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01/02/2009

DGH mon amour ! *

engrenages.jpgLes banderoles du 29 janvier sont à peine revenues dans les salles des professeurs que les collèges et lycées prennent connaissance des milliers de suppres-sions de postes de la rentrée 2009. 

 

Epreuve redoutée des chefs d’établissement, l’annonce des Dotations Globales Horaires (DGH) des collèges et lycées qui a lieu ces jours-ci ne l’est pas moins pour les personnels qui vont savoir sur qui le couperet des 13500 suppressions de postes va tomber à la rentrée prochaine. Depuis près de 20 ans déjà, les chefs d’établissement scolaire ont, en effet, une certaine autonomie dans la répartition des heures au sein de leur structure, dans l'organisation de l'établissement en classes et en groupes d'élèves ainsi que pour les modalités de répartition des élèves. Les arbitrages, délicats compte tenu du contexte, qui se font à ce moment là déterminent pour beaucoup les relations entre professeurs et équipe de direction.

 

DGH, mode d'emploi

 

Chaque année, les Inspections Académiques départementales (pour les collèges) ou les Rectorats (pour les lycées) dotent chaque établissement d’un contingent global d’heures d’enseignement : c’est la DGH (Dotation Globale Horaire). Cette DGH se compose d’heures postes (HP), correspondant aux postes fixes implantés dans les établissements (1), et d’heures supplémentaires années (HSA). Elle est, enfin, modulée en fonction des caractéristiques de l’établissement : le nombre d’heures par élève (H /E) est d’autant plus élevé que l’établissement scolarise un public plus socialement défavorisé.

 

La DGH n’est pas répartie par l’administration académique entre les disciplines ; cette répartition doit être faite par le chef d’établissement, éventuellement après avis de son conseil d’administration. Le chef d’établissement doit en prévoir la répartition. Il va alors élaborer la future « structure » de l’établissement. En fonction des options assurées ou en projet, il doit définir le nombre de divisions par niveau. Il calcule ensuite le nombre d’heures de chaque discipline qui lui est nécessaire et compare avec les heures dont il dispose. Il en déduit des demandes de création ou de fermeture de postes.

 

Cette « structure » est ensuite présentée à l’administration académique et des ajustements peuvent alors intervenir ; si le chef d’établissement estime que la DGH ne lui permet pas d’assurer les enseignements, il argumente pour avoir une « rallonge ». La DGH peut enfin être ajustée à la rentrée en fonction des effectifs réels d’élèves.

 

Ambiance

 

Hélas, hélas, ces dernières années ce système s’est grippé. Les administrations académiques sont chargées de mettre en œuvre la politique gouvernementale de suppression de postes. Au prix de fermeture d’options, d’augmentation des effectifs par classe, les DGH se réduisent et ne permettent plus d’ouvrir autant de classes que les années précédentes. Au collège Lamartine de Houilles (78), la rentrée 2009 verra ainsi la fermeture d’une nouvelle classe de 3ème (après avoir déjà vécu, à la rentrée 2008, la fermeture de trois classes). Economie pour l’année 2009 / 2010 : 3 demi postes de professeurs.

 

C’est là qu’intervient l’arbitrage du chef d’établissement. Qui devra partir ou se voir affecter deux établissements au lieu d’un ? C’est là aussi qu’interviennent les heures supplémentaires (HSA) attribuées à l’établissement. Affectées aux études dirigées ou à la remédiation (soutien en français ou en mathématiques par exemple), elles s’ajoutent aux services des professeurs titulaires qui arrondissent ainsi leurs fins de mois. Dilemme : ne serait-il pas plus juste d’affecter ces heures de soutien aux professeurs touchés par la suppression d’une partie de leur poste… Ils ne seraient plus obligés de se partager entre différents établissements.

 

Disons le : dans ce contexte de suppression massive de postes, les heures supplémentaires sont une plaie. Dans certains établissements, certains postes sont supprimés, une partie de leurs horaires transformés en heures supplémentaires octroyées aux professeurs qui restent. Les accepter revient à entériner le départ de son propre collègue. Les accepter revient aussi à entériner une logique qui vise à augmenter le temps de travail de l’ensemble des personnels : un jour, travailler trois ou quatre heures de plus deviendra la norme pour tous.

 

 

Max.

 

Petite précision (02/02 à 17h45) : Au collège Lamartine de Houilles (78), la rentrée 2008 a vu la suppression de 3 classes et de l’équivalent de 5 postes d’enseignants. La nouvelle DGH promise amènerait le total de classes supprimées à 4 et le nombre de postes à 6,5. En 2 ans, la saignée est donc particulièrement rude. Parallèlement, le nombre d’élèves par classe a fortement augmenté…

 

 

 

 

(1) Parmi les heures postes il existe aussi des heures affectées à des postes à durée déterminée (l'année scolaire en principe). Ce sont des heures non pourvues par des titulaires mais par des remplaçants à l'année.

 

* Pour sa 100ème note, ce blog revient à ses origines.

21/01/2009

Darcos sur le départ ! Début d'inventaire.

Difficile de dire si c’est l’annonce à peine masquée de son prochain départ de l’Education nationale qui me fait avoir cette faiblesse, mais, j’ai tout à coup envie de penser du bien de Xavier Darcos. Tenez, par exemple, cette idée de recruter 5000 agents pour lutter contre l’absentéisme scolaire dont le Parisien se fait l’écho et qu’il annoncera dans une interview au Figaro, ce jeudi. Le constat du ministre est juste : "De plus en plus d'élèves sont absents de manière régulière. Or, tout est lié. L'absentéisme mène au décrochage, qui conduit à l'échec scolaire, lequel mine l'insertion professionnelle et sociale des jeunes", "Et c'est lorsqu'un jeune n'est plus encadré, qu'il n'a plus de projet, qu'il peut être conduit à tous les échecs. L'absentéisme est un fléau, et les solutions actuelles pour y remédier ne fonctionnent pas",

 

Bien sûr on rétorquera que ces emplois sont des emplois précaires, que leur nom, probablement inventé par un de ces inutiles disciple de Jacques Séguéla, est ridicule (on les nommera les « médiateurs de la réussite scolaire »), que cette politique de la droite rappelle étrangement celle, vilipendée par le candidat Sarkozy, de la gauche (les célèbres grands frères, ces médiateurs de quartiers des années 80-90), que cette « interface entre l’école et les parents » entre en contradiction avec la haine de l’assistanat développée par le fringant self made man qu’est Nicolas Sarkozy, que ces emplois aidés ressemblent étrangement aux emplois jeunes de l’époque Jospin-Allègre.

 

Mais bon. Reconnaissons à Xavier Darcos, cette volonté de prendre de front chaque problème qui se pose et de lui apposer, en face, une solution, même fragile, même approximative. On ne peut pas dire qu’il n’essaie pas.

 

Alors pourquoi cette fracture entre le ministre et les personnels de l’Education nationale ? Ces maudites suppressions de postes bien sûr (13 500 encore pour la rentrée 2009). On ne peut pas vouloir réformer et en même temps « dégraisser ». Xavier Darcos s’est pris les pieds dans cette nasse qu’est le « terrorisme de la dette » tant exploité pendant l’élection présidentielle (souvenez-vous de ces émissions avec en image de fond le compteur de la dette qui défilait). Comment négocier de manière constructive une réforme avec des organisations syndicales auxquelles vous annoncez en même temps qu’elles vont voir les personnels qu’elles défendent se réduire de manière drastique ?

 

Et le mépris à l’égard des personnels l’emporta trop souvent sur le dialogue. En somme, il nous a manqué un « médiateur de la réussite [de la réforme] scolaire ».

 

Max.

03/06/2008

Ensemble agissons sur les examens

 

 

… pour gagner sur nos revendications

 

 

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Miossec, Le stade de la résistance

 

Il est 11h30, aujourd’hui au collège Lamartine de Houilles.

 

Une trentaine de professeurs (sur les 37 que compte l’établissement) se réunissent en Assemblée Générale.

 

A l’ordre du jour, une nouvelle initiative est discutée : un appel à la création d’une coordination départementale des personnels de l’éducation et des parents d’élèves.

 

Son objet : Agir sur les examens du brevet pour gagner sur nos revendications.

La discussion s’engage. Les dernières annonces rectorales sur les affectations des TZR (1) et gouvernementales sur de futurs lycées à la carte ont échaudé les esprits. L’éducation devient la nouvelle pâte à modeler de nos gouvernants en mal de mouvement, de pseudo modernisation et de vraie libéralisation. Le pouvoir d’achat des ménages français s’effondre, renvoyons les à leurs enfants, terreau éternel de leurs inquiétudes légitimes.

Le chantage aux examens, ça suffit ! entend-on.

La démolition pierre après pierre de notre système éducatif et de nos statuts, cela ne peut plus durer. Trop c’est trop ! Nous nous devons de réagir.

L’appel lancé par nos collègues et désormais compagnons de lutte du Tarn vient à point nommé. Nous nous proposons alors de lancer une initiative similaire dans les Yvelines :

Nous nous tenons prêts à bloquer les centres de correction du brevet et à ne laisser accéder les correcteurs à ces centres de correction qu’à partir du moment où le ministre aura daigné écouter la colère qui s’exprime légitimement contre sa politique de casse du service public d’éducation.

26 des 28 professeurs présents ont approuvé le texte que nous reproduisons ci-après. Ce texte sera transmis à l’Inspection académique et au Rectorat de Versailles. Ce texte est aussi un appel à la mobilisation.

Que tous ceux et toutes celles, enseignants, parents ou simples citoyens, dans les Yvelines et au-delà, qui souhaitent s’engager dans cette action se fasse connaître en nous communiquant leurs coordonnées à notre adresse mél : sauvonsnosdgh@yahoo.fr

 

  ENSEMBLE, AGISSONS SUR LES EXAMENS
POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS.

APPEL A LA CREATION D’UNE COORDINATION DEPARTEMENTALE (YVELINES) DE TOUS LES PERSONNELS DE L’EDUCATION ET DES PARENTS D’ÉLÈVES.

BREVET 2008 : OPERATION « BLOCAGE DES CENTRES DE CORRECTION »

 

Depuis des mois, lycéens, enseignants et parents se mobilisent pour faire entendre au gouvernement leur refus de sa politique éducative qui, sous couvert de “réforme”, entend démanteler méthodiquement le service public d’éducation dans notre pays. Les suppressions de postes massives en cours et à venir, la suppression de la carte scolaire, du bac pro en 4 ans, la fin programmée des concours de recrutement, la casse des statuts d’enseignants, le recours revendiqué à l’intérim, la mise en concurrence des établissements, tout concourt à créer, dans un futur proche, une école à plusieurs vitesses, soumises aux pressions locales et un abandon de l’ambition d’une réussite pour tous au détriment des publics les plus touchés socialement. Dans les écoles, dans les collèges et lycées, dans la rue, nous avons clairement marqué notre refus de cette démission politique, notre refus des classes surchargées, des quartiers délaissés, des conditions de travail sabotées.

Depuis des semaines, le gouvernement fait la sourde oreille et n’affiche que mépris pour les lycéens, enseignants et parents mobilisés.

Enseignants en charge de la préparation et de la correction du brevet, nous sommes particulièrement attachés à cet examen qui garantit une évaluation impartiale et nationale des efforts accomplis pendant le premier cycle par les élèves. Aussi, nous refusons catégoriquement qu’il soit, comme pour le bac, instrumentalisé par le ministère pour faire passer en force ses mesures impopulaires et largement rejetées par l’opinion. En ayant sciemment refusé d’ouvrir toute négociation jusqu’à présent, en ne répondant pas aux demandes réitérées de report des examens, Xavier Darcos joue la montre et veut utiliser les examens pour mettre la pression sur les enseignants en cette fin d’année, espérant ainsi gagner du temps et désamorcer la mobilisation.
Nous refusons ce chantage et exigeons solennellement du ministre qu’il revienne sur ses mesures (et en particulier : retour des 11000 postes supprimés, maintien des options et des BEP, abandon du rapport Pochard) avant le début des examens.

Faute de quoi, nous nous tenons prêts :

- à bloquer les centres de correction du brevet et à ne laisser accéder les correcteurs à ces centres de correction qu’à partir du moment où le ministre aura daigné écouter la colère qui s’exprime légitimement contre sa politique de casse du service public d’éducation.

Ce texte a été adopté à l’AG du collège Lamartine de Houilles (Yvelines) du 3 juin 2008, par 26 des 28 professeurs réunis. C’est sur cette base et en élargissant l’action à tous les établissements du second degré et  au premier degré, que nous vous appelons à nous contacter tous et toutes pour s’organiser afin de passer à l’action ! Nous envoyons parallèlement une demande aux directions syndicales pour qu’elles se décident à lancer un mot d’ordre national pour agir sur les examens.

Contact : sauvonsnosdgh@yahoo.fr

 

(1) A compter de cette année, les Titulaires sur Zone de Remplacement (TZR) néo-titulaires seront affectés en priorité sur les Bloc de Moyens Provisoires de 18 h  (BMP : heures données à l’année à un établissement c’est-à-dire non fixes d’une année sur l’autre); les TZR déjà en poste seront, eux, nommés sur le reste des BMP disponibles après cette première phase en fonction de leur barème et de leurs vœux.

07/05/2008

Le collectif du 18 mai est né !

 

257060920.jpgHier, à Houilles, le collectif parents-enseignants du 18 mai s’est constitué et réuni pour la 1ère fois.

 

Parents des trois fédérations (Fcpe, Peep et Unaape) ou / et enseignants des collèges Lamartine, Maupassant, des écoles primaires Guesdes, Toussaint, Buisson, Destraves et Réveil Matin, des écoles maternelles Allende, Kergomard, Julliand, Schoelcher et Piagé étaient là.

 

 

L’occasion de préparer ensemble la manifestation nationale du dimanche 18 mai à Houilles et à Paris. L’occasion aussi d’échanger sur l’ensemble des changements en cours à tous les niveaux. Remise en cause de l’école maternelle, refonte inquiétante des programmes de l’école primaire, suppressions de postes dans les collèges. L’occasion, enfin de constater l’énorme besoin d’information, de compréhension sur la situation de nos écoles et leur avenir.

 

Au total, le constat qui se dégage est que l’ensemble des mesures éparses prises par le gouvernement ses derniers mois a bien une cohérence : celle de réaliser coûte que coûte des économies budgétaires drastiques (moins d’exigences en maternelle, moins d’heures en primaire, moins de postes dans le secondaire) au prix de la remise en cause de notre enseignement public.

 

Voici plus en détail le compte rendu de cette réunion qui en appelle d’autres…

 

Informations sur les points de « réforme » abordés le 6 mai 2008

Réseaux d’aide maternelle & primaire

  • Sur Houilles suppression d’un poste

Décision « incohérente », au vu de la désignation cette année d’un intervenant supplémentaire

Objectif : le soutien doit être fait par les instituteurs non spécialisés.

  • Mise en place de stages de soutien par des enseignants volontaires pendant les vacances scolaires  (des stages de ce type ont été proposés sur les vacances d’avril )

Décision « incohérente » : aucune organisation pédagogique effectuée

Objectif : s'inscrire dans le très tendance "travailler plus pour gagner plus".

Conclusion : Le soutien devient l’affaire d’instituteurs non spécialisés en dehors des temps scolaires

 Primaire

  • Pour tous les enfants, suppression de 2H d’enseignements : l’horaire hebdomadaire du temps scolaire passe de 26H à 24H
  • Répartition modifiée des différentes matières: les heures de maths et français sont exclusivement réservé à l’enseignement des mathématiques et français (l’histoire ne peut pas être assimilés à de l’enseignement de français). Le nombre d’heures pour les matières d’enseignements généraux devient « peau de chagrin »
  • Enseigner exclusivement des automatismes: cela signifie en maths par exemple,  enseigner uniquement les techniques opératoires (ne plus enseigner par l’expérimentation, la réflexion…)

Incohérence : le nouveau programme ne mentionne plus le socle commun des compétences

  • Pour les élèves en difficultés, mise en place de 2H de soutien hebdomadaire en dehors donc du temps dit scolaire. Contenu de ces 2 heures : Il s’agit donc de 72H annuelles qui se décomposent en 12H de concertation, 15 à 20H de préparation et donc 40à 45H de soutien « direct » à l’élève par an...

Conditions : ces heures de soutien peuvent être données par un enseignant extérieur à l’école de l’élève et dans une école différente de celle de l’élève ; ce qui pose de nombreux problèmes de sécurité/responsabilité qui rende cette disposition inapplicable

Incohérence : volonté d’externaliser ces élèves en difficultés alors que toute la « politique » du soutien actuelle est celle du soutien dans l’école.

Conclusion : La diminution du temps scolaire, l’uniformisation des enseignements (matières & méthodologies) ne peut que conduire à une augmentation du nombre des élèves en difficultés.  Pour le soutien de ces élèves en difficultés, l’externalisation conduira naturellement à une privatisation du soutien.

 Maternelle

  • Diminution des exigences de programmes

Objectifs : disparition progressive des petites et moyennes sections.

Conclusion : La disparition des maternelles conduira naturellement à une privatisation des structures de gardes de la petite enfance.

 

Conclusion générale: SAUVONS L’ENSEIGNEMENT PUBLIC

 

Et" les mots ont leur importance":


podcast
 
Bertrand Betsch, Les mots ont leur importance.

15/04/2008

Revue de stress

 

3a7447611ef2c115fb6994d1769bde99.jpgMobilisation, grève et manifestations aujourd’hui en France. Quelques articles glanés de ci de là pour se faire une petite idée.

Un reportage de Libération sur la manifestation parisienne qui a réuni entre 20000 et 40000 personnes  (disons 40000 pour faire simple) entre République et Nation.

Pendant ce temps, Le Monde interrogeait un enseignant de collège sur les raisons de la colère dans le second degré…

... et une institutrice de maternelle sur les nouveaux programmes. Où l’on constate que la suppression du samedi matin en primaire (et des heures de cours qui vont avec bien sûr, économies obligent) contraint nos chers penseurs du ministère à saborder l’école maternelle.

De bons coups de stress qui avaient bien besoin d’une bonne manifestation pour être évacués.

Pendant qu’on y est, en voici un autre. C’est dans le Figaro. Il  a pour sujet la délinquance des mineurs. On sait que le gouvernement veut réformer la fameuse ordonnance de 1945 et pourrait ainsi abaisser l’âge de la majorité pénale ou, au moins, revoir le statut spécifique des 16-18 ans.

Et par quoi, il se conclut l’article ? Je vous le donne en mille : « Le tournant générationnel est toutefois amorcé. Dès la rentrée, les programmes de l'école vont être remaniés. Les activités spor­tives, longtemps regardées comme suspectes elles rappelaient le patronage vont notamment être revalorisées pour leurs vertus éducatives. La pyramide des âges vient également au secours du gouvernement : d'ici à 2012, 50 % des effectifs seront renouvelés. »

Notre prof d’EPS de Lamartine qui pourrait faire les frais à la rentrée des suppressions de postes peut se rassurer : il a de l’avenir devant lui.

Et puis, cette déclaration de Xavier Darcos qui nous concerne directement. A la question « Y aura-t-il des ajustements dans les suppressions de postes ? »,

il répond : « Il y aura, comme chaque année, des ajustements dans la répartition des postes, notamment dans les académies de Créteil et de Versailles, qui sont particulièrement concernées par les suppressions de postes ».

Pour terminer, la petite provocation du jour, signée Xavier Darcos: « Depuis cinq semaines, on ne cesse de dire: "vous allez dans le grand soir, la manifestation s'annonce, ça monte, ça monte". Aujourd'hui, 82% des professeurs ne sont pas en grève. Je veux rendre hommage aux professeurs qui ne sont pas en grève: ils ont compris que les enjeux étaient ailleurs.»

Mais qu'est-ce qu'on va faire de lui ?

Allez. On se détend. On se fait un spa. Et on continue.

11/04/2008

Samedi 12 avril: tous à la mairie !

 

 

Le Ministère de l’Education nationale en tremble dit-on. Xavier Darcos serait en train de préparer son évacuation vers Baden Baden, paraît-il. Le député Lequiller a pris son courage à deux mains et s'est enfui depuis son élection... Les RG seraient sur le coup. La Préfecture donnerait ordre et contrordre.

 

Et ils ont raison.

 

Car,

 

Samedi,

 

Lamartine, sort de ses murs.

 

Venez nombreux. Parents, élèves, futurs parents d’élèves du collège, citoyens. Samedi, un rassemblement est organisé devant la mairie de Houilles. Si le ciel ne nous tombe pas sur la tête, cela devrait être informatif, grave mais joyeux, musical et (parenthèse pour la mairie) respectueux des pelouses.

 

Pourquoi la mairie vous demandez-vous ? Le lieu est central, bien sûr, symbole du pouvoir citoyen, toujours. Mais ce n’est pas tout.

 

Le 2 avril, le conseil municipal de Houilles a approuvé à l’unanimité une motion de soutien au collège Lamartine dans son combat pour un enseignement de qualité. La voici:

 

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Samedi 12: Tous à la mairie, donc !

Ci dessous, le tract diffusé par les trois fédérations de parents d'élèves et des professeurs du collège Lamartine.

 

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agrandir le tract

Le tout sur un air déjà bien entendu…


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10/04/2008

Lamartine: le film (2)

 

 

Aujourd’hui, jeudi 10 avril, c’est journée d’action en région parisienne. Grèves, manifestations et l’occasion pour nous de diffuser (enfin) l’intégralité du film, réalisé le 31 mars dernier au collège Lamartine.

Voici donc les raisons de fond qui expliquent la raison d’être de cette mobilisation qui unit depuis près de 2 mois et demi, parents et enseignants.

Une fois de plus merci à Sylvain pour ce travail de pro.

 

 

Le collège Lamartine à Houilles dans les Yvelines, d’un premier abord, n’attire pas le regard. Au milieu d’une tranquille zone pavillonnaire, presque caché par une abondante verdure, il ne paie pas de mine.

On franchit le portail et c’est un tout autre visage qui s’offre à nos yeux. Dans la cour d’entrée d’abord, des tentes plantées de ci de là attendent d’hypothétiques campeurs.  On lève la tête, ensuite, et la façade finit de nous ôter de nos derniers doutes : collège occupé, peut-on y lire. Soudain, la ruche se met à bourdonner. La sonnerie vient de retentir. Il est 17h00, l’heure de rentrer à la maison pour les 605 élèves que compte l’établissement.

Mais en ce 31 mars 2008, pour les enseignants, vite rejoints par des parents d’élèves venus récupérés le bulletin de leur enfant, une autre journée commence. Ce soir là, ils ont décidé en commun de passer la nuit au collège.

Cela fait près de deux mois qu’ensemble ils se mobilisent, protestent, pétitionnent contre la suppression de 4 classes, de 3 postes d’enseignants et une augmentation sensible du nombre d’élèves par classe à la rentrée 2008.

 


En salle des professeurs, la discussion s’engage. Tout y passe : l’autisme de l’Inspection académique qui refuse tout dialogue, la baisse progressive depuis plusieurs années des moyens, l’appauvrissement de l’offre scolaire, les arguments du Ministère de l’Education  qui refuse de prendre en compte une réalité locale complexe. Le collège Lamartine « recrute » ses élèves aussi bien dans la belle zone pavillonnaire des environs que dans la Cité des Petits Bois, quartier nettement moins favorisé de la ville d’à côté, Carrières-sur-Seine. Un modèle de mixité qui produit depuis quelques années de bons résultats mais qui, a besoin d’être accompagné. Et, en septembre, ce modèle risque fortement d’être remis en cause par la baisse de la Dotation horaire accordée à l’établissement pour la rentrée 2008.

La visite de l’établissement nous donne l’occasion de rencontrer les parents d’élèves qui font signer aux nombreux parents venus ce soir une pétition destinée à alerter maire et député. L’occasion de constater leur attachement à un enseignement public de qualité. Un établissement qui pour certains les a accueilli comme élèves. Où l’on découvre que le collège n’est pas cette entreprise de « formatage absurde et universel » que ces détracteurs (mettre le lien vers un article de Rue 89 sur les déclarations de X. Darcos) décrivent parfois mais, au contraire, un système d’enseignement qui a su jusque là, moyennant des dotations horaires suffisantes enrichir l’offre scolaire classique de projets et d’accompagnements pédagogiques.


 
Au final, c’est bien l’image de ce que certains appellent déjà un « flexiprof» qui se dessine année après année. Partagé entre plusieurs établissements, enseignant vacataire à la petite semaine, le « flexiprof » d’une « maxiclasse », surchargée d’élèves et un enseignement qui ne se limite plus qu’aux stricts horaires réglementaires.

 

Reportage effectué le 31 mars 2008 au collège Lamartine de Houilles (Yvelines).

En attendant le 12 avril, n'oubliez pas de fredonner "DGH, si tu reviens..."


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07/04/2008

Le cauchemar de Darcos

 

 

Qu’est-ce qui peut bien faire se tourner et se retourner un ministre chaque nuit dans son lit au point de lui ôter le sommeil et le rendre si mécontent les matins? Le collège Lamartine ? On aimerait bien.

 

Cherchons un peu et trouvons pour lui la voie de la guérison :

 

En quelques clics, grâce à Internet, on retrouve notre ministre un matin (Aïe !) sur LCI. C’était à l’occasion de la rentrée 2007 :

 


 

La cause du cauchemar de Darcos donc : le sacro-saint collège unique et son « formatage absurde et universel », nous dit-il. Le bon vieux dilemne : la culture pour tous (qu’il assimile à un formatage) ou la méritocratie (gravée dans nos têtes cette phrase de l'Inspecteur adjoint d'Académie des Yvelines: "on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif !"). Un débat épineux où nous ne rentrerons pas ici. Courageux mais pas téméraires… (1)

 

Alors, commençons par rassurer notre ministre, une fois de plus:

 

Depuis de nombreuses années, le « collège unique » a su accueillir tous ses élèves, leur offrir un socle commun de connaissances mais aussi s’adapter à eux. Projets d’établissements, zones d’éducation prioritaire, développement des options, dédoublements de classes, création de dispositifs d’accompagnement vers le lycée professionnel (3ème d’insertion, 3ème découverte professionnelle) et j’en passe.

 

Oh ! Certes. Tout n’est pas parfait et beaucoup de choses sont à revoir. L’échec scolaire est encore trop lourd (15% d’une classe d’âge n’arrive pas au baccalauréat) et il faut le combattre et imaginer sans cesse pour le réduire.

 

Mais, nous sommes loin de ce collège qui assassine comme les temps difficiles que nous traversons nous le décrivent.

 

 

M. le Ministre,

 

Vous souhaitez mettre un terme au "formatage absurde et universel" dont le collège serait le terrain.

 

Alors, expliquez nous.

 

Pourquoi supprimez vous les options au lycée ? Pourquoi rendez-vous impossible (faute de dotations horaires suffisantes) les dédoublements en langues, en sciences ? Pourquoi augmentez vous le nombre d’élèves par classe au point que, parfois, seul le cours magistral permettra de boucler les programmes ? Pourquoi fermez-vous les 3ème d’insertion ?

 

Pourquoi faites-vous en sorte que le collège ne devienne plus qu’une boîte à formater de manière absurde et universelle ?

 

On ne comprend plus rien. M. Darcos : que voulez-vous ?

 

Car,

 

446f55fb3d43e1625c243bc45604ed3e.jpgAvec des classes surchargées à 30 élèves en collège et 40 en lycée...
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De quels stratagèmes devront user les équipes enseignantes pour remplir leurs missions?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Notez dans votre agenda

Avec le printemps, les professeurs et parents d’élèves du collège Lamartine bourgeonnent d’initiatives. Effet boule de neige. Chaque semaine, notre mouvement prend de l’ampleur, dépassant très largement aujourd’hui les seuls acteurs de notre petite communauté scolaire.

Toute cette semaine est tournée vers le grand rassemblement prévu devant la mairie de Houilles, ce samedi, 12 avril. Une occasion pour nous d’échanger avec les citoyens, de faire connaître notre combat pour un enseignement public de qualité. Mais, vous en saurez plus mercredi…

 

Demain, une belle surprise...

 

(1) Si vous souhaitez approfondir vous pouvez commencer par .

13:10 Publié dans argumentaires | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : darcos, education, dgh

04/04/2008

Lamartine: le film

 

 

Voici la version courte d’un film, bientôt disponible dans son intégralité, qui relate le mois et demi de mobilisation des professeurs et des parents d’élèves du collège Lamartine.

Au nom de tous, merci à Sylvain qui est venu, un soir de mars, déposer sa caméra parmi nous, pour ensuite en faire émerger ces instantanés.

Et c’est beau un collège qui vit !

Voilà d’où on vient. Voilà pourquoi on continue.


02/04/2008

"Daaarcos, si tu savais..."

 

 

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On commence à le savoir. 

Xavier Darcos en a ras la casquette, plein les bottes. Il voit rouge, gesticule, fulmine. Bref, il est très, très, très mécontent.

Tel Saint Siméon le stylite, sur sa colonne, il prêche dans le désert. Mais contrairement au stylite cela ne marche pas: « Combien de fois faudra-t-il répéter les choses pour être entendu… Ca devient désespérant », dit-il. (1) 

Alors, 

Il karcherise : « Ces défilés sont inutiles, infondés et menés par des mineurs de surcroît ignorants ».

Il minimise : « Retirez 0,7 % des effectifs ne changera rien, à part dans quelques classes ici ou là. »8efee30f17e4724134165b92ea405493.jpg

Il méprise : « Ces défilés [de manifestants] reviennent tous les ans ! Il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains syndicats ».

Il hypnotise : « Les enseignants volontaires (déjà nombreux) peuvent augmenter leur pouvoir d’achat grâce au milliard d’euros distribué pour les heures supplémentaires ».

Il vaporise : « On me demande des postes : je réponds études surveillées, nouveaux programmes, stages, revalorisation du lycée professionnel ».

Bref, il refuse d’admettre...
Qu’il déscolarise.

Alors, à Lamartine, on s’est dit : il faut rassurer le Ministre, lui dire que pour nous la réussite n’est pas seulement une ambition mais une réalité.

Lamartine c’est :

-         Un taux de REUSSITE AU BREVET : 84.45 % en progrès constant depuis plus de cinq ans

-         Une orientation au LYCEE en seconde générale et technologique (65%) et en seconde professionnelle (29%) que l’on sait majoritairement réussie grâce au suivi de nos anciens élèves.

-         Une classe P.A.C. « cinéma et audiovisuel »

-         Un « atelier artistique » consacré aux arts premiers

-         Du soutien et un accompagnement éducatif de qualité (aide méthodologique, aide au devoirs et aux leçons, aide à la compréhension et à la mémorisation, mise à niveau orthographique, Soutien-aide-matière en Français et Mathématiques, activité cinéma/vidéo, rédaction d’un journal, création de chansons, écriture poétique, initiation aux premiers secours, tennis de table.

-         Des CLUBS (Basket, club Anglais, club Allemand, club Ecologie, club Techtonik, club Chorale, club Manga)

-         Une Vie Scolaire avec deux C.P.E.

 

Alors, nous nous battons pour conserver

-         des classes à effectif raisonnable  -24 élèves par classe

-         le nombre d’heures de cours nécessaires pour assurer un enseignement de qualité, et les professeurs pour assurer ces heures

-         les dédoublements indispensables dans certaines matières

-         la possibilité de continuer à assurer des activités de soutien et de perfectionnement

Nous nous battons parce que c’est en partie grâce à ces moyens que LAMARTINE peut être UN COLLEGE DE REUSSITE

 

NOUS NE VOULONS PAS QUE CETTE DYNAMIQUE CESSE !

 

Qu’on se le dise…

 

Et pour terminer, puisqu’on nous sert et ressert en permanence la baisse démographique pour justifier les économies sur les fonctionnaires et qu’on en profite pour faire des économies sur les élèves en augmentant leur nombre dans les classes.

 

Une petite enquête dans les rues de Houilles a révélé :

 

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Que s’il y a crise, cela ne devrait pas durer…

 

(1) Toutes les citations sont extraites de l'interview donnée par Xavier Darcos au journal gratuit 20 minutes, le 1er avril 2008.

01/04/2008

Mercredi 2 avril: Rassemblement devant le Rectorat de Versailles

 

 

On ne s'en lasse pas... 

 

Demain, mercredi 2 avril, à 15h00, aura lieu devant le Rectorat de Versailles un rassemblement des personnels de l’Education nationale, des parents et des lycéens.

Nous y serons.

Pour ceux qui ne peuvent pas s’y rendre par leur propre moyen, un rendez-vous covoiturage est fixé à 14 heures devant le portail principal du collège Lamartine.

Lire ce tract  ou encore ce tract appelant au rassemblement soutenu par les organisations départementales FSU – SNES – SNEP – SNUIPP – SGEN CFDT – UNSA-EDUCATION – SE UNSA - CGT Educ’Action – SUD Education – CNT Education  et FCPE (Lire l'appel de la FCPE 78).

Et puis, il y a ça.

Hier soir, alors que nous installions nos couchettes pour l'occupation du collège, une découverte:

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Ca alors !

31/03/2008

La nuit des parents

 

 

f007f758216a5004e2348b2d8e91d423.jpgDepuis le 12 février, professeurs et parents d’élèves se mobilisent pour sauver la rentrée 2008. A partir de ce soir, à l’occasion de la remise des bulletins du 2ème trimestre, parents et professeurs organisent des actions symboliques et une campagne d’information en direction des parents d’élèves du collège et de tous les citoyens de la commune de Houilles et même au-delà. (Si le citoyen qui occupe le bureau de Ministre rue de Grenelle, veut passer, il est le bienvenu !)

Un mois et demi d’une intense mobilisation, qui aujourd’hui s’étend dans tout le pays, établissement par établissement. Il faut continuer. C’est maintenant que les choses doivent changer. Déjà, des pétitions circulent pour demander le vote, au Parlement, d’un collectif budgétaire permettant d’octroyer aux Inspections académiques des moyens supplémentaires pour la rentrée 2008.

Vous êtes donc cordialement invités à venir vous informer, discuter, débattre et pourquoi pas manifester avec nous ce soir et demain soir, à partir de 18h00, au collège Lamartine.

Voici la note d'information que vous pourrez y lire et débattre:

 

 

Parents et professeurs ensemble

pour sauver la rentrée 2008

au collège Lamartine

 

Depuis le 12 février 2008, les professeurs et les trois fédérations de parents d’élèves (FCPE, PEEP et UNAAPE) du collège Lamartine se mobilisent pour sauver la rentrée 2008.

Nous refusons la Dotation Horaire Globale (DHG) que nous impose l’Inspection académique des Yvelines pour la rentrée 2008.

En effet, si elle est appliquée, cette dotation se traduira par la perte de 99 heures hebdomadaires soit la suppression de 4 classes (une classe pour chaque niveau de la 6ème à la 3ème). En conséquence, 3 postes d’enseignants seraient supprimés, en mathématiques, français et Education Physique et Sportive.

A deux reprises déjà (le 15 février et le 26 mars), nous avons été reçus à l’Inspection académique pour exposer les raisons de notre mobilisation. A chaque fois, nous avons du affronter un discours convenu et intransigeant.

Que nous dit-on ?

La fausse bonne excuse du creux démographique !

Cette dotation horaire nous est présentée par l’Inspection académique comme une réponse à un creux démographique, qui se traduit par des baisses du nombre d’élèves. L’Inspection académique nous impose de constituer des classes de 28 à 30 élèves chacune alors qu’elles sont actuellement dans une moyenne de 25 élèves.

Nous n’acceptons pas que, sous couvert de creux démographique, l’Inspection académique décrète l’augmentation du nombre d’élèves par classe.

Le collège Lamartine serait un collège privilégié ! !

Cette dotation horaire est calculée d’abord en fonction des catégories socioprofessionnelles auxquelles appartiennent les parents d’élèves. Elle peut donc baisser car, selon ce critère, nous serions au niveau d’un collège du centre-ville de Versailles !

Cette dotation est ensuite calculée en prenant en compte les résultats de nos élèves aux tests d’entrée en 6ème et au brevet des collèges. Plus nos élèves sont bons, moins nous aurions besoin de dispositifs d’accompagnement et donc moins nous aurions besoin d’heures dans notre dotation.

Or comment obtenons nous ces bons résultats ? :

-         Grâce à un long et ancien travail en amont, avec les écoles primaires, afin de préparer au mieux les élèves à l’entrée au collège.

-         En orientant dès que c’est possible vers les structures adaptées, hors du collège, les élèves en difficulté.

Nous n’acceptons pas que le collège Lamartine puisse être sanctionné pour ses bons résultats ou fasse l’objet d’une discrimination.

Le collège Lamartine devrait faire des sacrifices pédagogiques ! ! !

Les temps sont durs. Il faut réduire les déficits. L'Inspection académique nous demande donc de faire des choix: accepter des classes surchargées et sauvegarder des options, ou alors réduire le nombre d'élèves sur 1 ou 2 niveau(x) en sacrifiant les heures d'options, de remédiation pour tous les niveaux. 

Ce discours de l’Inspection académique est pour nous inacceptable: nous ne voulons pas d'une réduction du nombre d'élèves par classe qui se ferait sur le dos d'une offre scolaire réduite. Car, c'est mettre le doigt dans l'engrenage de l'appauvrissement de notre école et des savoirs indispensables à l'épanouissement de chaque enfant. Derrière le "retour aux fondammentaux" décrété par le Ministre pour les programmes de l'école primaire, se cache la mise en place d'une école au rabais qui n'offre plus que le minimum vital. A charge aux parents de financer ailleurs les compléments d'éducation.

Nous n’acceptons pas que la scolarité de nos élèves soit sacrifiée sur l’autel des économies budgétaires.

C’est pourquoi, ensemble, professeurs et parents demandons que soit préservé un enseignement de qualité :

Ø      en évitant des effectifs supérieurs à 25 élèves par classe de la 6ème à la 3ème ,

Ø      en permettant des dédoublements de classe en physique, sciences, technologie, langues…

Ø      en conservant les moyens pédagogiques d’offrir à chaque élève l’enseignement auquel il a droit.

ENSEMBLE

SAUVONS LA QUALITE DE L’ENSEIGNEMENT AU COLLEGE LAMARTINE

29/03/2008

Lamartine: collège bloqué

44c3adc1830043dd39be42c8ed9a680c.jpgOn s’y attendait bien un peu tout de même.

Ouvrez les guillemets, inspirez :

Monsieur,

J’ai bien reçu votre message et vous en remercie. Cet établissement  a tous les moyens pour fonctionner lors de la prochaine année scolaire dès l’instant où les ressources horaires lui ont été attribuées en fonction des effectifs et des horaires réglementaires déterminés eux-mêmes selon les critères ministériels et académiques.

Je vous prie d'agréer, Monsieur,  mes salutations les meilleures.         

Fermez les guillemets, expirez.

C'était un message de M. Joël-René Dupont, Inspecteur d’Académie des Yvelines de son état, un homme qui, de toute évidence, sait cultiver l’espoir.

Petit rappel toutefois: Au collège lamartine, 101 heures hebdomadaires en moins, 4 classes en moins, 3 postes en moins, 28 à 30 élèves par classe à la rentrée 2008.

Le même jour, 26 mars, les représentants de parents d’élèves du collège Lamartine avaient une audience  à 18h00. Depuis la veille, on envoyait mail, fax, histoire de montrer notre nombre et notre détermination. Effet garanti : un cordon de 6 policiers attendaient nos 4 émissaires parentaux de peur qu’ils ne soient accompagnés d’une solide délégation armée de fourches et de piques.

C’est M. Guichard, Inspecteur adjoint, qui reçoit les dangereux croquants. Homme à fables, il est  également un homme qui, de toute évidence, sait cultiver la métaphore heureuse :

Le collège Lamartine a « la chance d’avoir l’accompagnement éducatif (de 16h00 à 18h00) qui vient soulager le problème des élèves en difficulté. Une chance que cela soit fait en dehors des heures de cours et sur la base du volontariat car on ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif »

Ou encore, le rêve éveillé :

« Aucun moyen supplémentaire ne sera alloué au collège Lamartine qui fonctionnera très bien car l’Inspection académique fait confiance pour que soit mise en place une aide individuelle grâce à la matière grise des professeurs ».

1ère conclusion : Le métier d’enseignant est encore une abstraction pour certains responsables de l’Education nationale.

L'Inspection académique nous demande de faire des choix: accepter des classes surchargées et sauvegarder des options, ou alors réduire le nombre d'élèves sur 1 ou 2 niveau(x) en sacrifiant les heures d'options, de remédiation pour tous les niveaux. 

Ce discours est pour nous inacceptable: nous ne voulons pas d'une réduction du nombre d'élèves par classe qui se ferait sur le dos d'une offre scolaire réduite. Car, c'est mettre le doigt dans l'engrenage de l'appauvrissement de notre école et des savoirs indispensables à l'épanouissement de chaque enfant. Derrière le "retour aux fondammentaux" décrété par le Ministre pour les programmes de l'école primaire, se cache la mise en place d'une école au rabais qui n'offre plus que le minimum vital. A charge aux parents de financer ailleurs les compléments d'éducation. Dans les lycées, déjà, toutes les options disparaissent (revoir le film des lycéens d'Albi).

Le 27 mars, Assemblée générale des professeurs. Un consensus émerge: l’heure n’est plus aux symboles. Le mouvement doit se durcir.

Le 28 mars : le blocage, décidé la veille, de l’accès aux salles de cours par les professeurs qui n’ont pas cours est organisé pendant toute la matinée. Enervement à l’Inspection académique qui, sollicitée une nouvelle fois, réitère ses propos et précise que rien ne changera et que le dialogue n’est plus nécessaire sur le sujet.

2ème conclusion : Nous avons notre arme de dissuasion. La guerre froide doit-elle avoir lieu ?

Pour rester mobiliser, ce week-end, et en attendant la semaine prochaine, Dub a mix nous a concocté une petite musique:
podcast

Pour favoriser la Détente, voci une proposition de message de répondeur pour notre établissement, envoyé par une mère d'élève:
podcast

Car malgré la gravité de notre mobilisation, il faut savoir garder le sens de l'humour.

ce6dd4ab8768914ec3a102efdbfb16b9.jpgPS: N'hésitez pas à solliciter, encore et toujours, l'Inspection académique en adressant  mail ou fax aux adresses et numéros suivants:

mail : ce.ia78@ac-versailles.fr ou en cas de problème : ce.ia78.dmi@ac-versailles.fr – fax 01 39 23 62 00 ou 01 39 23 60 04

26/03/2008

APPEL A LA MOBILISATION !

 

 

 
Il y a quelques jours, France 3 National a décidé de suivre professeurs et parents du collège Lamartine de Houilles, plus que jamais mobilisés. Avec l'autorisation de la chaîne, voici les reportages qui nous étaient consacrés.

Et pendant ce temps, la mobilisation continue.

N'oubliez pas d'envoyer de vos nouvelles et apporter votre soutien au mouvement à l'Inspection académique qui reçoit une délégation de parents à 18h00, ce soir, pour essayer d'obtenir une réétude de la dotration globale horaire (DGH) du collège Lamartine pour la rentrée 2008.

Ils nous invitent tous, parents, professeurs, citoyens à manifester, dès aujourd'hui, notre soutien en adressant massivement par mail et/ou par fax (mail : ce.ia78@ac-versailles.fr ou en cas de problème : ce.ia78.dmi@ac-versailles.fr – fax 01 39 23 62 00 ou 01 39 23 60 04) la présente note d’information avec la mention « soutien aux revendications du collège LAMARTINE de Houilles (78800) » à l’Inspection Académique dès le mardi 25 mars et ce jusqu’au moment de leur rendez-vous (mercredi 26 mars 2008).

Relisez la lettre d'information aux parents.

Aujourd'hui encore, montrons à l'Inspection académique que nous sommes nombreux à demander une autre DGH.

  
 Occupation et blocage du collège
France 3 - Le 13-14 national - 18/03/08

Dans la manifestation parisienne 
France 3 - le 19-20 national - 18/03/08

23/03/2008

"Sauvons nos options", l'autre combat

 

 

En ce dimanche pascal, où les bougies sont traditionnellement de sortie, allons voir un peu ailleurs.

 

Les élèves du lycée Bellevue d’Albi ont eu l’idée de dénoncer d’une manière originale la suppression progressive des options, une autre conséquence de la réduction des heures dans les dotations globales horaires (DGH).

Ils ont un site : Sauvons nos options

Qu’y disent-ils ?

« Arts Plastiques, Théâtre, Musique, Russe, Italien, Allemand, Classes Européennes, Arabe, Grec, Latin. Une liste, une longue liste.

Il y a différentes façons de la percevoir. Une démonstration de la vocation pluridisciplinaire de l'éducation nationale. Ou alors des dépenses superflues. On peut y voir une possibilité, un espoir pour tout le monde de pouvoir avoir accès au droit de la culture et de la connaissance. Oui, celle qui forme des citoyens.

Nous ne voulons pas d'une uniformisation de nos profils, et c'est la triste conséquence de la restriction du nombre de nos opportunités. Nous sommes destinés en tant que jeunes à devenir le futur de notre nation, c'est donc à travers nous que sera réalisée la meilleure des plus values pour l'avenir. Les raisons budgétaires constituent donc une gestion à court terme et peu judicieuse.

Le but de notre site est, tout d'abord de dénoncer tout ce qui ce passe chaque année concernant les réductions qui amènent à la suppression de ce que nous défendons. Puis d'affirmer et de rappeler que l'éducation se doit d'être à un niveau d'excellence pour tous, au nom de l'équité républicain ».

Ils en ont fait deux films, disponibles sur YouTube, qu’ils veulent voir diffusés.

 

En voici un qui montre une action symbolique lors de la venue de l'inspecteur général des arts plastiques dans leur lycée pour protester contre la réduction inquiétante des moyens attribués aux lycées français.

 

21/03/2008

Information aux parents

 

 

facd625351b575a9df9b037c88c2eb9a.jpgLa semaine qui vient de s’écouler a été intense mais celle qui arrive ne le sera pas moins !

Mercredi 26 mars, les représentants des parents seront reçus à l’Inspection académique des Yvelines. Un moment important pour nous, tant il a été compliqué d’obtenir cette audience. La semaine qui arrive est donc une semaine de mobilisation au cours de laquelle nous espérons enfin être entendus.

Du côté politique, cela bouge aussi. Le maire de Houilles, également conseiller général, M. Joly s’est engagé à interroger l’Inspection académique et le député de la circonscription M. Lequiller semble accepter l’idée d’une question au gouvernement sur notre situation.

Tout est donc mis en œuvre pour parvenir à une réétude de la dotation horaire du collège. Nous devons donc tous poursuivre notre engagement. Un mail, un fax à l'Inspection académique pour lui rappeler que nous sommes nombreux.

Ci-dessous, la lettre aux parents en préparation de l'audience capitale à l'Inspection académique.

 
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Isabelle HABERER                Nathalie LACROIX                 Catherine MERY

11 rue de Strasbourg              35 rue Mattéoti                         5 rue de la Fraternité

78800 Houilles                       78800 Houilles                         78800 Houilles

tél. : 06 81 87 24 00               tél. : 06 75 13 14 85                 tél. : 01 39 68 95 80

p.haberer@free.fr                   aapeh78@free.fr                   co_mery@club-internet.fr

 

Collège Lamartine

23, rue Thiers

78800Houilles 

                                                                                                                                                                   

Houilles, le 21 mars 2008

INFORMATION AUX PARENTS

A la suite de la réduction de la dotation horaire décidée par l’Inspection Académique de Versailles pour l’année scolaire 2008/2009 (moins 101 heures pour le collège LAMARTINE), un certain nombre d’actions ont été entreprises au sein du collège qui sont résumées ci-après :

  • Grève des professeurs du 15 février 2008 (plus de 90 % de grévistes).
  • Boycott du Conseil d’Administration du 19 février 2008 par les parents d’élèves et les professeurs obligeant une deuxième convocation du conseil.
  • Distribution d’une lettre d’information aux parents par les fédérations demandant leur avis sur la dotation horaire – 427 réponses de désaccord sur cette dotation.
  • Rétention des notes et appréciations des professeurs entraînant un report des conseils de classe prévus la semaine de la rentrée.
  • Journée morte du 14 mars 2008 à l’initiative des parents d’élèves avec le soutien des professeurs : seuls 11 élèves présents sur 605.
  • Au conseil d’administration du 14 mars 2008 : vote contre la répartition de la Dotation Horaire Globale allouée au collège par les représentants des professeurs, des personnels ATOS, des parents d’élèves et des élèves et adoption d’une motion.
  • Occupation du collège par les professeurs les deux nuits du 17 et 18 mars 2008 avec le soutien des parents d’élèves.
  • Blocage symbolique et limité dans le temps de l’accès au collège par les professeurs et les parents d’élèves (mardi 18 mars au matin).
  • Grève des professeurs mardi 18 mars 2008 selon un mot d’ordre national.
  • Venue de Monsieur JOLY, maire et conseiller général réélu, mardi soir vers 22h30 pour rencontrer les professeurs et parents présents au collège.
  • Blocage symbolique et limité dans le temps de l’accès aux salles de cours par les parents d’élèves mercredi 19 mars au matin.
  • Prise de contact avec Monsieur LEQUILLER, député, pour qu’il interroge le Ministre de l’Education.
  • Assemblée Générale des professeurs le 20 mars 2008.

Dans le cadre de ces différentes démarches, nous avons pu obtenir un rendez-vous auprès de l’Inspection académique prévu le mercredi 26 mars 2008 à 18 heures.

A cet effet, merci de manifester votre soutien en adressant massivement par mail et/ou par fax (mail : ce.ia78@ac-versailles.fr ou en cas de problème : ce.ia78.dmi@ac-versailles.fr – fax 01 39 23 62 00 ou 01 39 23 60 04) la présente note d’information avec la mention « soutien aux revendications du collège LAMARTINE de Houilles (78800) » à l’Inspection Académique dès le mardi 25 mars et ce jusqu’au moment de notre rendez-vous (mercredi 26 mars 2008).

La présente note est à diffuser de la façon la plus large possible dans le cadre des actions menées tant au plan local que national.

revue de presse

 

 

Il est parfois difficile de se rendre compte de ce dont on a le droit ou pas. Ce blog a du changer d’adresse suite à la publication dans son intégralité d’un article du Parisien. Conséquence immédiate : fermeture brutale, sans prévenir, de l’ancienne adresse. Sauvons nos DHG devient Sauvons nos DGH. Notez le bien sur vos tablettes. Espérons que les nombreux internautes qui avaient pris goût à nous suivre continueront à le faire. Chaque clic vers nous est un soutien de plus…

En bons profs, nous retiendrons donc la leçon, tout en trouvant le procédé un peu ardu.

Surtout qu’aujourd’hui, c’est revue de presse.

Un petit tour vers l’excellent blog de Philippe Watrelot, Chronique Education, qui recense pour nous, chaque jour, les articles de presse liés à l’éducation. Il a repéré bien entendu l’ensemble de ceux qui font référence depuis quelques jours au mouvement de protestation contre les suppressions de postes dans l’Education nationale.

Dans cette multitude, trois sont assez éloquents.

La tribune libre d'une prof de lettre en lycée ZEP, pour commencer, En grève pour continuer à faire de nos élèves des citoyens dans Rue 89. ."Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons!", écrivait Victor Hugo.

Les mots du Ministre dans un chat du Monde. "La question des postes n'est pas la pierre angulaire de la qualité de l'enseignement", aurait dit Xavier Darcos, auteur de cette drôlissime formule.

Quelques pistes sur ce qui pourrait bien nous attendre d'ici peu dans Le Figaro. La «flexisécurité» 
pour les fonctionnaires nous promet-on.

Et puis, zut. Allez. Pause. Rions un peu.


podcast
Les Fatals Picards, la sécurité de l'emploi

20/02/2008

La mobilisation des enseignants contre les suppressions de postes prend de l'ampleur

Plusieurs dépêches AFP se font l'echo d'une amplification du mouvement contre les suppressions de postes programmées. 

Dépêche AFP du mardi 19 février (source: NousVousIls.fr)

Yvelines : plusieurs établissements mobilisés contre la réduction des moyens

Occupations nocturnes de collèges, manifestations et pétition: professeurs et parents d'élèves de plusieurs établissements des Yvelines s'organisent depuis lundi pour protester contre la réduction des moyens pour la rentrée, selon des sources policière et syndicale.

Lire la suite.

Dépêche AFP du mercredi 20 février (source : France 3)

Lycées: mobilisation dans l'académie de Créteil contre les suppressions de postes

Grèves, envois de délégation au rectorat, blocus des établissements: plus d'une dizaine de lycées de l'académie de Créteil ont engagé des actions depuis le début de la semaine pour protester contre les suppressions de postes annoncées pour la rentrée 2008. Mercredi après-midi, huit délégations de lycées de Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne devaient se présenter au rectorat de Créteil (Val-de-Marne), pour demander à y être reçues, selon Dominique Chauvin, responsable du secteur lycée au syndicat SNES Créteil. Plusieurs établissements étaient en grève mercredi, notamment, en Seine-et-Marne : les lycées Descartes à Champs-sur-Marne (en grève depuis vendredi) et François-Couperin à Fontainebleau. Des lycées ont été bloqués par leurs élèves, solidaires des professeurs: lycées Descartes à Champs-sur-Marne et George-Sand au Mée-sur-Seine (Seine-et-Marne). Dans cet établissement, le proviseur a été bloqué dans son bureau par les professeurs mardi, les lycéens manifestant pour leur part devant l'inspection académique de Melun. Au lycée Henri-Wallon d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), les cours n'ont pas été assurés mardi, quelques dizaines de professeurs et d'élèves se sont rendus au rectorat mercredi matin. Les lycées, à qui le rectorat a précisé récemment leur "dotation horaire globale", c'est-à-dire le nombre de postes qui leur est affecté pour 2008-2009, tentent de négocier à la hausse ce chiffre. "A Henri-Wallon, nous avons 16 ou 17 postes qui doivent être supprimés, alors que l'Education nationale vient de nous accorder le label lycée d'excellence. Il y a une contradiction", a protesté Jean-Pierre Hennuyer, documentaliste dans ce lycée. Selon le SNES Créteil, 637 emplois d'enseignants dans le second degré doivent être supprimés à la rentrée 2008 dans les trois départements de l'académie.

 
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