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22/04/2009

Et la bande violente de l’Elysée-Matignon, qui va la charger ?

Nicolas Sarkozy, 18 mars 2009 : "Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits eux, ont une morale"  (le Canard enchaîné d'aujourd'hui).

Il y en a des dizaines comme cela, de la « racaille » au « pôve con ». En voici une autre, d’un autre mois d’avril, qui va bien avec le discours sécuritaire sur les bandes violentes et autres beautés de cet acabi, hier à Nice :

Nicolas Sarkozy, avril 2007 : "Qui ne voit qu'il y a un lien évident entre la politique d'immigration non maîtrisée depuis 30 ou 40 ans et l'explosion sociale dans nos quartiers ? Ca crève les yeux qu'il y a une liaison entre les deux. Si on ne peut même pas dire que dans nos quartiers il y a une population récemment française et que le nombre de cette population a créé des problèmes d'intégration qui font que le pacte républicain menace d'exploser, si on ne peut même pas dire cela, il y a aucune chance qu'on résolve le problème."

Depuis la bande violente s’est organisée comme on peut le voir sur la photo ci-dessous :

gouvernement.jpeg

Et son porte-flingues vaut le détour lui aussi :


Frédéric Lefèbvre porte parole de l'UMP

 

 

Max.

28/01/2009

Le 29 janvier, deux solutions s'offrent à vous

Marre de voir les classes s’alourdir, les budgets s’alléger et votre pouvoir d’achat stagner ?

2 solutions s’offrent à vous.

Aller voir votre chef ... mais c'est difficile (1):

orga_perec.JPG
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Ou alors,

Aller vous faire entendre à la Bastille (recommandé):

affiche-29janvier.JPG 

(1) Georges Perec, L'art et la manière d'aborder son chef de service pour lui demander une augmentation

26/01/2009

Grève du 29 janvier: nous avons 5 bonnes raisons (plus une)….

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Nous avons 5 bonnes raisons … de faire grève le 29 janvier.

 

Grève générale. Nos éditorialistes du matin sont tout émoustillés à l’idée que « la semaine sociale s’annonce rude ». Très vite on butte sur les mots d’ordre. Qu’est-ce qui pourrait rapprocher un cheminot, un salarié (« usager »?) du privé, un professeur, un employé de banque ? Et surtout cette éternelle question qui sent la bonne vieille culture du résultat : mais le 30 janvier au matin, qu’est ce qui aura changé ? Un gréviste doit être comme un ouvrier sur sa chaîne, un professeur sur ses bulletins : productif.

 

Et bien disons le d’emblée : le résultat d’une grève est celui du rapport de force. Un moment démocratique ajouterons nous un peu pompeusement. C’est la loi du nombre qui fait la loi de la République. La démocratie, ce n’est pas une élection pour 5 ans et hop à la niche, citoyen.

 

5 bonnes raisons de prendre la France en otage le 29 (rassurons-nous, le syndrome de Stockholm existe) :

  1. Les réductions budgétaires : Pour prendre l'exemple de l'Education nationale, le budget  2009 se caractérise par des suppressions massives d’emplois (13 500 dont 5 500 dans le second degré) mais aussi par une baisse de crédits sans précédent. Pour la première fois depuis 1945, les crédits (hors coût des pensions de retraite) sont en baisse en euros constants. Ce budget manifeste clairement que l’Éducation nationale n’est pas une priorité du gouvernement. Les conséquences seront une nouvelle dégradation des conditions d’étude et de travail pour les élèves et les personnels : réduction de l’offre de formation, augmentation des effectifs, suppression de postes, multiplication des affectations sur plusieurs établissements...

     

  2. Le bouc émissaire de la crise : Chômage de masse, récession, pouvoir d’achat poussif: le gouvernement fait peser la responsabilité de cette situation sur l’Etat et l’ensemble des mécanismes de solidarité qui entraveraient la création d’emplois et de pouvoir d’achat. On peut légitimement s’interroger sur ces restrictions massives prévues depuis plusieurs mois quand dans le même temps des dizaines de milliards d’euros ont été débloqués pour venir en aide aux banques.

     

  3. La dévalorisation du travail : En exonérant de charges sociales et d’impôt sur le revenu les heures supplémentaires et les RTT converties en temps de travail, le gouvernement crée l’illusion momentanée d’un léger mieux être au dépend de l’égalité sociale. Car la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires créera un déséquilibre financier des comptes sociaux qui est compensée en réduisant l’indemnisation des chômeurs et le montant des retraites, en augmentant la part des dépenses de santé qui restent à la charge des patients. Le gouvernement ne revalorise pas le travail. Au nom du principe du mérite sans doute, ce sont les salariés les moins payés qui assument tous les risques économiques: ce sont leur niveau de vie, leur santé qui servent de variable d’ajustement au bon vouloir des actionnaires à l’image d’un capitalisme où ce sont les salariés qui prennent les risques.

     

  4. La dégradation du service public : Le gouvernement veut démontrer que le marché serait plus efficace que les services publics, plus équitable pour l’usager, plus rentable pour le contribuable. Le gouvernement veut moins de fonctionnaires. Les départs à la retraite ne seraient pas remplacés. Concrètement, il y aurait moins d’enseignants, moins d’infirmières, moins de policiers, moins de postiers, etc.… Les services publics, nous dit Sarkozy, sont « incompatibles avec la recherche du profit ». Pourtant, la performance doit en devenir un des principes, leur privatisation doit permettre à la France d’affronter la compétition mondiale. Selon, l’UMP le service public n’est pas une entreprise mais il doit en adopter les codes !!! Le service public doit être un moteur de la croissance mais il ne doit pas rechercher les profits !!! Derrière d’apparentes incohérences se cache un même et unique projet destructeur: le marché doit se substituer au service public. Quant aux fonctionnaires, ils deviennent du « capital humain », malléable, corvéable et au final jetable à merci. L’UMP détricote le droit du travail pour les asservir: un service minimum pour empêcher l’expression du droit de grève, la fin des syndicats jugés non représentatifs alors qu’ils ont été capables de mobiliser des centaines de milliers de salariés contre le CPE en 2006, le recours aux retraités pour surveiller les études du soir dans les écoles faute de personnel que le même le gouvernement ne veut pas remplacer !!!!

     

  5. L’absence de dialogue social : Brice Hortefeux, ex-ministre de l’immigration et de l’identité nationale désormais ministre du Travail vous y croyez ? Pensez-vous que celui qui confond droit d’asile et asile de fous quand il s’agit de raccompagner un être humain à une frontière, a été nommé pour pacifier les rapports sociaux dans le pays ?

 

5 bonnes raisons, plus une. Pour moi ce sera, l’usure d’un gouvernement et sa politique de faux semblants.

 

Et vous ?

 

 

Max.

 


podcast

Mademoiselle K, A l'ombre

 
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