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28/05/2008

Nettoyage de printemps


 

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 podcast

Ben Harper, Please Don't Talk About Murder while I'm eating

 

 

Alors voilà. 

 

Deux syndicats, le SGEN-CFDT et l’UNSA éducation quittent le navire. Arguant du fait que les examens approchent, ils donnent rendez-vous pour la rentrée de septembre.

On connaît la CFDT et notamment les renégats qui lui servent de direction. Depuis 2003, sur les retraites, nous leur devons déjà beaucoup de reniements. Pour eux, on s’en remettra à une citation de Jonathan Swift : « l’homme fait les mêmes gestes pour grimper et pour ramper ».

 

Que penser ?

Qu’à d’autres endroits, on tergiverse beaucoup moins. Dans le Tarn, par exemple (1),

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ENSEMBLE, AGISSONS SUR LES EXAMENS
POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS.

APPEL A UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DÉPARTEMENTALE (TARN) DE TOUS LES PERSONNELS DE L’EDUCATION ET DES PARENTS D’ÉLÈVES.

BREVET 2008 : OPERATION « BLOCAGE DES CENTRES DE CORRECTION »

Depuis des mois, lycéens, enseignants et parents se mobilisent pour faire entendre au gouvernement leur refus de sa politique éducative qui, sous couvert de “réforme”, entend démanteler méthodiquement le service public d’éducation dans notre pays. Les suppressions de postes massives en cours et à venir, la suppression de la carte scolaire, du bac pro en 4 ans, la fin programmée des concours de recrutement, la casse des statuts d’enseignants, le recours revendiqué à l’intérim, la mise en concurrence des établissements, tout concourt à créer, dans un futur proche, une école à plusieurs vitesses, soumises aux pressions locales et un abandon de l’ambition d’une réussite pour tous au détriment des publics les plus touchés socialement. Dans les écoles, dans les collèges et lycées, dans la rue, nous avons clairement marqué notre refus de cette démission politique, notre refus des classes surchargées, des quartiers délaissés, des conditions de travail sabotées.

Depuis des semaines, le gouvernement fait la sourde oreille et n’affiche que mépris pour les lycéens, enseignants et parents mobilisés. Les premiers sont des « bouffons », les seconds sont des « manipulateurs » et la FCPE une organisation « contre les parents ».

Depuis des semaines, le gouvernement joue la répression et le pourrissement du mouvement, en tablant d’abord sur les vacances scolaires et maintenant sur les examens de fin d’année.

Enseignants en charge de la préparation et de la correction du brevet, nous sommes particulièrement attachés à cet examen qui garantit une évaluation impartiale et nationale des efforts accomplis pendant le premier cycle par les élèves. Aussi, nous refusons catégoriquement qu’il soit, comme pour le bac, instrumentalisé par le ministère pour faire passer en force ses mesures impopulaires et largement rejetées par l’opinion. En ayant sciemment refusé d’ouvrir toute négociation jusqu’à présent, en ne répondant pas aux demandes réitérées de report des examens, Xavier Darcos joue la montre et veut utiliser les examens pour mettre la pression sur les enseignants en cette fin d’année, espérant ainsi gagner du temps et désamorcer la mobilisation.
Nous refusons ce chantage et exigeons solennellement du ministre qu’il revienne sur ses mesures (et en particulier : retour des 11000 postes supprimés, maintien des options et des BEP, abandon du rapport Pochard) avant le début des examens. Faute de quoi, nous nous engageons :

- à bloquer les centres de correction du brevet et à ne laisser accéder les correcteurs à ces centres de correction qu’à partir du moment où le ministre aura daigné écouter la colère qui s’exprime légitimement contre sa politique de casse du service public d’éducation.

Ce texte a été adopté à l’AG de Gaillac du 27 mai 2008, c’est sur cette base et en élargissant l’action au baccalauréat et au premier degré, que nous vous appelons à venir tous et toutes pour s’organiser afin de passer à l’action ! Nous envoyons parallèlement une demande aux directions syndicales pour qu’elles se décident à lancer un mot d’ordre national pour agir sur les examens.

Les enseignants syndiqués (SE-UNSA, SNES et SUD) et non-syndiqués des établissements du Tarn (collège Bruant, collège Balzac, collège Albert Camus, lycée Rascol) et des représentants FCPE d’Albi et de Gaillac réunis à Gaillac le 27 mai 2008.

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Nous avons besoin de syndicats maintenant !

Dans trois mois, il sera trop tard !

 

 

(1) Repéré sur le site toujours actif de nos collègues toujours bien informés du lycée Louise Weiss à Achères.

27/05/2008

Sous les braises ...

 

 

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Le temps passe. La hausse du prix du gasoïl remplace la baisse du nombre d'enseignants. Difficile de rester informé de l'actualité. 

 

Alors, réactualisons. 

 

Partout en France dans les collèges et lycées, c'est le moment des révisions. Le moment de revoir les notions essentielles. 

 

Pour nous aussi.

 

Retour sur les fondamentaux d'une mobilisation, hélas, encore indispensable.

 

Il y a quelques semaines, nous diffusions un reportage sur les raisons de fond de notre combat. Elles restent plus que jamais d'actualité.

 

Une fois de plus merci à Sylvain pour ce travail de pro.

 

 

Le collège Lamartine à Houilles dans les Yvelines, d’un premier abord, n’attire pas le regard. Au milieu d’une tranquille zone pavillonnaire, presque caché par une abondante verdure, il ne paie pas de mine.

On franchit le portail et c’est un tout autre visage qui s’offre à nos yeux. Dans la cour d’entrée d’abord, des tentes plantées de ci de là attendent d’hypothétiques campeurs.  On lève la tête, ensuite, et la façade finit de nous ôter de nos derniers doutes : collège occupé, peut-on y lire. Soudain, la ruche se met à bourdonner. La sonnerie vient de retentir. Il est 17h00, l’heure de rentrer à la maison pour les 605 élèves que compte l’établissement.

Mais en ce 31 mars 2008, pour les enseignants, vite rejoints par des parents d’élèves venus récupérés le bulletin de leur enfant, une autre journée commence. Ce soir là, ils ont décidé en commun de passer la nuit au collège.

Cela fait près de deux mois qu’ensemble ils se mobilisent, protestent, pétitionnent contre la suppression de 4 classes, de 3 postes d’enseignants et une augmentation sensible du nombre d’élèves par classe à la rentrée 2008.

 


En salle des professeurs, la discussion s’engage. Tout y passe : l’autisme de l’Inspection académique qui refuse tout dialogue, la baisse progressive depuis plusieurs années des moyens, l’appauvrissement de l’offre scolaire, les arguments du Ministère de l’Education  qui refuse de prendre en compte une réalité locale complexe. Le collège Lamartine « recrute » ses élèves aussi bien dans la belle zone pavillonnaire des environs que dans la Cité des Petits Bois, quartier nettement moins favorisé de la ville d’à côté, Carrières-sur-Seine. Un modèle de mixité qui produit depuis quelques années de bons résultats mais qui, a besoin d’être accompagné. Et, en septembre, ce modèle risque fortement d’être remis en cause par la baisse de la Dotation horaire accordée à l’établissement pour la rentrée 2008.

La visite de l’établissement nous donne l’occasion de rencontrer les parents d’élèves qui font signer aux nombreux parents venus ce soir une pétition destinée à alerter maire et député. L’occasion de constater leur attachement à un enseignement public de qualité. Un établissement qui pour certains les a accueilli comme élèves. Où l’on découvre que le collège n’est pas cette entreprise de « formatage absurde et universel » que ces détracteurs décrivent parfois mais, au contraire, un système d’enseignement qui a su jusque là, moyennant des dotations horaires suffisantes enrichir l’offre scolaire classique de projets et d’accompagnements pédagogiques.


 
Au final, c’est bien l’image de ce que certains appellent déjà un « flexiprof» qui se dessine année après année. Partagé entre plusieurs établissements, enseignant vacataire à la petite semaine, le « flexiprof » d’une « maxiclasse », surchargée d’élèves et un enseignement qui ne se limite plus qu’aux stricts horaires réglementaires.

 

Reportage effectué le 31 mars 2008 au collège Lamartine de Houilles (Yvelines).

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Actualisation du 26 mai:
Contactés avant hier, l'inspecteur d'académie et ses adjoints restent inflexibles.

Sous la braise, le feu couve...

Vive le feu.

25/05/2008

Provocation

 

Alors que la manifestation du 24 mai, contre l'ersatz d'école qu'on nous construit, bat son plein, Xavier Darcos, inénarable ministre de l'Education nationale, donne rendez-vous aux syndicats lundi... sur le seul sujet du projet de loi instaurant un droit à l'accueil des élèves dans le primaire les jours de grève (source Le Monde).

 

Lamartine, toujours là !

 

 

 

 

 

Continuez, M. Darcos.

 

Continuez à nous donner des raisons de rester debout:


podcast
 
Debout sur le zinc, Des larmes sur ma manche.

 

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23/05/2008

message subliminal


podcast
Bertrand Betsch, Les mots ont leur importance.

 

Ce matin, dans 20 minutes. Interview. Xavier Bertrand, à propos de la grève contre l’allongement de la durée de cotisation des retraites : « Les résultats du service minimum vont au-delà de nos prévisions ».

 

Prévert, il y a déjà longtemps avait bien repéré cette idéologie poisseuse.

 

C’est du même ordre.

 

 

 

« Renault au boulot »

 

 

On ne peut pas crier

on ne peut pas tomber plus bas.

 

Renault au boulot !

 

Misérable slogan hurlé Champs-Élysées

en toute sécurité.

Renault au boulot !

La France aux Français !

Cris tricolores

cris de peur bleue

de terreur blanche

de honte rouge refoulée.

Renault au boulot !

ouvrier à la chaîne

chômeur au malheur comme chiens à la niche

mineurs à la misère

gueules noires au grisou

paysans n’importe où !

 

Et nous entre nous

chez nous

chez eux

chez vous.

 

19/05/2008

Et maintenant ?

Alors ?

 

28, 30, 32, 34, 35 élèves

par classe…

 

Nous laissons faire ?

18/05/2008

35 000 manifestants

35000 manifestants, c’est bien.

AFP, aujourd'hui: « Le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, a exclu, dimanche 18 mai, lors de l'émission "Le Grand Rendez-Vous" en collaboration avec Europe 1/TV5MONDE/Le Parisien-Aujourd'hui tout retrait des projets de réforme du gouvernement "quelle que soit la dimension des manifestations". Interrogé sur sa volonté ou pas d'"assouplir, réduire ou retirer certains de (ses) projets", le ministre a répondu : "bien sûr que non". »

35 000 manifestants, ce n'est pas assez !

podcast

Miossec, Le stade de la résistance

 

 Grande satisfaction locale tout de même

 

La réunion d'information, le 15 mai, à l'école du réveil
matin ( une centaine de participants, intervention, débat et
organisation de la suite,...). Dès 10 heures, ce dimanche, rencontre

 parents et instits pour le pique-nique au Champ de mars, cortège

commun Houilles-Sartrouville (parents, enseignants maternelle,

primaireet secondaire ) : 300 personnes,
beaucoup d'échange et de prises de contact.

 

Un grand merci à tous ceux qui se sont mobilisés.

Et ce n'est pas fini...

17/05/2008

On continue le 18 !

 

 

COLLECTIF de PARENTS

 

 

et d'ENSEIGNANTS

DE HOUILLES

POUR LA DEFENSE DE L’ECOLE

 

 

PUBLIQUE

 

MANIFESTATION

 

 

DU 18 MAI 2008

Rendez-vous à 10H devant la mairie de HOUILLES

pour un départ groupé sur Paris

 

POUR CEUX QUI NE SOUHAITENT PAS

PIQUE NIQUER AU CHAMP DE MARS

RENDEZ-VOUS A 13 HEURES
A L’ARRIERE DE L’OPERA GARNIER

PLACE DIAGHILEV

FACE AUX GALERIES LAFAYETTE

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08:07 Publié dans actions | Lien permanent | Commentaires (0)

15/05/2008

Service maximum entre Place d’Italie et République

 

Grève et manifestation pour Lamartine aujourd’hui.

Face aux petites phrases et aux petites provocations de ministres mal dans leurs mocassins, le but de la grève était de mettre en avant la force du nombre.

Voilà qui est fait.

Face aux réducteurs de têtes qui veulent nous imposer des programmes abêtissants et à bas coûts, il faut mesurer notre responsabilité, réfléchir à ce que nous faisons, à ce que nous laissons faire, au plan social, humain, culturel, au plan de la démocratie, au niveau de l’éducation. Il faut cesser de se contenter des pensées grossières destinées à nos pâles éditorialistes (la loi sur le service minimum, c’est tout ce qu’à compris de cette journée cette pauvre Arlette Chabot, ce soir sur France 2). Il faut cesser de céder aux sirènes du populisme, du tout répressif et de la crétinisation générale.

Voilà qui est dit.

Il faudrait aujourd’hui être aveugle et sourd (et gravement amnésique) pour s’obstiner à refuser de comprendre que la question fondamentale est celle de l’éducation.

Quelques photos pour s’en convaincre.

11/05/2008

Le 15 (mai), service des urgences pour écoles en détresse

 

 

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C'est clair.

C'est maintenant.

C'est maintenant car c'est en juin que les DGH peuvent être modifiées et rappelons nous que Xavier Darcos lui-même a dit qu'il y aurait des ajustements dans les académies de Versailles et de Créteil (relire ici).

Avec les parents, cette semaine nous avons travaillé à la mobilisation de tous les établissements scolaires de Houilles. Une réunion le mardi et un tract rédigé ensemble le mercredi. Vous le trouverez ci-joint. Lisez le. Les arguments énoncés nous replacent dans un cotexte plus large qui nous donne à voir le sens dans lequel vont les différentes réformes engagées.

L'Education nationale est désormais pensée comme une entreprise dont il faut recentrer les activités sur certaines branches en en supprimant d'autres (et notamment, la difficulté scolaire et les 2 premières sections des écoles maternelles). Cela commence par la réduction de la masse salariale pour ensuite aller financer on ne sait quoi.

Nous n'avons pas à tergiverser. Il faut y aller. Nous avons le droit de dire haut et fort quelle est notre vision de l'école. Nous avons le droit d'exiger de participer à son évolution. Nous sommes tous concernés en tant que profs mais aussi en tant que parents ou futurs parents.

Le 15 mai, le soir, le collectif composé de Parents et d'enseignants de tous les établissements de Houilles organise une réunion d'information et de débats à la cantine du Réveil matin,

le 18 mai, grande manifestation à Paris avec un rassemblement à Houilles en fin de matinée,

Côté profs, le 15 mai, c'est peut-être la grève la plus importante que nous ayons à faire. Elle doit être aussi forte que celle du 12 février. Rappelons nous le superbe message que nous avions lancé ce jour là.


podcast

Mademoiselle K, A l'ombre

 

Ci-dessous, le tract appelant à la réunion publique du 15 mai organisé par le collectif des parents et des enseignants de Houilles.

 

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DE LA MATERNELLE AU LYCEE

 

QUELLE ECOLE POUR VOTRE

 

ENFANT ?

 

 

A l’appel de la FCPE, de l’UNAAPE, de la PEEP de Houilles, du collectif de parents et d’enseignants des écoles et collèges de notre ville

 

 

Réunion d’information

et débat

en présence de parents et

d’enseignants d’écoles et de collèges

Jeudi 15 mai à 20H00

Cantine de l’école du

Réveil Matin

 

¢     Méthode unique d’apprentissage 

Oui au maintien des « fondamentaux » mais automatisme, entraînement, mémorisation, répétition ne sont pas les seuls garants d’un enseignement de qualité.

Quelle place pour la compréhension, le raisonnement, la découverte, l’expérimentation, la réflexion, l’échange, l’imagination…?

¢     Allègement sensible des programmes en petite et moyenne section 

Ces 2 premières années de  maternelle vont-elles disparaître au profit de garderies payantes ?

¢     Pour tous les enfants de primaire, réduction du temps scolaire à 24H (sur 4 journées de 6H)

La suppression du samedi matin entraîne des journées de classe plus lourdes  et plus fatigantes.

¢     Mise en place de stages de soutien par des enseignants volontaires pendant les vacances 

Le soutien en dehors du temps scolaire entraîne la stigmatisation des élèves en difficultés.

Oui à l’organisation d’un soutien pour aider les élèves , oui mais pour tous dans leur classe et avec des moyens supplémentaires .

¢     Suppression de 11200 postes en France , l’académie de Versailles étant la plus touchée

Conséquence : plus d’élèves dans les classes à tous les niveaux (écoles maternelles et élémentaires, collèges, lycées), moins de référents adultes dans les collèges, moins de remplaçants à tous les niveaux et d’enseignants spécialisés pour l’aide aux enfants en difficulté scolaire (RASED)

 

Parents d’élèves, nous devons nous mobiliser

RDV le dimanche 18 mai devant

la mairie de Houilles à 10H

pour participer à la Manifestation Nationale à Paris,

qui partira à 13H00 de la place de

l’Opéra

23:50 Publié dans actions | Lien permanent | Commentaires (0)

07/05/2008

Le collectif du 18 mai est né !

 

257060920.jpgHier, à Houilles, le collectif parents-enseignants du 18 mai s’est constitué et réuni pour la 1ère fois.

 

Parents des trois fédérations (Fcpe, Peep et Unaape) ou / et enseignants des collèges Lamartine, Maupassant, des écoles primaires Guesdes, Toussaint, Buisson, Destraves et Réveil Matin, des écoles maternelles Allende, Kergomard, Julliand, Schoelcher et Piagé étaient là.

 

 

L’occasion de préparer ensemble la manifestation nationale du dimanche 18 mai à Houilles et à Paris. L’occasion aussi d’échanger sur l’ensemble des changements en cours à tous les niveaux. Remise en cause de l’école maternelle, refonte inquiétante des programmes de l’école primaire, suppressions de postes dans les collèges. L’occasion, enfin de constater l’énorme besoin d’information, de compréhension sur la situation de nos écoles et leur avenir.

 

Au total, le constat qui se dégage est que l’ensemble des mesures éparses prises par le gouvernement ses derniers mois a bien une cohérence : celle de réaliser coûte que coûte des économies budgétaires drastiques (moins d’exigences en maternelle, moins d’heures en primaire, moins de postes dans le secondaire) au prix de la remise en cause de notre enseignement public.

 

Voici plus en détail le compte rendu de cette réunion qui en appelle d’autres…

 

Informations sur les points de « réforme » abordés le 6 mai 2008

Réseaux d’aide maternelle & primaire

  • Sur Houilles suppression d’un poste

Décision « incohérente », au vu de la désignation cette année d’un intervenant supplémentaire

Objectif : le soutien doit être fait par les instituteurs non spécialisés.

  • Mise en place de stages de soutien par des enseignants volontaires pendant les vacances scolaires  (des stages de ce type ont été proposés sur les vacances d’avril )

Décision « incohérente » : aucune organisation pédagogique effectuée

Objectif : s'inscrire dans le très tendance "travailler plus pour gagner plus".

Conclusion : Le soutien devient l’affaire d’instituteurs non spécialisés en dehors des temps scolaires

 Primaire

  • Pour tous les enfants, suppression de 2H d’enseignements : l’horaire hebdomadaire du temps scolaire passe de 26H à 24H
  • Répartition modifiée des différentes matières: les heures de maths et français sont exclusivement réservé à l’enseignement des mathématiques et français (l’histoire ne peut pas être assimilés à de l’enseignement de français). Le nombre d’heures pour les matières d’enseignements généraux devient « peau de chagrin »
  • Enseigner exclusivement des automatismes: cela signifie en maths par exemple,  enseigner uniquement les techniques opératoires (ne plus enseigner par l’expérimentation, la réflexion…)

Incohérence : le nouveau programme ne mentionne plus le socle commun des compétences

  • Pour les élèves en difficultés, mise en place de 2H de soutien hebdomadaire en dehors donc du temps dit scolaire. Contenu de ces 2 heures : Il s’agit donc de 72H annuelles qui se décomposent en 12H de concertation, 15 à 20H de préparation et donc 40à 45H de soutien « direct » à l’élève par an...

Conditions : ces heures de soutien peuvent être données par un enseignant extérieur à l’école de l’élève et dans une école différente de celle de l’élève ; ce qui pose de nombreux problèmes de sécurité/responsabilité qui rende cette disposition inapplicable

Incohérence : volonté d’externaliser ces élèves en difficultés alors que toute la « politique » du soutien actuelle est celle du soutien dans l’école.

Conclusion : La diminution du temps scolaire, l’uniformisation des enseignements (matières & méthodologies) ne peut que conduire à une augmentation du nombre des élèves en difficultés.  Pour le soutien de ces élèves en difficultés, l’externalisation conduira naturellement à une privatisation du soutien.

 Maternelle

  • Diminution des exigences de programmes

Objectifs : disparition progressive des petites et moyennes sections.

Conclusion : La disparition des maternelles conduira naturellement à une privatisation des structures de gardes de la petite enfance.

 

Conclusion générale: SAUVONS L’ENSEIGNEMENT PUBLIC

 

Et" les mots ont leur importance":


podcast
 
Bertrand Betsch, Les mots ont leur importance.

04/05/2008

Marcel, mais qu'ont-ils fait de toi ?

 

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Imaginez. 

Un éminent monsieur, énarque, conseiller d’Etat, ancien conseiller de plusieurs ministres. Un Saugeais, né aux Maitrets en 1946, dans le canton de Montbenoit (Doubs). Un pur produit de l'école laïque de la république rurale, monté dans un ascenseur social qui fonctionnait encore correctement au milieu du 20e siècle. Un passé paysan, une expérience de la préfectorale, un passage à la direction de la fonction publique. Un gars solide, bien dans ses bottes. Un homme de confiance et de ressources se dit le ministre.

Le ministre charge donc Son Eminence de produire un rapport. Un rapport sur l’évolution du métier d’enseignant.

Imaginons.

Prémonitions. Auditions (quand même). Cogitations. Préconisations. 271 pages (1).

Et, qu’en ressort-il ?

3 axes.

1.

Constatation n°1 : p. 73. « Les enseignants sont au total plus attachés à leur classe et à leur discipline qu’à leur établissement. Cette tendance ne facilite pas la coordination pédagogique ni le travail d’équipe. Elle induit des formes d’isolement et de solitude face au traitement de la difficulté scolaire et, plus généralement, explique une insuffisante mise en commun des pratiques d’enseignement et des expériences ».

Préconisation n°1 : p. 239. Réaliser de toute urgence l’autonomie des établissements : « La commission propose d’élargir les marges d’autonomie et de responsabilité : dans l’organisation des enseignements, dans l’organisation de l’activité enseignante, dans les pouvoirs confiés aux équipes de direction des établissements ».

Petit oubli n°1 : Les suppressions de postes (ah non, pas ça, s’il vous plait, pas ça, encore ! non). Bah oui ! Les suppressions de postes vont avoir pour conséquences l’alourdissement des effectifs des classes, le non dédoublement de ces mêmes effectifs dans les cours de certaines matières où c’est pourtant indispensable. Est-ce cela traiter de la difficulté scolaire ? Est-ce pour rompre l’isolement et la solitude de l’enseignant que vous lui rajoutez 4 ou 5 élèves dans chacune de ses classes ?

2.

Constatation n°2 : p. 95. « Il manque à la gestion [des enseignants] une dimension qualitative. (…) Cette insuffisance se vérifie dans quatre domaines : l’affectation des enseignants se fait année après année (…) par le jeu des barèmes qui conduit à faire occuper les postes vacants les plus difficiles (…) par les enseignants les plus inexpérimentés ; la notation des enseignants (…) est réalisée selon des règles si complexes que personne ne peut les expliquer simplement ; la formation continue déjà très insuffisante quantitativement (2,7% de la masse salariale), (…) est  souvent pratiquée comme une récompense ; le suivi et la gestion personnalisée des carrières sont très peu pratiqués. Les enseignants se sentent souvent abandonnés à eux-mêmes. »

Préconisation n°2 : Rénover la gestion des ressources humaines : p. 240. « Il s’agirait de distinguer l’Etat formateur qui préparerait les enseignants à leur métier et leur délivrerait un master d’enseignement, et l’Etat employeur, qui recruterait, de façon simplifiée, qui recruterait de façon simplifiée, voire déconcentrée, les enseignants, dont il a besoin. » Concernant l’évaluation des enseignants, la commission « préconise que soient explorées des pratiques d’évaluation qui reposent sur les regards croisés des inspecteurs et des chefs d’établissements ». Pour le reste : la gestion des affectations doit être considérée (interdit de rire) comme une « cause nationale », la formation continue deviendrait une obligation.

Petit oubli n°2 : La gestion (très rénovée actuellement) des ressources humaines conduit également les rectorats à remplacer les postes supprimés par des heures supplémentaires. Autrement dit, le nombre d’enseignants changeant d’affectation chaque année va augmenter de manière exponentielle car ceux-ci ne seront plus nommés sur des postes mais sur des heures… Par ailleurs, le recrutement en forte augmentation depuis quelques années de vacataires  (2) et de contractuels (3), est-ce cela un recrutement simplifié, voire déconcentré des enseignants ?

3.

Constatation n°3 : p.239. « Les obligations de service sont aujourd’hui exclusivement définies en temps d’heures hebdomadaires devant les élèves. Ceci paraît regrettable à la commission : enseigner constitue certes le noyau du métier, mais ce n’en est pas la seule composante. Or, les autres dimensions du métier dont aujourd’hui fort peu explicitées et fort peu reconnues, notamment le travail collectif et les activités autres que d’enseignement et qui le confortent. »

Préconisation n°3 : L’élargissement des missions des enseignants, p. 239. « La commission présente différentes hypothèses de prise en charge explicite de ces missions : statu qui aménagé ; une obligation de service d’enseignement définie annuellement ; ou encore l’instauration, en substitution ou en complément du temps d’enseignement, d’un temps de présence obligatoire dans l’établissement, comme dans certains pays étrangers ».

Petit oubli n°3 : La réforme actuelle des missions de l’enseignant (suppression d’options, non dédoublement des effectifs en langues, allègement des programmes de l’école primaire, suppression d’une année d’étude en lycée professionnel, abaissement des exigences pour l’obtention du baccalauréat, entre autres beautés) conduit à un recentrage des missions de l’enseignant sur un contenu disciplinaire appauvri et un temps accru consacré à la gestion (elle aussi mais dans un autre sens) disciplinaire des élèves. En échange, il est vrai, a été crée de l’accompagnement pédagogique pour ceux qu’un président a nommé les « orphelins de 16 heures ». C’est tout. Le but d’une réforme n’est-elle pas d’améliorer la qualité des services proposés ?

Voilà. Alors, bien sûr, on va dire : caricature !

Pourtant, ce qui est préconisé ici est déjà en route.

Ah bon ?

Bah oui :

LibéOrléans, le 29 avril 2008 : « Le premier collège « public-privé » retoqué par la Justice ». « Le tribunal administratif d’Orléans saisi par un groupement local d’artisans du BTP vient d’annuler la délibération qui permettait la construction et la gestion privées de cet établissement sous un mode unique en France. En échange de la prise en charge de la construction du collège (13,5 millions d’euros), une filiale du groupe Vinci recevait la concession de l’établissement (fonctionnement, entretien…) pendant une durée de dix ans. (…) Le conseil général du Loiret, à l’origine de ce montage partenarial sensé répondre à une notion « d’urgence », regrette amèrement la décision du tribunal administratif ».

Encore ?

Pas de problème :

AFP, 29 avril 2008 : « Le Sénat a adopté en première lecture mardi le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires, qui vise à faciliter le passage d’une fonction publique à une autre, voire du public au privé. » Outre un « droit au départ » pour les 5,2 millions de fonctionnaires ainsi que de nouveaux dispositifs d’accompagnement pour les emplois « supprimés » ou « modifiés », le projet de loi « autorise aussi le remplacement d’un fonctionnaire par un « agent contractuel » ou par un « recours à l’intérim et élargit les possibilités de cumul d’emplois à temps partiel ».

Et de rajouter : « Pour Eric Woerth, ministre du Budget, ce texte constitue « la première étape de la modernisation de la fonction publique » et vise à fournir « un service public de qualité au meilleur coût possible ».

Nous rions 1 fois.

Nous rions 2 fois.

Nous rions 3 fois.

Voilà. Alors, bien sûr, on va dire : « Vous les fonctionnaires, c’est toujours pareil, vous êtes contre toute idée de réforme, vous êtes accrochés à vos acquis comme une moule à son rocher ».

Et bien non. Nous sommes favorables aux réformes. Et pour tout dire, nous en voulons. Mais des vraies. Pas de celles qui nous promettent un enseignement de qualité en commençant par l’alourdissement des effectifs de classes et l’allègement des programmes. Pas de celles qui prennent comme modèle les établissements privés sous contrat et bientôt les boîtes à fric du genre Acadomia ou qui nous invitent à n’apprendre que le Wall Street english. Pas de celles qui consistent à remplacer un enseignant formé, stable sur son poste par un intérimaire à temps partiel imposé et corvéable à merci.

On voudrait bien prendre un train de réformes qui puissent nous permettre d’aller vers une nouvelle étape dans la démocratisation de l’éducation engagée depuis les années 60.

Mais là, très franchement, on ne sait plus quel train prendre et pour aller où.

Bientôt, en gare de Houilles-Carrières :


The train, de Takahiro Hirata
Enervant au bout d'un moment, non ?

 

(1) Le livre vert de la Commission Pochard.
(2) Bac + 3, payés sur des vacations de 200 heures, sans avoir les mêmes droits à la retraite ou aux congés ou à la protection sociale que les professeurs titulaires.
(3) Professeurs en CDI recrutés par les rectorats, donc par l’administration déconcentrée.

01/05/2008

C'est le 1er mai...

 

 

... et cela ne sent pas que le muguet.


podcast

 

Et si vous voulez être bien énervés, lisez ça.

30/04/2008

Primaire: le grand bond en arrière

 

 

Difficile de savoir comment, mais, il paraît aujourd’hui évident que Xavier Darcos a rajeuni.

Ah ? Répondez vous, interloqués.

De huit ans.

Ah ? Vous interloquez vous, de nouveau.

Et bien oui.

C'est ce jouvenceau lui-même qui nous le laisse dire:

Mai 2002 : « Une lutte absolue contre l'illettrisme à l'école primaire, une action forte contre la violence (il faut sortir les caïds), une réflexion sur la formation des maîtres ». Ce sont les trois pistes de travail que Xavier Darcos, alors sous-ministre à l’enseignement scolaire, livrait au Figaro magazine.

Une cause : l’illettrisme, une conséquence : la violence barbare, entre les deux : des idéologues incompétents : les maîtres. Petit rappel : on est en 2002.

Hier, 29 avril 2008 : « On me dit que les programmes rédigés entre 1998 et 2002 n'avaient pas encore fait leur preuve. Comme s'il fallait encore sacrifier quelques générations scolaires de plus pour avoir l'assurance définitive de l'échec d'une certaine pensée scolaire ! Cette pensée, celle du pédagogisme, nous la connaissons bien et nous en connaissons surtout les effets. Car l'école primaire ne parvient plus à faire diminuer l'échec scolaire qui touche les 15% des élèves qui entrent chaque année au collège avec de graves lacunes en lecture, en écriture ou en calcul. » (2) Ce sont les propos de M. Xavier Darcos devenu Ministre de l’Education nationale lors de sa conférence de presse de présentation des nouveaux programmes des écoles maternelle et primaire.

Donc rien n’a changé. 6 ans de gouvernement des mêmes (3) pour en arriver aux mêmes bonnes recettes masquant les mêmes coupes budgétaires (4). C’est même pire d’ailleurs puisque désormais non seulement les élèves en échec sont illettrés mais, en plus, ne savent plus compter. Que de violences supplémentaires devront nous en attendre et que vont donc faire les mêmes incompétents chargés de les sortir de ces marécages.

Mais Monsieur l’expert ministre comme vous aimez à vous définir vous-même. Quel était donc le taux d’illettrés chez les enfants de 11 ans en 1960 ? 1970 ? 1980 ? On ne nous donne jamais ces chiffres qui permettraient de réaliser une vraie comparaison. A la place on nous parle de dictée (5).

Jamais, Monsieur l’expert, vous ne parler des 85 % d’élèves que notre système d’éducation depuis l’école maternelle parvient à rendre lettrés et capables de compter. Jamais vous n’évoquez l’extraordinaire ouverture qu’ont connu les programmes d’enseignement depuis 2 ou 3 décennies : introduction des sciences, de l’expérimentation, des langues étrangères et j’en passe. Jamais.

Mais le pire est que vous employez des mots et des chiffres sans les définir et sans les expliciter clairement de sorte qu’on a l’impression qu’un élève en échec scolaire est un élève illettré.

Ce qui est faux dans la plupart des cas.

Alors plutôt que de cracher sur nous-mêmes comme vous nous y invitez si souvent, regardons les choses de près. Allons voir les études déjà réalisées sur l’illettrisme en France. Et pas n’importe où : l’agence nationale de lutte contre l’illettrisme (A.N.C.I.). Une agence gouvernementale.

Extrait tirés du rapport « Illettrisme, les chiffres » de l’A.N.C.I., 2005 (6):

Question n°1 : 3 100 000 personnes en situation d’illettrisme : quel est leur âge ?

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Parmi les 3 100 000 personnes concernées :
9% sont âgées de 18 à 25 ans, 15% sont âgées de 26 à 35 ans, 23% sont âgées de 36 à 45 ans, 30% sont âgées de 46 à 55 ans, 23% sont âgées de 56 à 65 ans.

Conclusion n°1 : Plus de la moitié des personnes en situation d’illettrisme, soit plus d’1,5 million, est âgée de plus de 45 ans.

Question n°2 : Quelle proportion de personnes en situation d’illettrisme dans les différents groupes d’âge ?
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Si l’on considère les groupes d’âge: 4,5% des 18-25 ans,, 6% des 26-35 ans, 9% des 36-45 ans,, 13% des 46-55 ans,, 14% des 56-65 ans sont en situation d’illettrisme

Conclusion n°2 : La proportion de personnes en situation d’illettrisme est plus forte pour les groupes d’âge les plus élevés.

Et le rapport de conclure :

« Très souvent on pense que l’illettrisme frappe surtout les jeunes générations. Certes 4,5% des jeunes de 18 à 25 ans sont confrontés à l’illettrisme alors que pour eux la fin de la scolarité obligatoire est encore très proche. (…) Mais la majorité des personnes en situation d’illettrisme a plus de 45 ans. à cette population confrontée à des difficultés quotidiennes, il faut apporter des solutions et informer largement sur cette réalité. Le pourcentage de personnes qui sont confrontées à l’illettrisme croît au fur et à mesure que l’âge augmente, ce qui invite à prévenir l’effritement des connaissances tout au long de la vie et à faire de la consolidation des compétences de base une donnée intégrée de manière permanente dans la formation tout au long de la vie. »

4,5 %.

4, 5 %, Monsieur le Ministre. Bien sûr qu’il faut tout mettre en œuvre pour résorber ce taux qui est créateur bien souvent d’exclusion sociale à venir. Mais pour cela faut il dans le même temps saborder des programmes qui permettent, semble-t-il, bon an mal an à 95,5 % d’apprendre à lire, écrire, compter et bien plus encore…

Et pour conclure, puisque vous proposer, entre autres beautés de ce genre là, de réduire l’enseignement de l’histoire à de l’apprentissage de chronologie (1515 *, reviens par là), revenons à ce regretté Pierre Desproges pour mesurer ce que la compréhension historique pourrait donner. Quoique pour l’exemple choisi cela ne serait pas si mal…

Et parce qu'il faut bien en rire.

La minute nécessaire du professeur cyclopède

 Notez dans votre agenda

Avec la rentrée, les professeurs et parents d’élèves du collège Lamartine bourgeonnent d’initiatives. Effet boule de neige. Chaque semaine, notre mouvement prend de l’ampleur, dépassant très largement aujourd’hui les seuls acteurs de notre petite communauté scolaire.

La rentrée est tournée en direction de la manifestation nationale à Paris du dimanche 18 mai.

 

Pour mieux nous préparer, nous lançons un appel:

- aux parents des élèves des collèges de Houilles et du lycée de Carrière-sur-Seine qui se mobilisent depuis plusieurs semaines,

- à tous les directeurs, enseignants et parents des élèves des écoles engagés également dans la sauvegarde de nos écoles en danger.

 

Venez participer à une réunion,

le mardi 6 mai 2008, à partir de 19h à la cantine du Réveil Matin, afin de préparer ensemble la manifestation nationale du 18 mai

qui portera, à Houilles et à Paris, les revendications de tous les niveaux d'enseignement.

(1) Le Monde du 19 mai 2002, « Le ministre de l'éducation nationale place la lutte contre l'illettrisme parmi ses priorités ».

(3) Ou presque puisque X. Darcos est devenu entre temps ambassadeur auprès de l'OCDE.
(5) « Prenons (...) une enquête française, qui établit que les écoliers de 2007 font deux fois plus de fautes que ceux de 1987 sur le même texte de dictée », X. Darcos, Discours de présentation des nouveaux programmes de l'école primaire, 29 avril 2008.
(6) Rapport « Illettrisme, les chiffres » de l’A.N.C.I., 2005.
* Marignan pour ceux qui n'ont pas suivi les programmes de 1923.

25/04/2008

" Je pompe donc je suis " (Nicolas Sarkozy... ou presque, hier à la télévision)

 

 

 

Le professeur Shadoko a parlé hier à la télévision.

Le Professeur Shadoko, rappelons le, est l'inventeur de l'ouvre boite en conserve, du comptage par poubelles et de la passoire à dépasser. Récemment on a pu le découvrir en Président de la République. Il dit des choses tellement astucieuses et futées, que lui-même bien souvent ne comprend pas ce qu'il dit, c'est vous dire !

Extrait :

M'SIEUR CALVI

 

D’où la question que je réitère pour la troisième fois : est-ce qu’on maintient les suppressions de postes ?

 

PROFESSEUR SHADOKO

 

Non m’sieur Calvi, on maintient les réformes qui permettront les suppressions de postes. Mais c’est dans cet ordre, m’sieur Calvi, c’est les réformes qui permettront les suppressions de postes. Et des réformes, y en a eu. On a supprimé la carte scolaire. Maintenant, les gens peuvent choisir l’école de leurs enfants. M’sieur Darcos a demandé la suppression du samedi matin. J’ai demandé une réforme du bac. Ecoutez. Tous les parents qui ont un enfant en Terminale savent qu’à partir du mois de mai, on ne peut plus aller en classe parce que l’organisation du bac fait … alors c’est pas la peine de faire travailler nos enfants pendant 36 heures dans la semaine si c’est pour que l’année s’arrête au début du mois de mai, entre les ponts et l’organisation du bac au mois de juin. Donc il y a des marges de productivité. Je suis parfaitement conscient du malaise enseignant. C’est d’ailleurs un très grand problème pour la société française parce que les élèves doivent apprendre à respecter leurs maîtres, à les admirer, à les considérer et la revalorisation de la fonction enseignante est pour moi une priorité mais elle ne pourra pas être menée de paire : embaucher plus, payer plus. Il faudra choisir.

 

 

 

Voilà ce qu’ont entendu quelques millions de téléspectateurs hier soir, 24 avril. De la logique Shadok !

 

Elément logique n°1 : ce seraient les réformes qui expliqueraient les suppressions de postes. Et de quelles réformes nous parle-t-on ?

 

La carte scolaire ? Si, disons, 25 élèves, soudain libérés de la carte scolaire, décident de quitter un établissement, et permettent ainsi la suppression de plusieurs postes de professeurs, ne vont-ils pas aller grossir les effectifs d’autres établissements qui alors auront besoin de plus d’enseignants ? Ou alors, vont-ils accepter de quitter leur classe à 25 élèves pour aller s’entasser dans des classes à 32 élèves si aucun poste supplémentaire n'est crée ?

 

La suppression du samedi matin ? Comment est-ce que la suppression de quelques heures de cours en primaire pourrait-elle déboucher sur la suppression de l’instituteur qui effectue les heures les autres jours ? En lycée, comment la suppression des heures le samedi pourrait elle conduire à la suppression de postes dans la mesure où les cours dispensés sont obligatoires ? Allons- nous supprimer des matières ?

 

Il y a bien une autre réforme que le professeur Shadoko a omise : les heures d’accompagnement scolaire créées en collège entre 16h00 et 18h00 pour les élèves volontaires. Mais là aussi, étonnement. Cet accompagnement est de l’aide aux devoirs. En quoi l’aide au devoir destinée à certains pourrait-elle justifier la suppression de postes d’enseignants destinés à tous ?

 

Donc. Même en se creusant la tête, non, vraiment, il ne semble y avoir aucune réforme précédant les suppression de postes. C’est donc bien les suppressions de postes qui précèderont des réformes forcément hypothétiques faute de personnels pour les mettre en œuvre.

Elément logique n°2 : Les professeurs vivent une dévalorisation de leur métier. « C’est d’ailleurs un très grand problème pour la société française, m’sieur Calvi ». Mais vous comprenez, il faut choisir, on ne peut pas embaucher plus et payez plus.

Là on dit « tope là, professeur Shadoko » Car, figurez vous, ce que nous demandons, ce n’est pas d’embaucher plus, mais de garder nos effectifs, de ne pas les diminuer. Rien de plus. Et à Lamartine, à Houilles, professeur Shadoko, ce que nous vous demandons, ce ne sont pas des moyens en plus, c’est de garder ceux que nous avons pour pouvoir continuer à fonctionner comme nous le faisons aujourd’hui. Rien de plus.

Et, figurez vous, professeur Shadoko, que, à Lamartine, des heures supplémentaires, nous n’en voulons pas. La charge de travail est déjà bien suffisante.

Et même si on en voulait, nous n’en aurions pas, car, vos services, non seulement suppriment  4 classes mais répartissent les élèves des classes supprimées dans les 20 classes restantes.

Ce qui fait, professeur Shadoko, que les enseignants du collège Lamartine, non seulement ne peuvent pas espérer voir leurs 1600 euros de salaire mensuel augmenter, mais auront des classes surchargées à gérer.

Oh ! La belle revalorisation de la fonction enseignante que voilà !

Professeur Shadoko, vous semblez avoir fait vôtre une de ces devises chère à vos amis les Shadoks : « Avec un escalier prévu pour la montée, on réussit souvent à monter plus bas qu'on serait descendu avec un escalier prévu pour la descente. »

Petit moment d'antologie donc, hier à la télévision, et qui vaut bien celui-ci:

Les Shadoks, saison 2, épisode n°6

" Une expérience simple permet de se rendre compte qu'on ne change pas notablement la qualité de l'instrument (une passoire) en réduisant de moitié le nombre de trous, puis en réduisant cette moitié de moitié, etc., etc. Et, à la limite jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de trous. D'où, théorême: la notion de passoire est indépendante de la notion de trou".

A méditer.


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Mademoiselle K, A l'ombre

22/04/2008

Ecole buissonnière *

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Le mouvement prend de l’ampleur dans les lycées. L’Administration s’inquiète et menace les parents d’élèves de collèges.

 

Courrier de l’Inspecteur d’académie des Yvelines, Joël-René Dupont, la semaine dernière à plusieurs centaines de parents d'élèves du collège des Plaisances à Mantes-la-Ville :

 

« Votre enfant manque la classe sans motif légitime ni excuse valable. (...) J'attire votre attention sur les sanctions prévues en cas de manquement à l'obligation scolaire : suspension ou suppression du versement de la bourse, amende (...) d'un montant maximum de 750 € prononcé dans le cadre du tribunal de police... » (Source : Le Parisien)

Déjà en 2003, lors du précédent mouvement d’ampleur dans l’éducation nationale, l’Inspecteur d’académie de Seine-Saint-Denis, Jean-Charles Ringard, formulait dans une note rendue publique des recommandations aux chefs d’établissement pour casser les mouvements de protestation (1).

Les petites intimidations de notre hiérarchie sont donc de la monnaie courante. L’intéressant est ailleurs. Jusque là, ils menaçaient les enseignants via leur chefs d’établissement. Désormais, ce sont les parents d’élèves. Doit-on y voir la preuve de mouvements qui changent de nature moins marqués par la geste syndicale ?

A Lamartine, nous l’avons vécu comme jamais auparavant. L’implication des parents est un paramètre essentiel de la durée du mouvement et de sa profondeur.

 

Les Conseils d’Administration des établissements sont de simples chambres d’enregistrement de décisions irrévocables avant même d’avoir été discutées. Les établissements s'autonomisent, certes, même de ceux qu'ils sont censés servir...

Mais, aujourd’hui, quelque chose est peut-être bien en train de changer.

L’offensive tous azimuts que lance le nouveau pouvoir en place ne touche pas que les moyens. Elle est aussi (osons le mot) idéologique. La refonte en cours des programmes du primaire, la promotion d’une école exclusivement méritocratique, basée sur la performance, l’ingérence du politique dans les programmes d’histoire en sont quelques témoignages. Ainsi, les questions majeures qui vont se poser ne sont plus seulement des questions de statuts et de moyens mais des questions politiques. Elles ne touchent plus les enseignants seuls dans l’exercice de leur métier mais la société toute entière dans la raison d’être de son école.

Ces mutations brutales devraient nous obliger, nous enseignants, à ne plus séparer, comme toujours, les enjeux des luttes que nous menons (et qui sont perpétuellement ramenées au stade de défense de nos acquis que nous n’avons plus depuis longtemps, pourtant) et le sens que nous continuons tant bien que mal à vouloir donner à notre métier, le rôle et la place de ce que nous enseignons.

Les suppressions de postes, massives, programmées insidieusement jusqu’en 2012, sont un double piège. Elles nous désorganisent considérablement. Elles mobilisent chaque année l’essentiel de notre énergie et de notre réflexion sur notre métier. Mais, les faibles économies qu’elles vont engendrer ne doivent pas faire illusion : les querelles sur les moyens sont là, aussi, pour nous empêcher de nous poser les vraies questions.

Et, si rien ne change, le fossé risque bien de continuer à se creuser entre Ernesto, son professeur et ses parents :

"En rachâchant", d'après Ah Ernesto (de Marguerite Duras),
court-métrage de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, 1982
 

A nous, tous ensemble, de réagir, pour ne pas avoir à nous ranger... comme en 2003. 

Max.


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Calogero, Mélodie en sous-sol

 

* Vacances aidant, cette note est le fruit d'une réflexion personnelle du rédacteur de ce blog.

(1) « Petits conseils d’un inspecteur d’académie à ses chefs d’établissement », Le Monde du 15 mai 2003.  Extrait : « La note formule quatre recommandations. La première porte sur la « gestion des grévistes et les retenues de salaire », pour lesquelles elle rappelle les procédures habituelles. La seconde règle le cas de la presse : si les caméras et interviews sont logiquement interdites dans l'enceinte des établissements, elles le sont aussi, de manière plus surprenante, « aux abords » de ceux-ci. « Les chefs d'établissement ont très bien compris qu'il ne s'agit que de la porte d'entrée », assure M. Ringard. Troisièmement, dans l'éventualité d' « intrusions » ou d' « occupations de locaux », le dépôt de plainte voire le recours « à l'intervention des forces de l'ordre » est conseillé. « C'est le cadre normal, d'autant qu'on est toujours dans le dispositif Vigipirate », souligne M. Ringard en ajoutant que la police n'est intervenue qu'une seule fois depuis le 22 avril, alors que des parents bloquaient l'accès à un collège. Enfin, la note rappelle que la fermeture des établissements - si la sécurité des élèves n'est pas assurée - dépend de lui en dernier ressort. »

18/04/2008

« Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente» (Aimé Césaire)

 

 

D'un côté, l’irresponsabilité de nos administrations qui acceptent de créer de la pénurie et de lourds disfonctionnements pour la prochaine rentrée scolaire dans nos écoles, collèges et lycées.

De l’autre, la mollesse des politiques dans nos assemblées qui osent à peine évoquer l’incroyable remise en cause de principes aussi évidents que celui de droit à une éducation égale et de qualité pour tous.

Depuis 6 semaines, au collège Lamartine, nous avons réussi à mobiliser au-delà de nos salles de cours et de notre établissement même. L’élan est là. Mais en 6 semaines, le mur fait de « briques et de broc » que l’Inspection académique nous opposait s’est transformé en béton armé. Les propos ministériels vont dans ce sens, les chefs d’établissements ont apparemment des consignes pour que les effectifs des établissements bougent peu et n’ouvrent pas la voie à d’éventuelles remises en cause des dotations horaires (comment interpréter autrement le refus à Lamartine d’organiser des journées portes ouvertes ?)

Pendant les deux semaines qui viennent, relisons Aimé Césaire. Un bon antidote pour ne pas prêter le flanc à l'éternelle bêtise des hommes.

Et continuons à nous mobiliser car, à la rentrée, les palabres ne suffiront sans doute plus.

 

Appel intersyndical à la mobilisation

pour une politique éducative ambitieuse

Le budget 2008 qui sera appliqué à la prochaine rentrée est contesté par les élèves, les parents d'élèves, les personnels, les étudiants, les associations éducatives complémentaires de l'enseignement public et tous les  partenaires de l'École. Les mobilisations vont croissantes et portent l'exigence de moyens pour la réussite et la démocratisation du système éducatif.

Les 11 200 suppressions de postes entraîneront des classes surchargées, rendant impossible le suivi individuel des élèves. Dans le second degré cela va conduire à des disparitions de formations et d'options et la fin de dispositifs pédagogiques et de soutien innovants.

Conjuguée aux retraits de moyens, la mise en place précipitée, sans réflexion préalable et sans concertation suffisante, du bac pro 3 ans dans les LP, suscite des inquiétudes légitimes quant à la prise en charge des élèves en enseignement professionnel en particulier ceux qui sont en difficulté.

Dans le premier degré les projets de programmes traduisent une vision passéiste et rétrograde de l'École, ainsi qu'un recul pédagogique et didactique. Ils remettent en cause les cycles et s'accompagnent d'une apparente volonté d'externaliser l'aide aux élèves en difficulté en rejetant la responsabilité de l'échec scolaire sur les familles.

Ce budget de rigueur et les suppressions de postes concernent tous les secteurs comme l'Éducation nationale mais aussi l'Enseignement Agricole Public et tous les personnels, se traduisant par une aggravation des conditions de travail et un fonctionnement plus difficile pour notre système scolaire.

Les annonces budgétaires pour les prochaines années confirment que cette politique de régression en lien avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) pourrait s'installer dans la durée.

La transformation de l'École implique une toute autre dynamique pour le système éducatif et pour les métiers de l'éducation.

Pour obtenir des budgets ambitieux qui permettent une transformation de l'École,

Pour mettre en oeuvre une autre politique éducative mettant la réussite de tous les élèves au centre de ses préoccupations,

Les organisations signataires appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations en cours :

• en organisant localement, dès la rentrée des vacances de printemps, des rencontres entre parents, lycéens, personnels de l'éducation et responsables des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public pour mieux les informer.

• en développant dans la durée des actions s'opposant aux conséquences du désastreux budget 2008 :

par une journée nationale d'actions diversifiées le 15 mai,

par l'organisation samedi 24 d'une grande journée de mobilisations, de rencontres avec la population et de manifestations dans tous les départements.

Ceméa, Confédération Étudiante, CRAP-Cahiers pédagogiques, FCPE, Ferc-CGT, FIDL, Les Francas, FSU, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Jeunesse au Plein Air, Ligue de l'Enseignement, Sgen-CFDT, Sud Éducation, Sud Étudiant, Unef, UNL, Unsa Éducation

 

A cela s'ajoute une manifestation nationale à Paris de toute l'Education le dimanche 18 mai. Ce jour là la France dira NON.

15/04/2008

Revue de stress

 

3a7447611ef2c115fb6994d1769bde99.jpgMobilisation, grève et manifestations aujourd’hui en France. Quelques articles glanés de ci de là pour se faire une petite idée.

Un reportage de Libération sur la manifestation parisienne qui a réuni entre 20000 et 40000 personnes  (disons 40000 pour faire simple) entre République et Nation.

Pendant ce temps, Le Monde interrogeait un enseignant de collège sur les raisons de la colère dans le second degré…

... et une institutrice de maternelle sur les nouveaux programmes. Où l’on constate que la suppression du samedi matin en primaire (et des heures de cours qui vont avec bien sûr, économies obligent) contraint nos chers penseurs du ministère à saborder l’école maternelle.

De bons coups de stress qui avaient bien besoin d’une bonne manifestation pour être évacués.

Pendant qu’on y est, en voici un autre. C’est dans le Figaro. Il  a pour sujet la délinquance des mineurs. On sait que le gouvernement veut réformer la fameuse ordonnance de 1945 et pourrait ainsi abaisser l’âge de la majorité pénale ou, au moins, revoir le statut spécifique des 16-18 ans.

Et par quoi, il se conclut l’article ? Je vous le donne en mille : « Le tournant générationnel est toutefois amorcé. Dès la rentrée, les programmes de l'école vont être remaniés. Les activités spor­tives, longtemps regardées comme suspectes elles rappelaient le patronage vont notamment être revalorisées pour leurs vertus éducatives. La pyramide des âges vient également au secours du gouvernement : d'ici à 2012, 50 % des effectifs seront renouvelés. »

Notre prof d’EPS de Lamartine qui pourrait faire les frais à la rentrée des suppressions de postes peut se rassurer : il a de l’avenir devant lui.

Et puis, cette déclaration de Xavier Darcos qui nous concerne directement. A la question « Y aura-t-il des ajustements dans les suppressions de postes ? »,

il répond : « Il y aura, comme chaque année, des ajustements dans la répartition des postes, notamment dans les académies de Créteil et de Versailles, qui sont particulièrement concernées par les suppressions de postes ».

Pour terminer, la petite provocation du jour, signée Xavier Darcos: « Depuis cinq semaines, on ne cesse de dire: "vous allez dans le grand soir, la manifestation s'annonce, ça monte, ça monte". Aujourd'hui, 82% des professeurs ne sont pas en grève. Je veux rendre hommage aux professeurs qui ne sont pas en grève: ils ont compris que les enjeux étaient ailleurs.»

Mais qu'est-ce qu'on va faire de lui ?

Allez. On se détend. On se fait un spa. Et on continue.

14/04/2008

Parce que...

 

 

Parce qu’ils deviennent un carburant essentiel de notre mouvement de protestation,

 

Parce qu’ils sont les premiers touchés par les projets du gouvernement,

 

Parce qu’ils osent contredire un ministre qui les accuse d'être des ignorants,

 

Parce que quand ils se battent pour l’Education, ils se battent pour nous tous (parents, élèves, enseignants ou simples citoyens),

 

Parce que si cela continue comme cela les lycées professionnels et les autres aussi ne formeront plus qu’à la précarité,

 

Parce que, c’est l’avenir de nos collégiens qui est en jeu,

 

Parce que, autour de nous, dans les Yvelines (et ailleurs biensûr), on a des lycées formidablement mobilisés,

 

Parce que le 10 avril, à Paris, leur nombre, leurs slogans, leur maturité nous ont fait chaud au cœur,

 

Parce qu’ils remettent ça demain, 15 avril, avec, dans une manifestation qui espérons-le sera ENORME, des cortèges bigarrés où toute l’Education sera là du primaire au supérieur,

Parce que, depuis hier, nous savons comment mettre un diaporama sur un blog. D'ailleurs (grand jeu concours), un intrus s'est glissé dans le diaporama et il n'est pas facile à faire bouger... Saurez vous le retrouver?

Avec un peu de musique, c'est mieux...
podcast

 

Parce qu’ils sont les filles et les « fils de France »,

 

Parce qu’ils imaginent des vidéos qui savent frapper les esprits,

 

Film des élèves du Lycée Bellevue à Albi

Parce que pour nous aussi, à Lamartine, le soutien des nombreux habitants de Houilles venus participer, ce samedi, 12 avril, au grand rassemblement que nous organisions devant la mairie, nous donne envie de continuer,

 

Parce que, ce samedi, nous avons pris date pour célébrer les 40 ans d’un collège né en 1968,

 

Parce que le mois de mai s’y prête si bien,

Parce que, depuis ce week-end, un nouveau défi est à relever.

 

13/04/2008

Liberté, égalité, fraternité, scolarité

 

 

Ce matin, devant la mairie de Houilles, un petit air de kermesse:

 

Un haut patronage

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Un petit air de printemps

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Des personnalités

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Des jeux endiablés et décoiffants.

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Des animaux rigolos

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Mais, ce samedi 12 avril, à Houilles, devant la mairie, c’était plus qu’une kermesse.

 

C’était le collège Lamartine qui, dans un rassemblement festif, musical, s’adressait à la population ovilloise. Merci à tous ceux, très nombreux, venus nous voir, discuter, s’informer et s’engager à nos côtés, parents, élèves et enseignants, en signant la pétition « pour un enseignement public de qualité à Lamartine ».

 

Car, toute cette belle et joyeuse énergie déployée est en danger. Si rien ne change, si l’Inspection académique persiste dans son plan de rigueur, ce sera 20% d’enseignants en moins à la rentrée et 25 % d’élèves en plus dans les classes de troisième notamment. Autant de projets qui disparaîtront et autant de difficultés en plus pour nos élèves.

 

Que ce beau printemps de fraternité soit celui de notre DGH retrouvée !

Petit diaporama. Ecoutez la chanson et laissez vous porter.


podcast

Merci enfin à l’équipe municipale et à M. le Maire de nous apporter leur soutien pour que Lamartine reste un collège dans lequel il fait bon étudier et enseigner. Merci aux écoles de Houilles venues elles aussi nous soutenir avec force banderoles et un salut amical aux collègues du collège Maupassant venus partagés avec nous ces moments de fraternité.

 

 

11/04/2008

Samedi 12 avril: tous à la mairie !

 

 

Le Ministère de l’Education nationale en tremble dit-on. Xavier Darcos serait en train de préparer son évacuation vers Baden Baden, paraît-il. Le député Lequiller a pris son courage à deux mains et s'est enfui depuis son élection... Les RG seraient sur le coup. La Préfecture donnerait ordre et contrordre.

 

Et ils ont raison.

 

Car,

 

Samedi,

 

Lamartine, sort de ses murs.

 

Venez nombreux. Parents, élèves, futurs parents d’élèves du collège, citoyens. Samedi, un rassemblement est organisé devant la mairie de Houilles. Si le ciel ne nous tombe pas sur la tête, cela devrait être informatif, grave mais joyeux, musical et (parenthèse pour la mairie) respectueux des pelouses.

 

Pourquoi la mairie vous demandez-vous ? Le lieu est central, bien sûr, symbole du pouvoir citoyen, toujours. Mais ce n’est pas tout.

 

Le 2 avril, le conseil municipal de Houilles a approuvé à l’unanimité une motion de soutien au collège Lamartine dans son combat pour un enseignement de qualité. La voici:

 

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Samedi 12: Tous à la mairie, donc !

Ci dessous, le tract diffusé par les trois fédérations de parents d'élèves et des professeurs du collège Lamartine.

 

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Le tout sur un air déjà bien entendu…


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