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22/04/2009

Effets secondaires du décret anti-cagoules.

Le décret anti-cagoule devrait avoir un effet positif  indéniable. Tout comme l'interdiction du port du voile islamique dans les écoles s’est transformé en interdiction de signes ostentatoires, la formulation du décret devrait être plus évasive. Le Monde nous en donne un possible extrait :

 

"Tout participant à une manifestation publique, en dissimulant volontairement son visage dans le but de ne pas être identifié, est puni de l'amende prévue pour les contraventions de 5e classe: 1 500 euros".

 

Inutile donc de monter tout de suite sur nos grands chevaux. Voilà le genre de personnes qui pourraient se voir interdire toute présence dans ou à proximité d’une manifestation :

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Max.

15/04/2009

René Monory est mort. Vive René Monory !

Qui se souvient de René Monory ? Pas grand monde. Cet homme va pourtant être inhumé ce jeudi en présence de Nicolas Sarkozy.

 

C’est que, apparemment, il est des héritages dont certains aimeraient bien se passer. C’est un peut l’impression que donnent les sobres, très sobres messages de condoléance que Xavier Darcos et Valérie Pécresse ont livré à l’occasion de la mort, le 11 avril, de René Monory, ancien ministre de l’Education nationale de Jacques Chirac (1986-1988).

 

Xavier Darcos, dans un style empathique voire ampoulé, « tient à rendre hommage au parcours et à l’œuvre d’un inlassable visionnaire qui, du garage de Loudun à la Présidence du Sénat, avait fait de l’avenir sa plus belle circonscription. Ancien ministre de l’Éducation nationale, René Monory n’avait cessé d’œuvrer en faveur de l’introduction et du développement à l’école des technologies de l’information et de la communication, domaine dont il était l’incontestable précurseur en politique. Avec la disparition de René Monory, la France perd une figure politique unanimement respectée et appréciée, dont les combats ont largement contribué à sa modernisation au cours des dernières décennies. »

 

Valérie Pécresse à défaut de pouvoir présenter des condoléances joyeuses, « présente ses condoléances attristées » à la famille et aux proches de René Monory. Sans doute un peu stressée en ce moment, « elle tient à rendre hommage à la mémoire de l’ancien ministre de l’éducation nationale, très attaché tout au long de son parcours politique aux questions d’éducation et de formation des jeunes. Il  fut un des artisans de la première tentative de  réforme  des universités en 1986. ». Vient enfin un court hommage à l’initiateur du Futuroscope.

 

Certes, certes, René Monory n’est pas Maurice Druon, décédé le 14 avril et pour lequel Xavier Darcos s’est fendu d’un véritable éloge funèbre. Rien, en René Monory ne « laisse incrédule ». Difficile de croire « à l’éternité académique face à son énergie inlassable et à son destin altier, quasi tiré d’une chanson de geste. » Il a sans doute mis beaucoup de « grandeur et de passion » dans son grand œuvre, le Futuroscope, qui lui survivra. Mais nul souvenir de « son maintien superbe, sa voix d’orateur attique, sa stature de héros légendaire, son impatience face aux médiocrités, son courage physique et moral, sa culture éblouissante, sa fidélité en amitié. »

 

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A défaut de transformer le présent, René Monory aura essayé de dessiner le futur. Ici devant le chantier du Futuroscope en 1987.

 

Non vraiment Rien en René Monory ne semble immortel. A part, peut-être ses réformes avortées. Car, en effet, cet éminent mécanicien de la 5ème République, a été un remarqué (à défaut d’être remarquable) ministre de l’Education nationale. Avec son ministre délégué, tristement célèbre, Alain Devaquet, ils ont tenté une réforme du lycée et des universités.

 

Jacques Chirac, Premier ministre de l’époque avait fixé la ligne : « Dans l'enseignement supérieur, le principe d'autonomie doit être définitivement concrétisé tant à l'entrée - au moment de la sélection des étudiants - qu'à la sortie - au moment de la délivrance des diplômes. L'autonomie doit aller de pair avec un allègement des structures universitaires […] Cette rénovation de l'Université suppose l'engagement sans réticences de tous les enseignants et chercheurs de l'enseignement supérieur ; elle passe par une abrogation rapide de la loi sur l'enseignement supérieur de 1984 [dite loi Savary]. »

 

La réforme  prévoyait de donner une large autonomie aux universités du point de vue financier, du point de vue de la sélection des étudiants (afin de s’adapter au besoins du marché du travail) ainsi que du point de vue des diplômes qu’elles veulent délivrer. Grande différence toutefois avec la réforme Pécresse, la loi Devaquet prévoyait de renforcer le pouvoir des enseignants-chercheurs dans les organes dirigeant l’université. Devaquet était chercheur. Aujourd’hui, ils font les frais de la réforme. Pécresse est énarque.

 

La suite on s’en souvient mieux : immenses mobilisations étudiantes, mort de Malik Oussekine, démission de Devaquet, retrait de sa réforme des universités. Dans la foulée, René Monory retirait sa réforme des lycées.

 

Vingt plus tard, la droite au pouvoir, tente de faire passer les mêmes couleuvres. Quel bel hommage rendu à René Monory.

 

René Monory est mort. Vive René Monory !

 

 

Max.

01/04/2009

Message subliminal

Clin d’œil. La Ratp est une entreprise de service public. A l’heure des stocks option, des golden parachutes, des retraites dorées des PDG, le message qu’elle adresse à ses voyageurs tombe très à propos et sonne comme une vérité comme seul un service public peut en produire en ses temps de crise.

 

En tout cas espérons que sa prophétie se réalise…

 

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 Max.

20/02/2009

Sur le marché, l'anticapitalisme se vend bien ...

A votre avis, pourquoi Sarkozy le cafard a-t-il de fortes chances de l’emporter en 2012 ?

  

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Marché de l'Olive - 18ème arrondissement de Paris
Cliquez sur l'image pour l'agrandir

podcast
Adrienne Pauly, méchant cafard

02/01/2009

Monoprix vs Robin des Bois

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Robin des bois - 3

Monoprix - 0

 

Trop fort et réjouissant...

 

Dernière minute sur 20 minutes:

 

"Une scène surréaliste. Mercredi après-midi, quelques heures avant les bombances du réveillon, au Monoprix de la rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris. Une cinquantaine de précaires, de chômeurs et d’intermittents du spectacle «réquisitionnent» une dizaine de chariots, après les avoir remplis de fois gras, de saumon, mais pas seulement: pâtes, patates, huile sont aussi raflés. Ils bloquent ensuite les caisses du supermarché et exigent que le directeur les laisse sortir sans appeler la police."

 

Lire la suite (fortement recommandé)

01/01/2009

Xavier Darcos vous souhaite une joyeuse année 2009

Un petit mot de notre cher ministre pour cette année deuxmilleNEUF qui commence :

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Pour voir l’animation cliquez sur PLAY

 

Je souhaite une bonne et heureuse année à tous les lecteurs de ce blog.

Max.

30/12/2008

Read before burning

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Face à la montée des tensions en France, nous poursuivons notre tour d’horizon de la presse étrangère. Après avoir ouvert nos colonnes à un quotidien de Bogota, nous accueillons aujourd’hui l’article poignant de vérité d’un journaliste irakien qui découvre à la lecture du magazine Valeurs actuelles une réalité proche de la sienne.

Voici son reportage :

"Attention ! Un groupe de lycéens, juste derrière vous. Quatre types. Ils approchent. - ­ OK, bien reçu. Pierre-Marie, tu ralentis, laisse passer."

Nous sommes en plein cœur de Paris, 9ème arrondissement. Le chauffeur de notre taxi obéit. Amis ou ennemis ? Bref silence tendu dans l’habitacle. La radio de bord a cessé de crachoter. Sur le siège passager avant, les puissantes mains  de Jean-Marie se crispent sur la batte de base-ball posée en travers des genoux.

A Paris, aujourd’hui, plus personne ne fait confiance à personne. La méfiance est à la mesure de l’insécurité : générale. Dans les embouteillages, vite titanesques lorsque des hordes d’enseignants décident soudainement de faire grève pour bloquer une avenue ou un pont, chacun observe attentivement chacun. Les quatre types devant sont-ils flics en civil, bandits, enseignants, ou membres de la guérilla lycéenne ? Le jeune tout seul sur son vieux scooter amoché, sur notre flanc gauche : innocent étudiant ou kamikaze fanatisé qui va, dans une seconde, actionner sa charge explosive et perpétrer un carnage ?

Pour François d’Orcival, journaliste courageux et téméraire à Valeurs Actuelles, dans le 9ème arrondissement, « il ne s’agit que de mouvements ultraminoritaires, la plupart des enseignants se défendent d’entrer dans leur jeu et font même de la résistance active contre cette dérive. Mais que peut faire un chef d’établissement, aidé par quatre surveillants, lorsqu’un groupe cagoulé surgit dans les classes pour y briser les ordinateurs à coups de battes de base-ball ? Il appelle au secours. Mais autour de lui, la société elle-même est gangrenée. Les ligues minoritaires ont pris le contrôle de certains syndicats, ainsi que de ces associations de parents d’élèves auxquelles on tend les micros – de sorte que du haut en bas de la hiérarchie, le langage obéit aux mêmes slogans, répandant, par le truchement de la classe et d’Internet, les rumeurs les plus mensongères sur l’avenir de l’école, celui du lycée et même de la maternelle… » Et de rajouter : « L’idée générale est d’affoler les vrais parents en jouant sur l’indignation des enfants si naturellement embrigadés. Une fois dans la rue, ceux-ci se laissent emporter par l’exaltation de la destruction.»

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La"zone verte", là où tente de travailler François.

Rester soi-même dans le chaos croissant qui s’installe à Paris est devenu l’obsession. Il n’y a pas de solution miracle. Pour passer au travers des barricades quotidiennes, de jour comme de nuit, éviter les injures, les détournements des associations de parents d’élèves, les enlèvements idéologiques, sans parler des coups de battes de base-ball et des incendies de poubelles qui se poursuivent au jour le jour, chacun espère avoir sa panacée. Deux millions d’habitants, presque autant d’idées. Aucune n’est absolument sûre.

Il y a bien eu quelques tentatives, nous dit François : «  les jours de grève ne sont plus payés ; l’instauration d’un service minimum à l’école qui, malgré tant d’obs­tacles, fait apparaître que le déclenchement d’une grève entraîne une contrepartie, un début de sanction. Il en faudra d’autres pour que certains professeurs comprennent que leur métier ne consiste pas à faire défiler leurs élèves dans la rue. »

Depuis qu’une batte de base-ball rebelle s’est abattue la semaine dernière sur l’école de son quartier, François n’envoie plus ses deux fils en classe. "Au début de l’occupation, je travaillais pour la Présidence de la République, comme journaliste au Figaro. Un polycopié signé d’une ’brigade de la résistance’ a été glissé sous ma porte en octobre 2004. Il comportait 39 noms, le mien était surligné de bleu. ’Dernière chance pour sauver votre vie’, disait le texte. ’Cessez immédiatement de collaborer avec les croisés.’ Depuis, je ne mets plus le nez au delà de la « zone verte » (centre de Paris)

François connaît sur le bout du doigt les quarante et quelque rues et avenues interdites à toute personne démunie de permis ad hoc. Il connaît les "zones sensibles". " Mais ça paye bien ici [à Valeurs Actuelles]. Et puis on a de l’électricité vingt-quatre heures sur vingt-quatre." Contre deux ou trois heures seulement en "zone rouge". Depuis mai 2007, François n’a pas mis un pied hors de la zone protégée. "Trop dangereux dehors, dit-il. Et puis, si l’on sort, il faut revenir. Et là, n’importe quel enseignant ou lycéen peut, sur un mouvement d’humeur, confisquer votre pass Navigo et vous interdire de rentrer. J’ai pas mal d’amis à qui c’est arrivé."

Dehors, sur l’avenue, un concert de sirènes caractéristique a figé la circulation. Un groupe d’individus (enseignants ou lycéens, qui sait ?), foncent vers leur base dans la "zone rouge". Le dernier porte la pancarte habituelle, en lettres rouge sang: "Non à Darcos ! Des postes pour nos lycées !" Où vont-ils ? Quelle barricade vont-ils encore monter? Mystère.

Rue de Grenelle, au Ministère de l’Education, Xavier Darcos, vient d’affirmer que la réforme du lycée était reportée, que tout allait être remis à plat. Dix huit mois après son arrivée à la tête du ministère, cet avis n’est partagé par personne en France.

François conclut notre entretien : « C’est l’hésitation nationale qui a conduit à Mai 68 ; elle qui a fait de l’École la base électorale de la gauche et créé ce “mammouth”, où rien ne devait bouger. Il est inutile et téméraire de l’attaquer de front, mais nécessaire de le circonscrire, patiemment, résolument, et sans hésitation. »

En attendant, pour survivre à Paris, mieux vaut compter sur sa bonne étoile.

De notre envoyé spécial dans le 9ème arrondissement de Paris.

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Le siège de Valeurs actuelles, rue Saint Georges à Paris

18/12/2008

Xavier Darcos, pris en otage

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A Bogota (Colombie), la nouvelle a fait sensation. Dans un entretien donné au quotidien Le Parisien, le 16 décembre, Xavier Darcos délare que sa "réforme du lycée est devenue l'otage de rumeurs qui affolent l'opinion publique et créent l'inquiétude chez les parents à dessein". La France ne serait donc pas épargnée par ce fléau des prises d'otages. Un important quotidien colombien a dépêché sur place un de ses envoyés spéciaux.

 

Voici son reportage :

Pour Xavier Darcos, Ministre français de l’Education nationale, la journée du mercredi 17 décembre marquera le début de sa première année de détention. L'espoir d'un accord permettant la libération de l’otage enlevé cette semaine s'est amenuisé ces dernières heures.


Avec l’usager de la SNCF et celui de la RATP, le membre du gouvernement est l’otage régulier de guérillas dont « la fonction principale est la résistance au changement ».

 

Pour Rachida Dati, garde des sceaux, la guerre est bientôt terminée. La semaine dernière, sa famille politique a appris sa prochaine disparition du gouvernement, après des mois d’incertitude. Cette jeune avocate était depuis un an et huit mois détenue par la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de la Magistrature. Elle faisait partie des nombreux otages qui, comme Xavier Darcos, attendent dans la jungle un accord d’échange humanitaire entre le gouvernement et les rebelles qui permettrait leur libération.

La disparition politique de la garde des sceaux, atteinte de la maladie du mépris a rappelé au pays l’urgence d’une négociation. « Si sa disparition peut inciter les deux camps à s’entendre, elle n’aura pas été vaine », affirmait, en substance, la semaine dernière son plus proche partisan, Jean-Pierre Raffarin.

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Sitôt la nouvelle connue, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a fait installer le portrait de l'otage sur le fronton de l'Hôtel de ville.

Malheureusement, alors que Xavier Darcos devait débuté, mercredi 17 décembre, sa première année de détention, rien n’est moins sûr. Ni le gouvernement, ni la guérilla des lycéens, qui exige toujours que soient relâchés les 13 500 postes d’enseignants prisonniers du budget 2009, ne paraissent prêts à céder sur ce dossier.

L’annonce, ces derniers jours, d’un recul sur le travail du dimanche, acceptée par l’Elysée, qui jusqu’ici rejetait tout aménagement à ses réformes, avait redonné espoir aux familles, avant que la réponse des rebelles ne tombe, tranchante. « Il est clair qu’avec Nicolas Sarkozy, il n’y aura pas d’échange humanitaire », faisait savoir le mouvement armé de sa détermination sur son site Internet à la veille du Nouvel An.

L’année 2009 est une année cruciale en France. En juin, le pays élira ses représentants au Parlement européen. Un scrutin au cours duquel l’actuel chef d’État, Nicolas Sarkozy, souhaite faire valider au près des électeurs son bilan en tant que Président de l’Union européenne, que la plupart des sondages jugent satisfaisant.

 

L’effort de guerre, appuyé par l’Elysée, coûte cher au pays

 

Dans ces conditions, la guérilla de ceux qui refusent de travailler plus dans des conditions de plus en plus dégradées refusera sans doute de donner le moindre avantage à celui qui avait juré de « l’anéantir », lors de son arrivée au pouvoir il y a bientôt deux ans. De son côté, le président veut, pour assurer sa réélection en 2012, des résultats tangibles : une réforme d’ampleur du système scolaire en serait un.

Conformément à ces consignes présidentielles, Xavier Darcos a mis les bouchées doubles : des milliers de suppressions de postes, le service minimum obligatoire en cas de grève, l’abandon progressif de la carte scolaire afin de garantir à chacun le droit à une inégalité choisie.


Une vaste opération d’éradication est en cours parmi les professeurs des écoles spécialisés dans le traitement de la difficulté scolaire (les RASED), au milieu de combats qui ont coûté leur poste à près de 3000 d’entre eux.

 

Autant d’éléments qui laissent penser que la confrontation est loin d’être finie, et que l’anéantissement promis par le président est une chimère. « Même si certaines réformes sont d’ores et déjà réalisées, les résultats ne sont pas proportionnels aux sacrifices fournis par le pays, explique en substance l’expert en éducation, Philippe Meirieu. Réformer l’école contre les personnels, les lycéens et leurs parents dans des proportions si vastes est quasi impossible. »

Autant dire que la libération de Xavier Darcos n’est pas pour tout de suite, coincé entre les besoins de résultats du Président Sarkozy et les revendications des guérilleros déterminés à imposer leur vision d’une réforme qu’ils voudraient source d’avenir pour les élèves et de progrès pour l’ensemble de la société plutôt que d’allègements budgétaires et de désengagements de l’Etat.

 

De notre envoyé spécial à Paris.

 

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29/10/2008

Magie noire et tableaux noirs

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Une petite brève de vacances un peu légère pour se détendre, évacuer le stress, piqués au vif que nous étions depuis les dernières annonces gouvernementales (dernière en date d'hier: ce serait au Parlement de fixer les programmes d'histoire).

La fameuse affaire de la poupée vaudou de Nicolas Sarkozy que l’intéressé ne veut pas voir en vente dans tous les bons magasins de farces et attrapes. 20 minutes nous explique que le tribunal des référés de Paris à estimé, aujourd’hui, qu'il n'y avait «ni atteinte à la dignité humaine, ni attaque personnelle», et que sa mise en vente ne «caractérise pas une atteinte fautive au droit à l'image». Le «Manuel vaudou de Nicolas Sarkozy» s'inscrit donc «dans les limites autorisées de la liberté d'expression et du droit à l'humour» et restera en vente.

Au passage nous découvrons qu’il existe juridiquement parlant un « droit à l’humour ». Donc, nous n’allons pas nous gêner. Il y en a un qui va sans doute faire les frais, dans les prochaines manifestations de notre droit légitime et juridiquement défendu à l’humour.

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Amis professeurs, parents d'élèves, élèves, amis compatriotes compatissants, vous êtes déçus, sceptiques, dubitatifs, incrédules, indécis… ou vous souhaitez tout simplement vous libérer de Xavier Darcos. Décompressez ! Et jouer pour donner enfin libre cours à vos fantasmes et à vos envies jusque là refoulées…

Surtout, vous gênez pas !

Humour, quand tu nous tiens ...

Max.

 

PS: Et puis, hop, allez, un petit supplément ... d'âme.

15/10/2008

Euro groupies, à vos magnetos !

Des économies, des économies. Faut faire des économies de profs, de samedis matin, de soutien scolaire, de programmes et j’en passe, on commençait à se demander où partait tout cet argent économisé.

Un début de réponse (très opportunément trouvé chez les collègues) avec la campagne sur l’Europe lancée par le Ministère de l’Education nationale ces jours-ci. Regardez cela vaut son pesant de clics. 2 min 12.


Pour rigoler encore une fois ou pour ceux qui veulent passer plus vite, voici le message délivré : « Tu es lycéen? Tu aimes l'Europe? Alors participe au grand concours "3 mots pour l'Europe" et relève le défi de Pierre Mathieu en réalisant ta propre vidéo! Celle-ci devra contenir les 3 mots "France, Europe, Union" et faire 3 minutes maximum. Laisse libre cours à ta créativité, fais preuve d'originalité dans l'écriture du scénario, la mise en scène et la réalisation! Poste ta vidéo avant le 6 novembre, tu pourras peut-être gagner un ordinateur portable, un appareil photo numérique ou un caméscope Sony. Et en plus, si tu es désigné le grand gagnant du prix du public ou du prix du jury, tu seras invité à passer une journée dans les coulisses du "Hit Machine" avec Pierre Mathieu ! »

N’y tenant plus, pressé par le temps. je suis allé sur le oueb et je suis tombé sur un scénario écrit il y a quelques mois de cela.


Tout y est, les 3 mots bien sûr et puis d’autres prémonitoires quand on sait ce qui se passe dans le monde occidental ou occidentalisé depuis quelques jours, des mots égrainés comme dans une chanson des faubourgs des années 20-30 :

« Y a beaucoup d’gens qui m’disent
Oh la la t’as pas d’chance
Ben chui quand même Président de la République
Qu’est-ce que ça s’rait
Si j’avais pas d’chance

Y a beaucoup d’gens qui m’disent
Oh la la t’as pas d’chance
C’est catastrophique c’t’année
Ben chui quand même président d’l’Union européenne
Qu’est-ce que ça s’rait
Si j’avais pas d’chance

Si la chance revient l’année prochaine
Mon Dieu, qu’est-ce qui va m’arriver ».

Comme ils disent sur S’il n’y avait que les élèves, il y a bien que le ridicule (institutionnel) qui ne tue pas.

Et pis bon. C’est p’tet ben vrai qu’ça s’voit plus trop. Mais y a grève d’main dans les écoles parisiennes.

Max.

 

22/09/2008

Y a bon la crise !

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Crise financière, crise du pouvoir d’achat, crise de l’école, crise des valeurs boursières et des valeurs morales.

Alors quand c’est la crise, on va consulter un bon psy, histoire de se faire remonter le moral qu’on a dans les chaussettes.

Car, quand c’est la crise partout, il est toujours une petite entreprise qui ne connaît pas la crise, c’est celle des psy de tous les acabits.

Alors, comme c’est la crise, on vous conseille vivement d’aller consulter Simone Schnall de l’Université de Plymouth en Virginie (Etats-Unis). Car Simone Schnall et sa petite entreprise de psychologie ont réalisé deux expériences dont 20 minutes nous narre les détails pour notre plus grand bonheur : " Les psychologues ont donc réalisé une (…) expérience avec des enfants (6-7 ans) dont ils ont «manipulé» l’humeur en leur présentant (…) des extraits de films tristes, joyeux ou neutres avant de leur faire passer les tests. Elles ont ainsi constaté que les enfants «joyeux» faisaient beaucoup plus d’erreurs que les enfants tristes et «neutres». «Ce résultat est crucial», selon Schnall et ses collègues «car il démontre que ce n’est pas la tristesse qui n’accroît pas les performances, c’est la joie qui les diminue »".

Mais attention, ne soyez pas trop joyeux à la lecture de ses lignes car cela pourrait signifier que vous n’avez rien compris.

Donc, arrêtez de rire et reconsidérer cette phrase : "ce n’est pas la tristesse qui n’accroît pas les performances, c’est la joie qui les diminue".

On comprend mieux maintenant pourquoi, Nicolas Sarkozy, que sa mère nous décrit comme un enfant très drôle, très gai, une fois élu Président, a décidé que tous " les enfants de CM2 devront connaître le nom et l’existence d’un enfant mort dans la Shoah. Rien n’est plus intime que le nom et le prénom d’une personne. Rien n’est plus émouvant pour un enfant que l’histoire d’un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui ". (1)

On comprend mieux pourquoi aussi cet ancien enfant drôle et gai nous demande cette année encore de lire la lettre de Guy Moquet à ses parents : "c'est parce que je crois qu’il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est un jeune Français, à travers le sacrifice de quelques-uns, l'anonyme grandeur d'un homme qui se donne à cause plus grande que lui".

Bon. Et à part ça, you know what?

Max.

14/09/2008

Brejnev est de retour

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Nous le savions, le régime, inaugurant son dernier plan quinquennal en 2007 avait promis pour 2012 la fin de la carte scolaire, l’abolition de l’échec scolaire ou encore l’éradication de dizaines de milliers de postes d’enseignants.

 

Nous le voyons chaque semaine dans nos kiosques, le régime, pratique le culte de la personnalité de son chef, guide politique et spirituel.

 

Nous l’avons vu ces derniers jours, le régime, lançant une nouvelle police politique du doux nom d’Edwige, entendait traquer en chacun de nous le dissident qui sommeille.

 

Nous l’entendons à Paris, Washington, Moscou ou Tbilissi, le régime est au cœur d’une nouvelle guerre froide. Sans oublier ce foutu Afghanistan qui continue à nous résister.

 

Et depuis aujourd’hui, nous avons même notre Brejnev. Un vrai. Vous savez, celui qui adorait les médailles et voulait en agrafer à toutes les poitrines au temps de la belle Union (2):

 

« Il me semble important que l’obtention du bac puisse être valorisée. Nous envisageons même que les bacheliers puissent recevoir une médaille ! Elle serait de couleur différente, peut-être sur le mode des médailles sportives, or, argent, bronze… selon la mention obtenue. Nous réfléchissons encore aux modalités, mais l’idée est validée. Pour symbolique qu’elle soit, la médaille aurait plus de signification que le seul diplôme de papier ». (1)

 

Il s’appelle Xavier Darcos. Et c’est du pur Léonid.

 

 

 

(1) Le Parisien du 14 septembre 2008

(2) Petite leçon d'Histoire: Brejnev adorait les médailles au point de se faire décorer pour tous les héroïsmes dont il était possible de se faire décorer en URSS. Il a ainsi joué un rôle marginal pendant la Seconde Guerre Mondiale mais a été davantage décoré que les plus grands "héros" soviétiques. Parmi eux, Joukov, qui avait organisé la défense de Leningrad et de Moscou, commandé avec d'autres généraux, la bataille de Stalingrad, dirigé l'assaut de Berlin. A sa mort, Joukov possédait 27 médailles et déorations; Brejnev, au moment de son décès, en avait... 270!

 

 

 

03/09/2008

Les tendances d'une rentrée très tendance

Mauvais plans et fausses bonnes idées de la rentrée 2008… (1)

 

Primaire : Des programmes recentrés sur les mathématiques et le français au dépend du reste des matières. 

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« Même si tous les manuels ne sont pas encore à jour, les nouveaux programmes devront être appliqués dès la rentrée. Au menu : des maths et du français en priorité. Dans ces deux matières, le nombre d'heures hebdomadaires est imposé : huit à dix pour le français, et cinq pour les mathématiques. Pour les autres disciplines, seul un volume horaire annuel est fixé, laissant la liberté aux professeurs d'organiser comme ils l'entendent leur emploi du temps. »

 

Primaire : Semaine de quatre jours.

216497589.JPG    « Le nombre d'heures de cours passe de vingt-six à vingt-quatre par semaine. Deux heures hebdomadaires sont ainsi dégagées pour les élèves en difficulté, qui suivront une aide personnalisée. Les écoles peuvent choisir d'organiser ces heures le matin avant la classe, à la pause du midi, après la classe ou encore le mercredi matin. »

 

Suppressions de postes.

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« Onze mille deux cents suppressions d'emploi, dont huit mille huit cent trente postes d'enseignants des collèges et lycées, vont marquer cette rentrée. Et Xavier Darcos en a déjà annoncé treize mille cinq cents autres pour 2009. Des suppressions que le ministère compte compenser grâce aux heures supplémentaires : il assure ainsi que cinq mille postes seront transformés en heures supplémentaires. Une prime annuelle de 500 euros défiscalisée sera remise aux professeurs qui effectueront trois heures supplémentaires par semaine. »

 

Prime d'entrée dans le métier: Un peu de fond de teint qui cache mal la décrépitude du métier.

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« Les quelque vingt-cinq mille enseignants qui font leur première rentrée en 2008 recevront une "prime d'entrée dans le métier". Cette prime, de 1 500 euros, leur sera remise en novembre. »

 

 

Essayons nous à un résumé : consommez l’école, mangez du prof et vous boirez le calice jusqu’à la lie.

 

 

 

 

(1) Réalisé à partir d'affiches publicitaires du métro parisien de cette semaine savamment détournées et des extraits d'un article du Monde d'hier.

 
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