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07/05/2008

Le collectif du 18 mai est né !

 

257060920.jpgHier, à Houilles, le collectif parents-enseignants du 18 mai s’est constitué et réuni pour la 1ère fois.

 

Parents des trois fédérations (Fcpe, Peep et Unaape) ou / et enseignants des collèges Lamartine, Maupassant, des écoles primaires Guesdes, Toussaint, Buisson, Destraves et Réveil Matin, des écoles maternelles Allende, Kergomard, Julliand, Schoelcher et Piagé étaient là.

 

 

L’occasion de préparer ensemble la manifestation nationale du dimanche 18 mai à Houilles et à Paris. L’occasion aussi d’échanger sur l’ensemble des changements en cours à tous les niveaux. Remise en cause de l’école maternelle, refonte inquiétante des programmes de l’école primaire, suppressions de postes dans les collèges. L’occasion, enfin de constater l’énorme besoin d’information, de compréhension sur la situation de nos écoles et leur avenir.

 

Au total, le constat qui se dégage est que l’ensemble des mesures éparses prises par le gouvernement ses derniers mois a bien une cohérence : celle de réaliser coûte que coûte des économies budgétaires drastiques (moins d’exigences en maternelle, moins d’heures en primaire, moins de postes dans le secondaire) au prix de la remise en cause de notre enseignement public.

 

Voici plus en détail le compte rendu de cette réunion qui en appelle d’autres…

 

Informations sur les points de « réforme » abordés le 6 mai 2008

Réseaux d’aide maternelle & primaire

  • Sur Houilles suppression d’un poste

Décision « incohérente », au vu de la désignation cette année d’un intervenant supplémentaire

Objectif : le soutien doit être fait par les instituteurs non spécialisés.

  • Mise en place de stages de soutien par des enseignants volontaires pendant les vacances scolaires  (des stages de ce type ont été proposés sur les vacances d’avril )

Décision « incohérente » : aucune organisation pédagogique effectuée

Objectif : s'inscrire dans le très tendance "travailler plus pour gagner plus".

Conclusion : Le soutien devient l’affaire d’instituteurs non spécialisés en dehors des temps scolaires

 Primaire

  • Pour tous les enfants, suppression de 2H d’enseignements : l’horaire hebdomadaire du temps scolaire passe de 26H à 24H
  • Répartition modifiée des différentes matières: les heures de maths et français sont exclusivement réservé à l’enseignement des mathématiques et français (l’histoire ne peut pas être assimilés à de l’enseignement de français). Le nombre d’heures pour les matières d’enseignements généraux devient « peau de chagrin »
  • Enseigner exclusivement des automatismes: cela signifie en maths par exemple,  enseigner uniquement les techniques opératoires (ne plus enseigner par l’expérimentation, la réflexion…)

Incohérence : le nouveau programme ne mentionne plus le socle commun des compétences

  • Pour les élèves en difficultés, mise en place de 2H de soutien hebdomadaire en dehors donc du temps dit scolaire. Contenu de ces 2 heures : Il s’agit donc de 72H annuelles qui se décomposent en 12H de concertation, 15 à 20H de préparation et donc 40à 45H de soutien « direct » à l’élève par an...

Conditions : ces heures de soutien peuvent être données par un enseignant extérieur à l’école de l’élève et dans une école différente de celle de l’élève ; ce qui pose de nombreux problèmes de sécurité/responsabilité qui rende cette disposition inapplicable

Incohérence : volonté d’externaliser ces élèves en difficultés alors que toute la « politique » du soutien actuelle est celle du soutien dans l’école.

Conclusion : La diminution du temps scolaire, l’uniformisation des enseignements (matières & méthodologies) ne peut que conduire à une augmentation du nombre des élèves en difficultés.  Pour le soutien de ces élèves en difficultés, l’externalisation conduira naturellement à une privatisation du soutien.

 Maternelle

  • Diminution des exigences de programmes

Objectifs : disparition progressive des petites et moyennes sections.

Conclusion : La disparition des maternelles conduira naturellement à une privatisation des structures de gardes de la petite enfance.

 

Conclusion générale: SAUVONS L’ENSEIGNEMENT PUBLIC

 

Et" les mots ont leur importance":


podcast
 
Bertrand Betsch, Les mots ont leur importance.

15/04/2008

Revue de stress

 

3a7447611ef2c115fb6994d1769bde99.jpgMobilisation, grève et manifestations aujourd’hui en France. Quelques articles glanés de ci de là pour se faire une petite idée.

Un reportage de Libération sur la manifestation parisienne qui a réuni entre 20000 et 40000 personnes  (disons 40000 pour faire simple) entre République et Nation.

Pendant ce temps, Le Monde interrogeait un enseignant de collège sur les raisons de la colère dans le second degré…

... et une institutrice de maternelle sur les nouveaux programmes. Où l’on constate que la suppression du samedi matin en primaire (et des heures de cours qui vont avec bien sûr, économies obligent) contraint nos chers penseurs du ministère à saborder l’école maternelle.

De bons coups de stress qui avaient bien besoin d’une bonne manifestation pour être évacués.

Pendant qu’on y est, en voici un autre. C’est dans le Figaro. Il  a pour sujet la délinquance des mineurs. On sait que le gouvernement veut réformer la fameuse ordonnance de 1945 et pourrait ainsi abaisser l’âge de la majorité pénale ou, au moins, revoir le statut spécifique des 16-18 ans.

Et par quoi, il se conclut l’article ? Je vous le donne en mille : « Le tournant générationnel est toutefois amorcé. Dès la rentrée, les programmes de l'école vont être remaniés. Les activités spor­tives, longtemps regardées comme suspectes elles rappelaient le patronage vont notamment être revalorisées pour leurs vertus éducatives. La pyramide des âges vient également au secours du gouvernement : d'ici à 2012, 50 % des effectifs seront renouvelés. »

Notre prof d’EPS de Lamartine qui pourrait faire les frais à la rentrée des suppressions de postes peut se rassurer : il a de l’avenir devant lui.

Et puis, cette déclaration de Xavier Darcos qui nous concerne directement. A la question « Y aura-t-il des ajustements dans les suppressions de postes ? »,

il répond : « Il y aura, comme chaque année, des ajustements dans la répartition des postes, notamment dans les académies de Créteil et de Versailles, qui sont particulièrement concernées par les suppressions de postes ».

Pour terminer, la petite provocation du jour, signée Xavier Darcos: « Depuis cinq semaines, on ne cesse de dire: "vous allez dans le grand soir, la manifestation s'annonce, ça monte, ça monte". Aujourd'hui, 82% des professeurs ne sont pas en grève. Je veux rendre hommage aux professeurs qui ne sont pas en grève: ils ont compris que les enjeux étaient ailleurs.»

Mais qu'est-ce qu'on va faire de lui ?

Allez. On se détend. On se fait un spa. Et on continue.

14/04/2008

Parce que...

 

 

Parce qu’ils deviennent un carburant essentiel de notre mouvement de protestation,

 

Parce qu’ils sont les premiers touchés par les projets du gouvernement,

 

Parce qu’ils osent contredire un ministre qui les accuse d'être des ignorants,

 

Parce que quand ils se battent pour l’Education, ils se battent pour nous tous (parents, élèves, enseignants ou simples citoyens),

 

Parce que si cela continue comme cela les lycées professionnels et les autres aussi ne formeront plus qu’à la précarité,

 

Parce que, c’est l’avenir de nos collégiens qui est en jeu,

 

Parce que, autour de nous, dans les Yvelines (et ailleurs biensûr), on a des lycées formidablement mobilisés,

 

Parce que le 10 avril, à Paris, leur nombre, leurs slogans, leur maturité nous ont fait chaud au cœur,

 

Parce qu’ils remettent ça demain, 15 avril, avec, dans une manifestation qui espérons-le sera ENORME, des cortèges bigarrés où toute l’Education sera là du primaire au supérieur,

Parce que, depuis hier, nous savons comment mettre un diaporama sur un blog. D'ailleurs (grand jeu concours), un intrus s'est glissé dans le diaporama et il n'est pas facile à faire bouger... Saurez vous le retrouver?

Avec un peu de musique, c'est mieux...
podcast

 

Parce qu’ils sont les filles et les « fils de France »,

 

Parce qu’ils imaginent des vidéos qui savent frapper les esprits,

 

Film des élèves du Lycée Bellevue à Albi

Parce que pour nous aussi, à Lamartine, le soutien des nombreux habitants de Houilles venus participer, ce samedi, 12 avril, au grand rassemblement que nous organisions devant la mairie, nous donne envie de continuer,

 

Parce que, ce samedi, nous avons pris date pour célébrer les 40 ans d’un collège né en 1968,

 

Parce que le mois de mai s’y prête si bien,

Parce que, depuis ce week-end, un nouveau défi est à relever.

 

06/03/2008

C'est la rentrée !

8f3f8fbf9c66f84c680514c7c6efa17f.jpgSonnerie du clairon.

La rentrée des vacances de février approche. Nous allons dans de nombreux établissements reprendre la mobilisation. Nombreux ont été les échanges de mail ces derniers jours. L’augure est donc on ne peut plus bonne. Un petit état des lieux s’impose. Il est, en effet, indispensable de resituer nos actions dans l’ensemble de celles qui s’engagent partout ailleurs.

1er constat : Nous sommes nombreux.
Dans le département des Yvelines, au 21 février (veille des vacances), 55 établissements avaient débuté une mobilisation en vue d’obtenir une autre DHG. La liste est consultable ici.
Dans certains établissements comme au collège Lamartine de Houilles, le taux de grévistes, le 15 février, a été historique (89%).

2ème constat : Les actions sont multiples.
Dans une note précédente, nous avions recensé les différentes actions menées. Cela va de la simple pétition à la « journée morte ». Elle est toujours consultable .

3ème constat : Les parents sont extrêmement mobilisés.
C’est là la preuve que nos revendications sont légitimes et plus que jamais indispensables au fonctionnement d’un bon service public d’éducation. Les deux principales fédérations de parents d’élèves (Fcpe et Peep) ainsi que les associations autonomes demandent des audiences au Recteur, s’impliquent dans des actions du type « journée morte » dans leur établissement, interpellent les habitants de leur ville, créent des blogs pour diffuser leurs points de vue.

4ème constat : L’Inspection académique des Yvelines est restée sourde pour l’instant à nos demandes.
Son argumentaire n'est pas vraiment convaincant. Il est donc nécessaire de poursuivre nos actions et, sans doute, serait-il opportun de construire une coordination des établissements mobilisés. Comme dirait l’autre : ensemble, tout devient possible…

5ème constat : Il y a des raisons d’espérer.
En effet, ailleurs, dans l’académie de Paris notamment, certains établissements ont déjà obtenu gain de cause après une semaine de mobilisation. Ainsi, le collège Bernard Palissy a obtenu, comme d’autres établissements, une augmentation de leur DHG (le rectorat a octroyé un bloc de 24 heures supplémentaires). Même si c’est encore insuffisant (le collège Bernard Palissy a besoin de 70 heures), c’est la preuve qu’il est possible de changer la situation.

Et attention: la fanfare du collège Lamartine est en pétard...

 


podcast
 

Goran Bregovic, Daj Mi Drugie Zycie (quelqu'un s'y connaît en serbo croate ?...)

27/02/2008

La fable de l’Inspecteur d’académie à l’enseignant

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« Arrêtons cette blague », dit le Ministre. "Les établissements fonctionneront normalement l'année prochaine, je ne dis pas que (la baisse des moyens alloués) ne créent pas de contraintes mais nous faisons des réformes et nous définissons nos priorités".

Cela fait des années que l’on nous en parle. Souvenez-vous. C’était à 7 sur 7. L’émission d’Anne Sinclair. Il s’appelait Claude Allègre. Il était Ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. La phrase qui tue : « Il faut dégraisser le mammouth ». Et d’annoncer, en guise d’argumentation, des chiffres sur l’absentéisme des enseignants. Des chiffres bien supérieurs à la réalité et en contradiction avec ceux de ses propres services.

C’était le 24 juin 1997.

Dix ans plus tard, le dégraissage est à l’œuvre. Et cela ne date pas de cette année.  Entre les rentrées 2003 et 2006, les collèges et lycées ont perdu quelques 13000 postes d’enseignants (source : Ministère de l’Education nationale). Cette année, sur les 11200 prévus, 8000 devraient l’être dans l’enseignement secondaire.

Pourquoi, comment ? C’est là que la fable commence…

Vent debout, l’enseignant manifeste :

 « Dîtes moi d'où vient ce phénomène qui mène tout droit à l'impasse
Qu'est-ce qui se passe, je vois plus les traces, je reconnais plus mon espace
Espacez-vous, écartez-vous, dîtes moi où est la lumière
J'ai besoin d'aide encore une fois et ce sera pas la dernière
Je ne vois plus où je mets les pieds, ne me dîtes pas que c'est normal
Tout ce que je respire est inquiet, je sais plus ce qu'est bien et ce qu'est mal
C'est la pénombre qui règne comme si le soleil était mort-né
Messieurs Dames aujourd'hui, il a fait nuit toute la journée. » (1)

Alors, l’Inspecteur-d’académie-qui-a-réponse-à-tout sort son bel argumentaire en trois parties:

 1.

« Il y a moins d’élèves. Il y a un creux démographique », dit il. L’enseignant (qui a l’habitude de préparer ses séquences) lui rétorque que dans le même temps les effectifs augmentent en primaire et que dans 4 ou 5 ans, ils intégreront le collège. Il interroge : « Y aura-t-il assez de professeurs pour les accueillir ? Quand on sait que d’autres charrettes sont prévues, que d’ici à 2010, ce sont 40 000 postes qui doivent être supprimés. Et puis, s’il manque tant d’élèves pourquoi nous retrouverons nous, au collège Lamartine de Houilles, à 30 élèves par classe au lieu de 26 actuellement ? ».« On a le droit de s’inquiéter », conclut-il. 

2.

« Certes, certes, dit l’Inspecteur d’académie, mais vous comprenez, l’Etat n’en peut plus, les caisses sont vides, c’est la faillite, 2000 milliards de dettes. On ne peut pas vivre au dessus de nos moyens. Il nous faut être raisonnable ». L’enseignant (qui avec son salaire non revalorisé depuis 6 bonnes années sait ce que c’est que de se serrer la ceinture) n’a cure de cet argument. « Ce n’est pas sur nos enfants que nous devons faire peser le poids de la dette. L’éducation, n’est-ce pas elle qui formera le citoyen responsable, qualifié, novateur qui comblera un jour la dette ? L’élève n’est pas un coût pour la société, un élément comptable, c’est un investissement ».

3.

L’Inspecteur d’académie, piqué au vif, fier de son BTS comptabilité, lui rétorque : «  Monsieur, vous vous méprenez. Ce qui gouverne nos dotations horaires, c’est, avant tout, un esprit d’équité. S’il y a bien un point sur lequel nous serons d’accord, c’est notre souci de vouloir garantir des dotations équitables entre tous les établissements. C’est la raison pour laquelle le Ministre a créé le dispositif Ambition réussite ». L’enseignant (qui déjà aime à faire vivre le commerce équitable et pratique le tourisme équitable pendant ses loooongues vacances) ne peut s’empêcher de faire son spécialiste : « Monsieur l’Inspecteur, à Aubervilliers, à la cité scolaire Henri Wallon, que Notre Ministre a «élevé au titre de « site d’excellence », comment expliquez-vous que 7 classes ferment et que 15 postes d’enseignants soit supprimés à la rentrée 2008 ? »

Il y a bien une morale à cette fable.

Trois arbres, aussi soigneusement entretenus soient-ils par nos plus brillants jardiniers ne sauraient cacher une forêt, surtout quand elle est immense.

La suite vendredi.

Max.

 

(1) Grand Corps Malade, Il fait nuit toute la journée, 2005

Nota bene: l'illustration du début de la note est librement inspirée d'une des affiches de la dernière campagne de publicité d'une célèbre compagnie ferroviaire.

24/02/2008

Petit manuel de mobilisation à usage de tout ceux qui veulent une autre DHG

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Une autre Dotation Horaire Globale est possible !

Petit manuel de mobilisation.

La démission collective du CA et de toutes les commissions adjacentes (dont conseil de discipline) avec lettre d'explication et réunion avec parents et élèves en lieu et place du CA. (Lycée Brassens à Courcouronnes) ou report du CA faute de quorum (Lycée de Montgeron, collège Lamartine de Houilles).

La rétention des notes du bac blanc (Lycée Brassens à Courcouronnes, Lycée Fustel de Coulanges à Massy notamment) ou des notes pour les conseils de classe (collège Lamartine de Houilles)

L'annulation des bacs blancs prévus en avril (Lycée Fustel de Coulanges à Massy, Lycée d’Enghien, Lycée Marie Curie à Sceaux)

Des actions à l’occasion des conseils de classe du 2ème trimestre qui doivent se réunir à la rentrée des vacances de février : absence ou présence muette aux conseils (lycée d’Enghien, Lycée Brassens à Courcouronnes), remplissage des bulletins a minima : 4 mentions reportées par copié collé : très bien,bien,  correct, insuffisant (Lycée Brassens à Courcouronnes). Autre solution envisagée : les professeurs tiendront les conseils de professeurs mais ne viendront pas aux conseils de classe (Lycée Fustel de Coulanges à Massy)

L'occupation symbolique de l’établissement décidée par les enseignants (Lycée Brassens à Courcouronnes), rencontre débat avec les parents et les élèves en soirée (lycée Alexandre Dumas à Saint Cloud)

La «journée morte» : une action qui se développe de plus en plus (collège d’Achères, lycée Alexandre Dumas à Saint Cloud). Les enseignants viennent travailler mais ne trouvent aucun élève, les parents ayant accepté de ne pas envoyer leurs enfants en cours.

Partout, les mobilisations d’enseignants prennent soin de débattre, d’agir avec les parents d’élèves. Partout, un souci principal consiste à informer par le biais de réunions publiques, de courriers, de tracts ou, comme le demandent les parents du lycée Alexandre Dumas à Saint Cloud, d'un outil d’information « en temps réel », type blog, sur lequel sont mises à jour les actions et les demandes d’aide. Ce blog, par exemple, est à l'initiative de professeurs du collège Lamartine de Houilles.


1026938d04433b09d3d8189938879a47.jpgBlogs, blocus, manifestations. Les lycéens, eux aussi se mobilisent. Ainsi, le lycée Sonia Delaunay de Villepreux (Yvelines) ou le lycée Emilie de Breteuil de Montigny le Bretonneux sont très actifs. Une cinquantaine d’élèves du lycée Sonia Delaunay de Villepreux se sont rendus à la manifestation à Versailles ce vendredi 22 Février. Sur place il y avait environ 800 élèves. L’inspecteur général a reçu une délégation avec un membre de chaque lycée présent et un parent d’élève.  Une quinzaine de lycées étaient présents (dont un dans le 91 et un dans le 93).

Voilà donc quelques pistes à méditer pendant les vacances. Nos mobilisations ont besoin d’être inventives, multiples et coordonnées entre parents et professeurs.

Amis lecteurs, n'hésitez pas à nous faire part ici de vos actions , même si elles ont lieu à l'autre de bout de la France.

16/02/2008

Se mobiliser, c'est d'abord s'informer

"Arrêtons cette blague !" a déclaré Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, le 15 février 2008, journée d'action des enseignants des collèges et lycées d'Ile-de-France. Depuis le début du mois de février, les collèges et lycées reçoivent leur Dotation Horaire Globale (DHG) c'est-à-dire le nombre d'heures par matière dont ils disposeront à la rentrée 2008.

Pour des raisons budgétaires, le gouvernement a décidé de supprimer 11 200 postes d'enseignants cette année. Les conséquences sont lourdes: augmentation du nombre d'élèves par classe, fermetures d'options, suppressions de dispositifs de tutorat pour prévenir l'échec scolaire, de soutien pour y remédier, non dédoublement de classes en sciences expérimentales, en langues.

La situation est grave. Des luttes s'engagent partout en France, au niveau local car chaque établissement est touché à un degré différent. A Houilles dans les Yvelines, par exemple, le collège Maupassant perd 6 heures hebdomadaires mais le collège Lamartine perd 101 heures hebdomadaires (soit 14 % de sa DGH actuelle). Le collège Henri Wallon d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) perd 7 classes. Le collège Bernard Palissy de Paris Xème perd 70 heures hebdomadaires (et un quart de ses moyens en personnel).

A son modeste niveau, ce blog se propose de rassembler des informations éparses sur les luttes pour que le ministre ne puisse plus dire que "les établissements fonctionneront normalement l'année prochaine" ou que son objectif est de rendre équitable l'offre scolaire faite à nos adolescents.

Se mobiliser, c'est d'abord s'informer !

Enseignants, Parents, Elèves, Citoyens, on compte sur tout ceux qui pourront ici transmettre les coordonnées des nombreux établissements touchés, le nombre de classes supprimées, le nombre de postes concernés. N'hésitez pas à nous décrire vos luttes, nous faire parvenir vos communiqués et diffuser les informations de ce blog.

Comme dirait l'autre, ensemble, tout devient possible ...

 
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