…)Il ne s'agit pas de faire des discours - on en a tant fait - il s'agit d'agir pour obtenir des résultats. »

Variante 2009 : « Les difficultés qui nous attendent en 2009 seront grandes. J'en suis pleinement conscient. Je suis plus décidé que jamais à y faire face, avec le souci de la justice, avec l'obsession d'obtenir des résultats. (…) Nous serons pragmatiques, attentifs, réactifs et s'il faut faire davantage, nous le ferons mais en gardant notre sang froid. »

Vœu 2008 : « Depuis trop longtemps la politique se réduit à la gestion restant à l'écart des causes réelles de nos maux qui sont souvent plus profondes. »

Variante 2009 : « Après avoir préservé les économies de chacun grâce au plan de sauvetage des banques, ce sont les emplois de tous qu'il faut désormais sauver. Le plan de relance massif de l'investissement de 26 milliards d'euros qui a été décidé y contribuera. C'est un effort considérable. Des mesures ont été arrêtées pour sauver notre industrie automobile, en contrepartie de l'engagement des constructeurs de ne plus délocaliser leur production. D'autres initiatives seront prises avec le fonds souverain dont nous nous sommes dotés pour préserver notre tissu industriel. »

Et un petit dernier pour la route et tout le monde sait, ô combien, comme le disait si bien Jean-Pierre (Raffarin), que « la pente est rude mais la route est droite » :

Vœu 2008 : « Notre vieux monde a besoin d'une nouvelle Renaissance. Eh bien, que la France soit l'âme de cette Renaissance ! Voici mon voeu le plus cher pour cette année qui vient. »

Réponse 2009 : euh….

 

Pour finir, en paraphrasant notre cher Président, mes chers compatriotes de la blogosphère :

« La crise nous oblige à changer plus vite et plus profondément. La crise est une épreuve. Elle est aussi un défi.

Ce défi là, je veux le relever avec vous. Vous pouvez compter sur moi.

Nous avons des atouts considérables. Il y a dans le peuple français quand il est rassemblé assez d'énergie, d'intelligence et de courage pour que nous ayons ensemble confiance dans l'avenir.

Nous allons sortir renforcés de cette crise.

Du fond du cœur je présente à chacun d'entre vous mes meilleurs vœux pour 2009.

Vive la République, Et vive la France. »

 

Max.

 

grease_crise2.JPG
Petite improvisation à partir de l'affiche
de la comédie musicale"Grease"
donnée actiuellement au Théatre Comédia

01/01/2009

Xavier Darcos vous souhaite une joyeuse année 2009

Un petit mot de notre cher ministre pour cette année deuxmilleNEUF qui commence :

Darcos_voeux.JPG
Pour voir l’animation cliquez sur PLAY

 

Je souhaite une bonne et heureuse année à tous les lecteurs de ce blog.

Max.

 
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