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19/03/2009

3 millions

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3 millions

 

 

Ce 19 mars, le petit Nicolas en a pris pour son grade. Selon les sources, près de 3 millions de personnes ont manifesté aujourd’hui en France (nous étions autour de 2 millions le 29 janvier). Et des slogans qui valent mieux que les discours...

 

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Cliquez sur les photos pour les agrandir

 

16/03/2009

Le 19 mars, le sommet social sera dans la rue

20 novembre

 

29 janvier

 

19 mars

 

 

 

Que s’est-il passé depuis le 29 janvier qui justifie une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le 19 mars ? Celui et celle qui suivent en pointillé l’actualité éducative peuvent légitimement s’interroger. Elie Domota, le leader du mouvement social guadeloupéen avait raison de railler cette méthode très métropolitaine de faire grève une fois tous les deux mois quand ce n’est pas trois. Ce qui devrait nous en convaincre, c’est l’extraordinaire n'importe quoi dans lequel le gouvernement nous a plongé depuis la magnifique mobilisation du 29 janvier.

 

Episode n°1 – le méga sommet du 18 février où le chef de l’Etat recevait en grande pompe les partenaires sociaux pour leur annoncer qu’il n’avait que des miettes à leur offrir.

 

Episode n°2 – le recul sur le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs.

 

Episode n°3 – l’étonnant pas de deux sur ce grand n’importe quoi que constitue la réforme de la formation des enseignants.

 

Depuis le 29 janvier nous avons pris conscience que nous avions deux ministres au lieu d’un (quelle chance !). Xavier Darcos et Valérie Pécresse travaillent main dans la main pour modifier de fond en comble les conditions de formation des maîtres. Pour autant, on ne peut pas dire que la gestion de nos politiques éducatives ait gagné en clarté. Que comprenez vous de la réforme du lycée : ajournée ou annulée ? Que comprenez-vous du nouveau statut des enseignants-chercheurs : évalués ou non ? Que comprenez vous de la réforme de la formation des maîtres : stage d’observation ou en responsabilité ? Plus rien n’est clair. A force de reculs, il n’existe plus de sens aux réformes engagées. Et c’est bien le pire. De quoi débattre ? Sur quelle base négocier ? On nous parle de tout remettre à plat, de réécriture des décrets, d’aménagement de dispositifs.

 

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Par exemple que comprenez vous à la logorrhée ci-dessous, extraite du dernier communiqué de presse du Ministre de l’Education nationale du 12 mars sur le recrutement et la formation des enseignants.

 

« A l’issue des consultations et rencontres des dernières semaines, Xavier DARCOS et Valérie PECRESSE ont apporté les précisions suivantes sur cette réforme, dont le processus sera lancé dès la session 2010 des concours, conformément aux principes énoncés dans la Charte signée par les deux ministres le 30 septembre dernier.

Cette réforme verra son aboutissement à l’occasion de la session des concours 2011. Les conditions définitives de la mastérisation des enseignants feront l’objet d’une discussion avec les organisations représentatives et les acteurs concernés.

Elles seront examinées par une Commission de concertation et de suivi, coprésidée par un président d’université et un recteur. Cette commission associera les associations syndicales représentatives.

Cette commission, qui réunira en nombre égal des membres de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale, aura pour objectif de faire aux ministres concernés des recommandations notamment sur l’articulation entre les masters et les concours, sur la question de l’adossement à la recherche des masters, sur les éventuelles adaptations que pourront connaître les épreuves et l’organisation des concours et sur les ajustements pour certaines disciplines professionnelles de l’enseignement professionnel. » (Les passages en gras le sont sur le communiqué)  

 

Tout cela ressemble étrangement à une opération bien connue : noyez le poisson. Au cours de ces derniers mois nous en avons eu plusieurs exemples : un jour, on annonce qu’on ne touchera pas aux Sciences économiques et sociales, un autre, on ouvre les lycées à des entrepreneurs peu scrupuleux. Un jour on dit vouloir faire de l’école maternelle une école à part entière, un autre on en vide le sens même. Un jour, on dit vouloir revaloriser la fonction enseignante, un autre on lui supprime toute formation en responsabilité sur toute l’année de stage. Plus de ligne conductrice, une gestion au jour le jour, faite de déclarations péremptoires sur la soi-disant irresponsabilité des syndicats, sur le passéisme des manifestations. Les 5 bonnes raisons de faire grève que nous énoncions en janvier sont encore plus valables aujourd’hui.

 

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Depuis le 29 janvier, d'étranges docteurs sont venus se porter au chevet de notre école. Nadine Morano et son projet d'adjoindre le Ministère de l'Education à celui de la Famille (et non l'inverse!), le FMI qui invite les Etats à réduire les salaires de leurs fonctionnaires. Mais où va-t-on?

 

Une chose est certaine : le flamboyant Darcos qui promettait il y a quelques mois encore médailles, uniformes, code de la vie scolaire et quelques autres de ces beautés là a disparu corps et âme lorsqu’il s’est agi de présenter des réformes plus sérieuses. A moins que tout ceci ne soit que des contre feux servant à cacher la seule et unique politique éducative que ce gouvernement sait mener à bien : la réduction du budget des services publics. Mais qui parle encore des 13500 postes que le Ministère de l’Education s’apprête à supprimer après les 33000 des rentrées 2007 et 2008 ? 

 

Non, vraiment. Le 19 mars, il sera temps de montrer la sortie à nos chers ministres. Ils trouveront bien une ambassade ou une multinationale pour terminer gentiment leurs carrières.

 

 

Max.

 

 


podcast
Alain Bashung, Dehors.

29/01/2009

2 millions

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2 millions

 

 

Selon les sources, près ou plus de 2 millions de personnes ont manifesté aujourd’hui en France.

 

A tous ceux qui doutent ou qui font semblant de douter, voilà à quoi sert une grève ou une manifestation : établir un rapport de force pour peser sur les négociations à venir.

 

« Désormais quand il y a une grève ne France, plus personne ne s’en aperçoit » disait l’autre, celui que tout le monde appelle le président de la République.

 

 

1 Français sur 30 

 

dans la rue aujourd’hui !

 

 

De la belle ouvrage ce 29 janvier partout en France.

Au collège, Picasso et les maîtres ... en grève

En ce 29 janvier, au collège Lamartine, Picasso et les maîtres… sont en grève.

 

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28/01/2009

Le 29 janvier, deux solutions s'offrent à vous

Marre de voir les classes s’alourdir, les budgets s’alléger et votre pouvoir d’achat stagner ?

2 solutions s’offrent à vous.

Aller voir votre chef ... mais c'est difficile (1):

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(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Ou alors,

Aller vous faire entendre à la Bastille (recommandé):

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(1) Georges Perec, L'art et la manière d'aborder son chef de service pour lui demander une augmentation

26/01/2009

Grève du 29 janvier: nous avons 5 bonnes raisons (plus une)….

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Nous avons 5 bonnes raisons … de faire grève le 29 janvier.

 

Grève générale. Nos éditorialistes du matin sont tout émoustillés à l’idée que « la semaine sociale s’annonce rude ». Très vite on butte sur les mots d’ordre. Qu’est-ce qui pourrait rapprocher un cheminot, un salarié (« usager »?) du privé, un professeur, un employé de banque ? Et surtout cette éternelle question qui sent la bonne vieille culture du résultat : mais le 30 janvier au matin, qu’est ce qui aura changé ? Un gréviste doit être comme un ouvrier sur sa chaîne, un professeur sur ses bulletins : productif.

 

Et bien disons le d’emblée : le résultat d’une grève est celui du rapport de force. Un moment démocratique ajouterons nous un peu pompeusement. C’est la loi du nombre qui fait la loi de la République. La démocratie, ce n’est pas une élection pour 5 ans et hop à la niche, citoyen.

 

5 bonnes raisons de prendre la France en otage le 29 (rassurons-nous, le syndrome de Stockholm existe) :

  1. Les réductions budgétaires : Pour prendre l'exemple de l'Education nationale, le budget  2009 se caractérise par des suppressions massives d’emplois (13 500 dont 5 500 dans le second degré) mais aussi par une baisse de crédits sans précédent. Pour la première fois depuis 1945, les crédits (hors coût des pensions de retraite) sont en baisse en euros constants. Ce budget manifeste clairement que l’Éducation nationale n’est pas une priorité du gouvernement. Les conséquences seront une nouvelle dégradation des conditions d’étude et de travail pour les élèves et les personnels : réduction de l’offre de formation, augmentation des effectifs, suppression de postes, multiplication des affectations sur plusieurs établissements...

     

  2. Le bouc émissaire de la crise : Chômage de masse, récession, pouvoir d’achat poussif: le gouvernement fait peser la responsabilité de cette situation sur l’Etat et l’ensemble des mécanismes de solidarité qui entraveraient la création d’emplois et de pouvoir d’achat. On peut légitimement s’interroger sur ces restrictions massives prévues depuis plusieurs mois quand dans le même temps des dizaines de milliards d’euros ont été débloqués pour venir en aide aux banques.

     

  3. La dévalorisation du travail : En exonérant de charges sociales et d’impôt sur le revenu les heures supplémentaires et les RTT converties en temps de travail, le gouvernement crée l’illusion momentanée d’un léger mieux être au dépend de l’égalité sociale. Car la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires créera un déséquilibre financier des comptes sociaux qui est compensée en réduisant l’indemnisation des chômeurs et le montant des retraites, en augmentant la part des dépenses de santé qui restent à la charge des patients. Le gouvernement ne revalorise pas le travail. Au nom du principe du mérite sans doute, ce sont les salariés les moins payés qui assument tous les risques économiques: ce sont leur niveau de vie, leur santé qui servent de variable d’ajustement au bon vouloir des actionnaires à l’image d’un capitalisme où ce sont les salariés qui prennent les risques.

     

  4. La dégradation du service public : Le gouvernement veut démontrer que le marché serait plus efficace que les services publics, plus équitable pour l’usager, plus rentable pour le contribuable. Le gouvernement veut moins de fonctionnaires. Les départs à la retraite ne seraient pas remplacés. Concrètement, il y aurait moins d’enseignants, moins d’infirmières, moins de policiers, moins de postiers, etc.… Les services publics, nous dit Sarkozy, sont « incompatibles avec la recherche du profit ». Pourtant, la performance doit en devenir un des principes, leur privatisation doit permettre à la France d’affronter la compétition mondiale. Selon, l’UMP le service public n’est pas une entreprise mais il doit en adopter les codes !!! Le service public doit être un moteur de la croissance mais il ne doit pas rechercher les profits !!! Derrière d’apparentes incohérences se cache un même et unique projet destructeur: le marché doit se substituer au service public. Quant aux fonctionnaires, ils deviennent du « capital humain », malléable, corvéable et au final jetable à merci. L’UMP détricote le droit du travail pour les asservir: un service minimum pour empêcher l’expression du droit de grève, la fin des syndicats jugés non représentatifs alors qu’ils ont été capables de mobiliser des centaines de milliers de salariés contre le CPE en 2006, le recours aux retraités pour surveiller les études du soir dans les écoles faute de personnel que le même le gouvernement ne veut pas remplacer !!!!

     

  5. L’absence de dialogue social : Brice Hortefeux, ex-ministre de l’immigration et de l’identité nationale désormais ministre du Travail vous y croyez ? Pensez-vous que celui qui confond droit d’asile et asile de fous quand il s’agit de raccompagner un être humain à une frontière, a été nommé pour pacifier les rapports sociaux dans le pays ?

 

5 bonnes raisons, plus une. Pour moi ce sera, l’usure d’un gouvernement et sa politique de faux semblants.

 

Et vous ?

 

 

Max.

 


podcast

Mademoiselle K, A l'ombre

11/12/2008

Petits conseils à un ami...

Hier, c’était jour de mobilisation.

Et vous savez quoi ?

Il est passé nous voir…


Découvrez Bourvil!

19/11/2008

Le 20 novembre: Yes we can !

Comme dirait ce cher Barack Obama : « Yes we can ! »

 

Ce 20 novembre, retour aux fondamentaux donc: la grève et la manifestation.

 

Certes, il m’est arrivé souvent, ici même, de brocarder les journées d’action et nous savons qu’en soi elles sont insuffisantes pour faire plier un gouvernement qui n’infléchit pas sa politique.

 

Mais quand même. Il y a des limites.

 

Pouvons nous rester les bras croisés face à la suppression de 13500 nouveaux postes l’an prochain (dont 6000 dans le second degré). Cela fera 33000 en 3 ans. Pouvons nous accepter sans rien dire la suppression des réseaux d’aide (les rased) dans le primaire pour les élèves en difficulté (qui s’occupe de ces élèves en difficulté une fois l’école primaire terminée ?)

 

Quelles sont les conséquences du gonflement des effectifs dans nos classes ? Pensez vous que le niveau va s’améliorer grâce à l’accompagnement éducatif ? Il est étonnant de voir aujourd’hui certains chefs d’établissement et inspecteurs pédagogiques s’émerveiller devant les groupes de niveau. La belle solution miracle que voilà. Y adhérez-vous ? Accepterez vous les heures et les heures de concertation, d’harmonisation ou que sais-je encore, non rémunérées bien sûr, qui iront avec ?

 

J’en ai assez dit. On ne doit pas se cacher derrière de fausses illusions (cette année ce seront d’autres, j’attend d’avoir 30 élèves et je me bouge). Les restrictions budgétaires qui président aux suppressions de postes conduisent à des restrictions pédagogiques beaucoup plus graves pour nos élèves et à des réorganisations de nos emplois du temps inacceptables. Que voyez vous de mieux dans ces pseudo réformes depuis la rentrée à Lamartine ? Existe-t-il des projets dans vos établissements pour prévenir la baisse de niveau ? RIEN

 

La grève est importante. Il ne nous reste pas grand-chose pour nous faire entendre aujourd’hui. Nous devons montrer que nous sommes encore là, vigilants et actifs.

 

Vivants quoi.

 

 

Lamartine sera du cortège :

 

Rendez-vous à la sortie de la gare RER – Luxembourg

à 14h30

jeudi 20 novembre.

 

Pour terminer, je reprend une affiche des syndicats Sud Education et Solidaires qui me paraît bien résumer la situation.

 

A jeudi.

 

Max.

 

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podcast
Bertrand Betsch, Les vents contraires

21/10/2008

Philippe, Armelle, Pascal et les autres

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Dimanche, c’était randonnée pédestre dans les rues de Paris pour montrer une fois encore notre volonté de sauvegarder une école publique digne de ce nom. Pour dire haut et fort, une fois encore que ce qu’on habille dans le beau costume de la réforme n’est en réalité qu’un plan de rigueur budgétaire qui n’aura pour conséquence que de mettre l’école en haillon.

 

Alors, pour éviter les trop grands discours, 20 minutes, notre hôte, a donné la parole à ceux qui sont concernés : parents d’élèves et enseignants, et leurs mots suffisent à tout dire. Nous les reproduisons ici.

 

Philippe

 

Père divorcé de quatre garçons dont un en CM2 à Bel-Air de Combrée (49).

 

« Mon fils a des difficultés scolaires, notamment en français. Je suis surtout inquiet de cette réforme qui lui supprime deux heures de cours. Normalement il peut bénéficier des cours de soutien le soir, mais il est dépendant du car scolaire. La municipalité n'a rien prévu. Il faudrait un autre professeur pour prendre en charge les plus faibles. Résultat, mon fils est rejeté. J'ai moi-même été un enfant en difficulté, aujourd'hui je suis cadre : grâce à l'école, je m'en suis sorti. L'école publique, laïque, gratuite d'aujourd'hui ne propose plus ce que j'attends. Il y a une déchirure entre les parents et l'école. Je suis obligé de payer des cours particuliers à mon fils. Si je n'avais pas les moyens, il resterait sur le carreau. J'aimerais qu'il aille en classe avec plaisir, ce n'est pas le cas. Les enseignants font ce qu'ils peuvent, mais je sens leur pessimisme. Leur mal-être est terrible. »

 

Armelle

 

Prof de maths au collège à Saint-Renan (29), 2 500 euros brut par mois, en fin de carrière.

 

« L'école est à bout, il faut absolument retrouver des moyens. Le suivi éducatif par exemple, je trouve ça très bien. Mais je n'ai pas le temps de faire des heures sup, je travaille déjà 45 heures par semaine. On croule sous la pression. Les injonctions qu'on reçoit changent tout le temps, dans l'urgence. On aimerait se concentrer sur ce qui se passe dans nos classes, c'est ça qui compte. Or nous avons de plus en plus de tâches administratives, comme mettre en ligne les notes des élèves. Les familles deviennent consuméristes. Si je mets une mauvaise note, elles vont demander à me voir pour comprendre pourquoi. Elles choisissent désormais l'école de leur enfant en fonction de la classe de mer, des activités organisées. C'est nouveau ! Certains parents disent qu'ils nous admirent, mais d'autres répètent qu'on ne fout rien et qu'en plus on râle tout le temps. Oui, ça pèse. »

 

Pascal,

 

Instituteur en CM2 à Montmoreau (16) et directeur d'école, 2 300 euros brut par mois.

 

« Je suis inquiet de voir que le système évolue vers une mise en concurrence des écoles entre elles. Les évaluations des enfants se multiplient, les résultats sont mis en ligne, bientôt les parents étudieront le taux de réussite des écoles avant de faire leur choix. Pour nous, enseignants, cette obligation de résultat est nouvelle, et malsaine à mon avis. On est là pour inculquer des savoirs, pas pour mettre des bonnes notes. Les parents font peser une forte pression sociale sur nos épaules. Je comprends qu'ils soient inquiets vu les tensions sur le marché du travail. Mais parfois, ça confine au pistage : certains scrutent à la loupe les programmes qui sont désormais édités. C'est dur de rester calme. Je travaille 40 heures par semaine au total. J'aimerais sentir une revalorisation de notre métier. Au lieu de cela, on multiplie les suppressions de postes. Peut-être en faut-il, mais là, ça fait beaucoup ».

 

 

 

Max.

08/06/2008

Petit manuel de mobilisation

 

 

... à usage de tous ceux qui veulent dire NON aux mesures Darcos


podcast
Noir désir, Le vent nous portera

 

Depuis quelques jours la mobilisation reprend fortement notamment dans le primaire. En témoignent plusieurs articles de presse qui nous permettent de recenser comme nous l’avions fait au début du mouvement (ici) les différentes initiatives qui bourgeonnent avec le printemps.

 

2072533878.JPGLa nuit des écoles organisée le 13 juin dans toute la France. L’objectif : avoir une retombée médiatique nationale pour informer le maximum de personnes des DANGERS (et vices cachés!) des mesures Darcos. Cette soirée, les organisateurs la souhaitent conviviale et citoyenne, entre enseignants, élus, parents d'élèves du public et du privé. Parti, à la base, sans mot d'ordre syndical, un mouvement d'occupation d'écoles s'est installé dans la capitale. Les protestataires dénoncent, pêle-mêle, le "démantèlement de l'école", la "casse du service public", les suppressions de postes, les nouveaux programmes, les stages de remise à niveau pour les élèves en difficulté, ou le nouveau fichier central "Base élèves". Depuis plusieurs semaines, des occupations d’écoles par les parents d’élèves germent un peu partout à l’image de l’école Marcadet dans le XVIIIe arrondissement à Paris. Depuis une semaine, des parents se relaient dans le bureau du directeur. L’occupation ne perturbe pas la classe : les parents se contentent d’être là, de filtrer les communications et de bombarder de fax le rectorat. La méthode vise à lutter contre les réformes Darcos sans en passer par une grève enseignante «trop pénalisante pour les familles et les instits», relaie Libération.

1270726246.JPGLa grève tournante, en appui aux occupations d’écoles. Depuis la mi mai, dans le dans le XVIIIe arrondissement à Paris encore. A l’image de l’école Pajol, des enseignants observent une grève tournante reconductible, suivie chaque jour par un quart à un tiers d'entre eux. La situation est similaire dans la plupart des écoles voisines, relate Le Monde.

Appel à la création de coordinations départementales des enseignants et des parents d’élèves avec en point de mire d’éventuels blocages de centres de correction des examens. Il s’agit là de protester contre les suppressions de postes massives dans le secondaire et des dotation horaires qui pour la rentrée prochaine auront pour conséquence d’alourdir le nombre d’élèves dans les classes (jusqu’à 30 en collège, 40 en lycée). D’ores et déjà, le syndicat SUD Education de l’Académie de Créteil appelle dans le 2nd degré, à la grève dès le 16 juin, date de début du Bac, ainsi que le blocage d’un centre de retrait des copies, rappelant par ailleurs qu’il est indispensable, « à l'occasion des dernières AG et des conseils d'enseignement de fin d'année, amplifier le refus collectif des heures supplémentaires dans les collèges et les lycées pour ne pas entériner les suppressions de postes ». Le forum unitaire recense les initiatives appelant à une grève des examens.

Estimant que l’heure n’en était plus aux tergiversations et aux seules promenades entre Nation et République, au collège Lamartine nous avons pris l’initiative cette semaine de voter massivement un texte allant dans ce sens.

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03/06/2008

Ensemble agissons sur les examens

 

 

… pour gagner sur nos revendications

 

 

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Miossec, Le stade de la résistance

 

Il est 11h30, aujourd’hui au collège Lamartine de Houilles.

 

Une trentaine de professeurs (sur les 37 que compte l’établissement) se réunissent en Assemblée Générale.

 

A l’ordre du jour, une nouvelle initiative est discutée : un appel à la création d’une coordination départementale des personnels de l’éducation et des parents d’élèves.

 

Son objet : Agir sur les examens du brevet pour gagner sur nos revendications.

La discussion s’engage. Les dernières annonces rectorales sur les affectations des TZR (1) et gouvernementales sur de futurs lycées à la carte ont échaudé les esprits. L’éducation devient la nouvelle pâte à modeler de nos gouvernants en mal de mouvement, de pseudo modernisation et de vraie libéralisation. Le pouvoir d’achat des ménages français s’effondre, renvoyons les à leurs enfants, terreau éternel de leurs inquiétudes légitimes.

Le chantage aux examens, ça suffit ! entend-on.

La démolition pierre après pierre de notre système éducatif et de nos statuts, cela ne peut plus durer. Trop c’est trop ! Nous nous devons de réagir.

L’appel lancé par nos collègues et désormais compagnons de lutte du Tarn vient à point nommé. Nous nous proposons alors de lancer une initiative similaire dans les Yvelines :

Nous nous tenons prêts à bloquer les centres de correction du brevet et à ne laisser accéder les correcteurs à ces centres de correction qu’à partir du moment où le ministre aura daigné écouter la colère qui s’exprime légitimement contre sa politique de casse du service public d’éducation.

26 des 28 professeurs présents ont approuvé le texte que nous reproduisons ci-après. Ce texte sera transmis à l’Inspection académique et au Rectorat de Versailles. Ce texte est aussi un appel à la mobilisation.

Que tous ceux et toutes celles, enseignants, parents ou simples citoyens, dans les Yvelines et au-delà, qui souhaitent s’engager dans cette action se fasse connaître en nous communiquant leurs coordonnées à notre adresse mél : sauvonsnosdgh@yahoo.fr

 

  ENSEMBLE, AGISSONS SUR LES EXAMENS
POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS.

APPEL A LA CREATION D’UNE COORDINATION DEPARTEMENTALE (YVELINES) DE TOUS LES PERSONNELS DE L’EDUCATION ET DES PARENTS D’ÉLÈVES.

BREVET 2008 : OPERATION « BLOCAGE DES CENTRES DE CORRECTION »

 

Depuis des mois, lycéens, enseignants et parents se mobilisent pour faire entendre au gouvernement leur refus de sa politique éducative qui, sous couvert de “réforme”, entend démanteler méthodiquement le service public d’éducation dans notre pays. Les suppressions de postes massives en cours et à venir, la suppression de la carte scolaire, du bac pro en 4 ans, la fin programmée des concours de recrutement, la casse des statuts d’enseignants, le recours revendiqué à l’intérim, la mise en concurrence des établissements, tout concourt à créer, dans un futur proche, une école à plusieurs vitesses, soumises aux pressions locales et un abandon de l’ambition d’une réussite pour tous au détriment des publics les plus touchés socialement. Dans les écoles, dans les collèges et lycées, dans la rue, nous avons clairement marqué notre refus de cette démission politique, notre refus des classes surchargées, des quartiers délaissés, des conditions de travail sabotées.

Depuis des semaines, le gouvernement fait la sourde oreille et n’affiche que mépris pour les lycéens, enseignants et parents mobilisés.

Enseignants en charge de la préparation et de la correction du brevet, nous sommes particulièrement attachés à cet examen qui garantit une évaluation impartiale et nationale des efforts accomplis pendant le premier cycle par les élèves. Aussi, nous refusons catégoriquement qu’il soit, comme pour le bac, instrumentalisé par le ministère pour faire passer en force ses mesures impopulaires et largement rejetées par l’opinion. En ayant sciemment refusé d’ouvrir toute négociation jusqu’à présent, en ne répondant pas aux demandes réitérées de report des examens, Xavier Darcos joue la montre et veut utiliser les examens pour mettre la pression sur les enseignants en cette fin d’année, espérant ainsi gagner du temps et désamorcer la mobilisation.
Nous refusons ce chantage et exigeons solennellement du ministre qu’il revienne sur ses mesures (et en particulier : retour des 11000 postes supprimés, maintien des options et des BEP, abandon du rapport Pochard) avant le début des examens.

Faute de quoi, nous nous tenons prêts :

- à bloquer les centres de correction du brevet et à ne laisser accéder les correcteurs à ces centres de correction qu’à partir du moment où le ministre aura daigné écouter la colère qui s’exprime légitimement contre sa politique de casse du service public d’éducation.

Ce texte a été adopté à l’AG du collège Lamartine de Houilles (Yvelines) du 3 juin 2008, par 26 des 28 professeurs réunis. C’est sur cette base et en élargissant l’action à tous les établissements du second degré et  au premier degré, que nous vous appelons à nous contacter tous et toutes pour s’organiser afin de passer à l’action ! Nous envoyons parallèlement une demande aux directions syndicales pour qu’elles se décident à lancer un mot d’ordre national pour agir sur les examens.

Contact : sauvonsnosdgh@yahoo.fr

 

(1) A compter de cette année, les Titulaires sur Zone de Remplacement (TZR) néo-titulaires seront affectés en priorité sur les Bloc de Moyens Provisoires de 18 h  (BMP : heures données à l’année à un établissement c’est-à-dire non fixes d’une année sur l’autre); les TZR déjà en poste seront, eux, nommés sur le reste des BMP disponibles après cette première phase en fonction de leur barème et de leurs vœux.

28/05/2008

Nettoyage de printemps


 

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 podcast

Ben Harper, Please Don't Talk About Murder while I'm eating

 

 

Alors voilà. 

 

Deux syndicats, le SGEN-CFDT et l’UNSA éducation quittent le navire. Arguant du fait que les examens approchent, ils donnent rendez-vous pour la rentrée de septembre.

On connaît la CFDT et notamment les renégats qui lui servent de direction. Depuis 2003, sur les retraites, nous leur devons déjà beaucoup de reniements. Pour eux, on s’en remettra à une citation de Jonathan Swift : « l’homme fait les mêmes gestes pour grimper et pour ramper ».

 

Que penser ?

Qu’à d’autres endroits, on tergiverse beaucoup moins. Dans le Tarn, par exemple (1),

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ENSEMBLE, AGISSONS SUR LES EXAMENS
POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS.

APPEL A UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DÉPARTEMENTALE (TARN) DE TOUS LES PERSONNELS DE L’EDUCATION ET DES PARENTS D’ÉLÈVES.

BREVET 2008 : OPERATION « BLOCAGE DES CENTRES DE CORRECTION »

Depuis des mois, lycéens, enseignants et parents se mobilisent pour faire entendre au gouvernement leur refus de sa politique éducative qui, sous couvert de “réforme”, entend démanteler méthodiquement le service public d’éducation dans notre pays. Les suppressions de postes massives en cours et à venir, la suppression de la carte scolaire, du bac pro en 4 ans, la fin programmée des concours de recrutement, la casse des statuts d’enseignants, le recours revendiqué à l’intérim, la mise en concurrence des établissements, tout concourt à créer, dans un futur proche, une école à plusieurs vitesses, soumises aux pressions locales et un abandon de l’ambition d’une réussite pour tous au détriment des publics les plus touchés socialement. Dans les écoles, dans les collèges et lycées, dans la rue, nous avons clairement marqué notre refus de cette démission politique, notre refus des classes surchargées, des quartiers délaissés, des conditions de travail sabotées.

Depuis des semaines, le gouvernement fait la sourde oreille et n’affiche que mépris pour les lycéens, enseignants et parents mobilisés. Les premiers sont des « bouffons », les seconds sont des « manipulateurs » et la FCPE une organisation « contre les parents ».

Depuis des semaines, le gouvernement joue la répression et le pourrissement du mouvement, en tablant d’abord sur les vacances scolaires et maintenant sur les examens de fin d’année.

Enseignants en charge de la préparation et de la correction du brevet, nous sommes particulièrement attachés à cet examen qui garantit une évaluation impartiale et nationale des efforts accomplis pendant le premier cycle par les élèves. Aussi, nous refusons catégoriquement qu’il soit, comme pour le bac, instrumentalisé par le ministère pour faire passer en force ses mesures impopulaires et largement rejetées par l’opinion. En ayant sciemment refusé d’ouvrir toute négociation jusqu’à présent, en ne répondant pas aux demandes réitérées de report des examens, Xavier Darcos joue la montre et veut utiliser les examens pour mettre la pression sur les enseignants en cette fin d’année, espérant ainsi gagner du temps et désamorcer la mobilisation.
Nous refusons ce chantage et exigeons solennellement du ministre qu’il revienne sur ses mesures (et en particulier : retour des 11000 postes supprimés, maintien des options et des BEP, abandon du rapport Pochard) avant le début des examens. Faute de quoi, nous nous engageons :

- à bloquer les centres de correction du brevet et à ne laisser accéder les correcteurs à ces centres de correction qu’à partir du moment où le ministre aura daigné écouter la colère qui s’exprime légitimement contre sa politique de casse du service public d’éducation.

Ce texte a été adopté à l’AG de Gaillac du 27 mai 2008, c’est sur cette base et en élargissant l’action au baccalauréat et au premier degré, que nous vous appelons à venir tous et toutes pour s’organiser afin de passer à l’action ! Nous envoyons parallèlement une demande aux directions syndicales pour qu’elles se décident à lancer un mot d’ordre national pour agir sur les examens.

Les enseignants syndiqués (SE-UNSA, SNES et SUD) et non-syndiqués des établissements du Tarn (collège Bruant, collège Balzac, collège Albert Camus, lycée Rascol) et des représentants FCPE d’Albi et de Gaillac réunis à Gaillac le 27 mai 2008.

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Nous avons besoin de syndicats maintenant !

Dans trois mois, il sera trop tard !

 

 

(1) Repéré sur le site toujours actif de nos collègues toujours bien informés du lycée Louise Weiss à Achères.

19/05/2008

Et maintenant ?

Alors ?

 

28, 30, 32, 34, 35 élèves

par classe…

 

Nous laissons faire ?

18/05/2008

35 000 manifestants

35000 manifestants, c’est bien.

AFP, aujourd'hui: « Le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, a exclu, dimanche 18 mai, lors de l'émission "Le Grand Rendez-Vous" en collaboration avec Europe 1/TV5MONDE/Le Parisien-Aujourd'hui tout retrait des projets de réforme du gouvernement "quelle que soit la dimension des manifestations". Interrogé sur sa volonté ou pas d'"assouplir, réduire ou retirer certains de (ses) projets", le ministre a répondu : "bien sûr que non". »

35 000 manifestants, ce n'est pas assez !

podcast

Miossec, Le stade de la résistance

 

 Grande satisfaction locale tout de même

 

La réunion d'information, le 15 mai, à l'école du réveil
matin ( une centaine de participants, intervention, débat et
organisation de la suite,...). Dès 10 heures, ce dimanche, rencontre

 parents et instits pour le pique-nique au Champ de mars, cortège

commun Houilles-Sartrouville (parents, enseignants maternelle,

primaireet secondaire ) : 300 personnes,
beaucoup d'échange et de prises de contact.

 

Un grand merci à tous ceux qui se sont mobilisés.

Et ce n'est pas fini...

15/05/2008

Service maximum entre Place d’Italie et République

 

Grève et manifestation pour Lamartine aujourd’hui.

Face aux petites phrases et aux petites provocations de ministres mal dans leurs mocassins, le but de la grève était de mettre en avant la force du nombre.

Voilà qui est fait.

Face aux réducteurs de têtes qui veulent nous imposer des programmes abêtissants et à bas coûts, il faut mesurer notre responsabilité, réfléchir à ce que nous faisons, à ce que nous laissons faire, au plan social, humain, culturel, au plan de la démocratie, au niveau de l’éducation. Il faut cesser de se contenter des pensées grossières destinées à nos pâles éditorialistes (la loi sur le service minimum, c’est tout ce qu’à compris de cette journée cette pauvre Arlette Chabot, ce soir sur France 2). Il faut cesser de céder aux sirènes du populisme, du tout répressif et de la crétinisation générale.

Voilà qui est dit.

Il faudrait aujourd’hui être aveugle et sourd (et gravement amnésique) pour s’obstiner à refuser de comprendre que la question fondamentale est celle de l’éducation.

Quelques photos pour s’en convaincre.

07/05/2008

Le collectif du 18 mai est né !

 

257060920.jpgHier, à Houilles, le collectif parents-enseignants du 18 mai s’est constitué et réuni pour la 1ère fois.

 

Parents des trois fédérations (Fcpe, Peep et Unaape) ou / et enseignants des collèges Lamartine, Maupassant, des écoles primaires Guesdes, Toussaint, Buisson, Destraves et Réveil Matin, des écoles maternelles Allende, Kergomard, Julliand, Schoelcher et Piagé étaient là.

 

 

L’occasion de préparer ensemble la manifestation nationale du dimanche 18 mai à Houilles et à Paris. L’occasion aussi d’échanger sur l’ensemble des changements en cours à tous les niveaux. Remise en cause de l’école maternelle, refonte inquiétante des programmes de l’école primaire, suppressions de postes dans les collèges. L’occasion, enfin de constater l’énorme besoin d’information, de compréhension sur la situation de nos écoles et leur avenir.

 

Au total, le constat qui se dégage est que l’ensemble des mesures éparses prises par le gouvernement ses derniers mois a bien une cohérence : celle de réaliser coûte que coûte des économies budgétaires drastiques (moins d’exigences en maternelle, moins d’heures en primaire, moins de postes dans le secondaire) au prix de la remise en cause de notre enseignement public.

 

Voici plus en détail le compte rendu de cette réunion qui en appelle d’autres…

 

Informations sur les points de « réforme » abordés le 6 mai 2008

Réseaux d’aide maternelle & primaire

  • Sur Houilles suppression d’un poste

Décision « incohérente », au vu de la désignation cette année d’un intervenant supplémentaire

Objectif : le soutien doit être fait par les instituteurs non spécialisés.

  • Mise en place de stages de soutien par des enseignants volontaires pendant les vacances scolaires  (des stages de ce type ont été proposés sur les vacances d’avril )

Décision « incohérente » : aucune organisation pédagogique effectuée

Objectif : s'inscrire dans le très tendance "travailler plus pour gagner plus".

Conclusion : Le soutien devient l’affaire d’instituteurs non spécialisés en dehors des temps scolaires

 Primaire

  • Pour tous les enfants, suppression de 2H d’enseignements : l’horaire hebdomadaire du temps scolaire passe de 26H à 24H
  • Répartition modifiée des différentes matières: les heures de maths et français sont exclusivement réservé à l’enseignement des mathématiques et français (l’histoire ne peut pas être assimilés à de l’enseignement de français). Le nombre d’heures pour les matières d’enseignements généraux devient « peau de chagrin »
  • Enseigner exclusivement des automatismes: cela signifie en maths par exemple,  enseigner uniquement les techniques opératoires (ne plus enseigner par l’expérimentation, la réflexion…)

Incohérence : le nouveau programme ne mentionne plus le socle commun des compétences

  • Pour les élèves en difficultés, mise en place de 2H de soutien hebdomadaire en dehors donc du temps dit scolaire. Contenu de ces 2 heures : Il s’agit donc de 72H annuelles qui se décomposent en 12H de concertation, 15 à 20H de préparation et donc 40à 45H de soutien « direct » à l’élève par an...

Conditions : ces heures de soutien peuvent être données par un enseignant extérieur à l’école de l’élève et dans une école différente de celle de l’élève ; ce qui pose de nombreux problèmes de sécurité/responsabilité qui rende cette disposition inapplicable

Incohérence : volonté d’externaliser ces élèves en difficultés alors que toute la « politique » du soutien actuelle est celle du soutien dans l’école.

Conclusion : La diminution du temps scolaire, l’uniformisation des enseignements (matières & méthodologies) ne peut que conduire à une augmentation du nombre des élèves en difficultés.  Pour le soutien de ces élèves en difficultés, l’externalisation conduira naturellement à une privatisation du soutien.

 Maternelle

  • Diminution des exigences de programmes

Objectifs : disparition progressive des petites et moyennes sections.

Conclusion : La disparition des maternelles conduira naturellement à une privatisation des structures de gardes de la petite enfance.

 

Conclusion générale: SAUVONS L’ENSEIGNEMENT PUBLIC

 

Et" les mots ont leur importance":


podcast
 
Bertrand Betsch, Les mots ont leur importance.

18/04/2008

« Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente» (Aimé Césaire)

 

 

D'un côté, l’irresponsabilité de nos administrations qui acceptent de créer de la pénurie et de lourds disfonctionnements pour la prochaine rentrée scolaire dans nos écoles, collèges et lycées.

De l’autre, la mollesse des politiques dans nos assemblées qui osent à peine évoquer l’incroyable remise en cause de principes aussi évidents que celui de droit à une éducation égale et de qualité pour tous.

Depuis 6 semaines, au collège Lamartine, nous avons réussi à mobiliser au-delà de nos salles de cours et de notre établissement même. L’élan est là. Mais en 6 semaines, le mur fait de « briques et de broc » que l’Inspection académique nous opposait s’est transformé en béton armé. Les propos ministériels vont dans ce sens, les chefs d’établissements ont apparemment des consignes pour que les effectifs des établissements bougent peu et n’ouvrent pas la voie à d’éventuelles remises en cause des dotations horaires (comment interpréter autrement le refus à Lamartine d’organiser des journées portes ouvertes ?)

Pendant les deux semaines qui viennent, relisons Aimé Césaire. Un bon antidote pour ne pas prêter le flanc à l'éternelle bêtise des hommes.

Et continuons à nous mobiliser car, à la rentrée, les palabres ne suffiront sans doute plus.

 

Appel intersyndical à la mobilisation

pour une politique éducative ambitieuse

Le budget 2008 qui sera appliqué à la prochaine rentrée est contesté par les élèves, les parents d'élèves, les personnels, les étudiants, les associations éducatives complémentaires de l'enseignement public et tous les  partenaires de l'École. Les mobilisations vont croissantes et portent l'exigence de moyens pour la réussite et la démocratisation du système éducatif.

Les 11 200 suppressions de postes entraîneront des classes surchargées, rendant impossible le suivi individuel des élèves. Dans le second degré cela va conduire à des disparitions de formations et d'options et la fin de dispositifs pédagogiques et de soutien innovants.

Conjuguée aux retraits de moyens, la mise en place précipitée, sans réflexion préalable et sans concertation suffisante, du bac pro 3 ans dans les LP, suscite des inquiétudes légitimes quant à la prise en charge des élèves en enseignement professionnel en particulier ceux qui sont en difficulté.

Dans le premier degré les projets de programmes traduisent une vision passéiste et rétrograde de l'École, ainsi qu'un recul pédagogique et didactique. Ils remettent en cause les cycles et s'accompagnent d'une apparente volonté d'externaliser l'aide aux élèves en difficulté en rejetant la responsabilité de l'échec scolaire sur les familles.

Ce budget de rigueur et les suppressions de postes concernent tous les secteurs comme l'Éducation nationale mais aussi l'Enseignement Agricole Public et tous les personnels, se traduisant par une aggravation des conditions de travail et un fonctionnement plus difficile pour notre système scolaire.

Les annonces budgétaires pour les prochaines années confirment que cette politique de régression en lien avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) pourrait s'installer dans la durée.

La transformation de l'École implique une toute autre dynamique pour le système éducatif et pour les métiers de l'éducation.

Pour obtenir des budgets ambitieux qui permettent une transformation de l'École,

Pour mettre en oeuvre une autre politique éducative mettant la réussite de tous les élèves au centre de ses préoccupations,

Les organisations signataires appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations en cours :

• en organisant localement, dès la rentrée des vacances de printemps, des rencontres entre parents, lycéens, personnels de l'éducation et responsables des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public pour mieux les informer.

• en développant dans la durée des actions s'opposant aux conséquences du désastreux budget 2008 :

par une journée nationale d'actions diversifiées le 15 mai,

par l'organisation samedi 24 d'une grande journée de mobilisations, de rencontres avec la population et de manifestations dans tous les départements.

Ceméa, Confédération Étudiante, CRAP-Cahiers pédagogiques, FCPE, Ferc-CGT, FIDL, Les Francas, FSU, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Jeunesse au Plein Air, Ligue de l'Enseignement, Sgen-CFDT, Sud Éducation, Sud Étudiant, Unef, UNL, Unsa Éducation

 

A cela s'ajoute une manifestation nationale à Paris de toute l'Education le dimanche 18 mai. Ce jour là la France dira NON.

14/04/2008

Parce que...

 

 

Parce qu’ils deviennent un carburant essentiel de notre mouvement de protestation,

 

Parce qu’ils sont les premiers touchés par les projets du gouvernement,

 

Parce qu’ils osent contredire un ministre qui les accuse d'être des ignorants,

 

Parce que quand ils se battent pour l’Education, ils se battent pour nous tous (parents, élèves, enseignants ou simples citoyens),

 

Parce que si cela continue comme cela les lycées professionnels et les autres aussi ne formeront plus qu’à la précarité,

 

Parce que, c’est l’avenir de nos collégiens qui est en jeu,

 

Parce que, autour de nous, dans les Yvelines (et ailleurs biensûr), on a des lycées formidablement mobilisés,

 

Parce que le 10 avril, à Paris, leur nombre, leurs slogans, leur maturité nous ont fait chaud au cœur,

 

Parce qu’ils remettent ça demain, 15 avril, avec, dans une manifestation qui espérons-le sera ENORME, des cortèges bigarrés où toute l’Education sera là du primaire au supérieur,

Parce que, depuis hier, nous savons comment mettre un diaporama sur un blog. D'ailleurs (grand jeu concours), un intrus s'est glissé dans le diaporama et il n'est pas facile à faire bouger... Saurez vous le retrouver?

Avec un peu de musique, c'est mieux...
podcast

 

Parce qu’ils sont les filles et les « fils de France »,

 

Parce qu’ils imaginent des vidéos qui savent frapper les esprits,

 

Film des élèves du Lycée Bellevue à Albi

Parce que pour nous aussi, à Lamartine, le soutien des nombreux habitants de Houilles venus participer, ce samedi, 12 avril, au grand rassemblement que nous organisions devant la mairie, nous donne envie de continuer,

 

Parce que, ce samedi, nous avons pris date pour célébrer les 40 ans d’un collège né en 1968,

 

Parce que le mois de mai s’y prête si bien,

Parce que, depuis ce week-end, un nouveau défi est à relever.

 

13/04/2008

Liberté, égalité, fraternité, scolarité

 

 

Ce matin, devant la mairie de Houilles, un petit air de kermesse:

 

Un haut patronage

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Un petit air de printemps

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Des personnalités

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Des jeux endiablés et décoiffants.

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Des animaux rigolos

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Mais, ce samedi 12 avril, à Houilles, devant la mairie, c’était plus qu’une kermesse.

 

C’était le collège Lamartine qui, dans un rassemblement festif, musical, s’adressait à la population ovilloise. Merci à tous ceux, très nombreux, venus nous voir, discuter, s’informer et s’engager à nos côtés, parents, élèves et enseignants, en signant la pétition « pour un enseignement public de qualité à Lamartine ».

 

Car, toute cette belle et joyeuse énergie déployée est en danger. Si rien ne change, si l’Inspection académique persiste dans son plan de rigueur, ce sera 20% d’enseignants en moins à la rentrée et 25 % d’élèves en plus dans les classes de troisième notamment. Autant de projets qui disparaîtront et autant de difficultés en plus pour nos élèves.

 

Que ce beau printemps de fraternité soit celui de notre DGH retrouvée !

Petit diaporama. Ecoutez la chanson et laissez vous porter.


podcast

Merci enfin à l’équipe municipale et à M. le Maire de nous apporter leur soutien pour que Lamartine reste un collège dans lequel il fait bon étudier et enseigner. Merci aux écoles de Houilles venues elles aussi nous soutenir avec force banderoles et un salut amical aux collègues du collège Maupassant venus partagés avec nous ces moments de fraternité.

 

 

01/04/2008

Mercredi 2 avril: Rassemblement devant le Rectorat de Versailles

 

 

On ne s'en lasse pas... 

 

Demain, mercredi 2 avril, à 15h00, aura lieu devant le Rectorat de Versailles un rassemblement des personnels de l’Education nationale, des parents et des lycéens.

Nous y serons.

Pour ceux qui ne peuvent pas s’y rendre par leur propre moyen, un rendez-vous covoiturage est fixé à 14 heures devant le portail principal du collège Lamartine.

Lire ce tract  ou encore ce tract appelant au rassemblement soutenu par les organisations départementales FSU – SNES – SNEP – SNUIPP – SGEN CFDT – UNSA-EDUCATION – SE UNSA - CGT Educ’Action – SUD Education – CNT Education  et FCPE (Lire l'appel de la FCPE 78).

Et puis, il y a ça.

Hier soir, alors que nous installions nos couchettes pour l'occupation du collège, une découverte:

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Ca alors !

 
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