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19/03/2009

François Fillon ne sert à rien.

C’est un peu l’impression que donne son intervention au 20 heures de TF1. Il comprend « l’inquiétude des Français qui est très légitime face à une crise mondiale d'une très grande gravité ». Il comprend  les restructurations dans les entreprises. Il suivra attentivement les conflits médiatisés tel que celui de Continental. Les autres … sait-il qu’ils existent ?

 

Comme toujours la droite agit à la marge incapable de réformer un système dont elle souhaite la pérennité. En période de crise, la droite ne sert à rien. Demander à une dinde la recette de la farce : Croyez vous qu’elle vous la donnera ?

 

Quand changera-t-on de Premier ministre ? Celui-ci est nul.

 

Max.

3 millions

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3 millions

 

 

Ce 19 mars, le petit Nicolas en a pris pour son grade. Selon les sources, près de 3 millions de personnes ont manifesté aujourd’hui en France (nous étions autour de 2 millions le 29 janvier). Et des slogans qui valent mieux que les discours...

 

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Cliquez sur les photos pour les agrandir

 

18/03/2009

Xavier Darcos a perdu l’esprit … français.

Je l’avoue, je l’avoue, le titre est racoleur. Pourtant, comment résister à cette boutade quand on lit avec tout l’intérêt que nous lui devons la prose de Xavier Darcos dans Le Monde de jeudi 19 mars. « Esprit français, es-tu là ? » s’interroge-t-il en page 20. Qu’est-il arrivé à celui qui se présente à nous d’abord comme Membre de l’Institut et ensuite comme Ministre de l’éducation nationale ? C’est que, dans ce qui ressemble à une séance de spiritisme, Xavier Darcos est venu retrouver une élite perdue, celle des intellectuels et avec eux l’esprit français qui les définissaient tant par le passé. Il a beau convoquer Voltaire et Montaigne, leur attacher la compagnie tutélaire de Nicolas Sarkozy (si, si), rien n’y fait.

 

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Je n'y peux rien, moi, si Xavier Darcos en

philosophe des Lumières ressemble davantage

à du Warhol...

 

 

Selon lui, l’indépendance de pensée, la hauteur de vue, l’enthousiasme mêlé à la courtoisie dans le débat d’idées, qui caractérisaient tant cet esprit français, semblent autant de qualités perdues aujourd’hui. La République, née de l’alliance entre intellectuels et politiques, réussissant ainsi à canaliser le désir parfois violent de démocratie, serait aujourd’hui à la dérive.

 

Jugez en vous-même :

 

« Le rationnel semble exilé du débat public, tandis que la rumeur, l’outrance, la théorie du complot ou le déni de vérité s’instille jusque dans les sphères les plus éclairées du monde intellectuel ? »

« Cette tendance imprécatrice blesse l’intelligence. Elle me choque (…) Elle encourage le monde du savoir dans une défiance explicite, voire obligée, à l’égard du politique »

« Personne n’a intérêt à encourager cette dérive. Personne ne peut en justifier les vrais ressorts, qui sont le dévoiement de la fonction critique de l’intellectuel au profit d’intérêts partisans ou caricaturaux. »

« L’affaire ne se clive pas entre les bons (la gauche) et les méchants (la droite). Cette supputation est inféconde. Elle donne un exemple désastreux de notre jeunesse en privilégiant la querelle ou le préjugé plutôt que la controverse argumentée. »

 

Et puis il y a ce passage amusant : «  Il suffit pour s’en convaincre de fréquenter certains blogs ou certains forums dans lesquels les exposés les plus brillants sont parfois consacrés aux arguties de thèses les plus insensées, assorties de procès en sorcellerie ad hominem. »

 

L’intellectuel a démissionné, quitté la cité. Ou alors il s’est laissé corrompre. Ne résonnent (raisonnent ?) plus aujourd’hui que les mégaphones syndicaux dans des cortèges agressifs. Le politique est bien seul. Sans l’arbitrage certes critique, sans la hauteur de vue, sans la courtoisie de l’intellectuel, que peut l’homme politique livré à la vindicte populaire ?

 

Et cette vindicte, Xavier Darcos va encore la voir défiler depuis ses fenêtres, ce 19 mars au départ, à Paris, d’une place qui s’appelle précisément République.

 

L’intellectuel a quitté la cité, le politique est seul dans l’hémicycle et le jeune forcément ultra gauchiste a envahi la rue. Esprit français éclairé de toute sa hauteur de vue, courtois, Xavier Darcos n’a eu de cesse au cours de son ministère de dénoncer des syndicats "dont la fonction principale est la résistance au changement", répétant à l’envi « à ceux qui font grève qu'il faut qu'ils fassent attention parce que le monde, la France avancent plus vite que les cortèges".

 

Plus qu’un héritier de l’esprit français, Xavier Darcos se pose en héritier de cette République des propriétaires que Boissy d’Anglas défendait à la tribune de l’Assemblée nationale en 1795 : « Nous devons être gouvernés par les meilleurs : les meilleurs sont les plus instruits et les plus intéressés au maintien des lois ; or, à bien peu d’exception près, vous ne trouverez de pareils hommes que parmi ceux qui, possédant une propriété, sont attachés au pays qui la contient, aux lois qui la protègent, à la tranquillité qui la conserve (…). Si vous donnez à des hommes sans propriété les droits politiques sans réserve (…) ils nous précipiteront enfin sans ces convulsions violentes dont nous sortons à peine. »

 

Classes laborieuses, classes dangereuses. Certes, avec plus de courtoisie et sans doute beaucoup d’esprit, la prose de Xavier Darcos, dans Le Monde du 19 mars, ne dit pas autre chose…

 

 

Max.

29/01/2009

2 millions

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2 millions

 

 

Selon les sources, près ou plus de 2 millions de personnes ont manifesté aujourd’hui en France.

 

A tous ceux qui doutent ou qui font semblant de douter, voilà à quoi sert une grève ou une manifestation : établir un rapport de force pour peser sur les négociations à venir.

 

« Désormais quand il y a une grève ne France, plus personne ne s’en aperçoit » disait l’autre, celui que tout le monde appelle le président de la République.

 

 

1 Français sur 30 

 

dans la rue aujourd’hui !

 

 

De la belle ouvrage ce 29 janvier partout en France.

19/11/2008

Le 20 novembre: Yes we can !

Comme dirait ce cher Barack Obama : « Yes we can ! »

 

Ce 20 novembre, retour aux fondamentaux donc: la grève et la manifestation.

 

Certes, il m’est arrivé souvent, ici même, de brocarder les journées d’action et nous savons qu’en soi elles sont insuffisantes pour faire plier un gouvernement qui n’infléchit pas sa politique.

 

Mais quand même. Il y a des limites.

 

Pouvons nous rester les bras croisés face à la suppression de 13500 nouveaux postes l’an prochain (dont 6000 dans le second degré). Cela fera 33000 en 3 ans. Pouvons nous accepter sans rien dire la suppression des réseaux d’aide (les rased) dans le primaire pour les élèves en difficulté (qui s’occupe de ces élèves en difficulté une fois l’école primaire terminée ?)

 

Quelles sont les conséquences du gonflement des effectifs dans nos classes ? Pensez vous que le niveau va s’améliorer grâce à l’accompagnement éducatif ? Il est étonnant de voir aujourd’hui certains chefs d’établissement et inspecteurs pédagogiques s’émerveiller devant les groupes de niveau. La belle solution miracle que voilà. Y adhérez-vous ? Accepterez vous les heures et les heures de concertation, d’harmonisation ou que sais-je encore, non rémunérées bien sûr, qui iront avec ?

 

J’en ai assez dit. On ne doit pas se cacher derrière de fausses illusions (cette année ce seront d’autres, j’attend d’avoir 30 élèves et je me bouge). Les restrictions budgétaires qui président aux suppressions de postes conduisent à des restrictions pédagogiques beaucoup plus graves pour nos élèves et à des réorganisations de nos emplois du temps inacceptables. Que voyez vous de mieux dans ces pseudo réformes depuis la rentrée à Lamartine ? Existe-t-il des projets dans vos établissements pour prévenir la baisse de niveau ? RIEN

 

La grève est importante. Il ne nous reste pas grand-chose pour nous faire entendre aujourd’hui. Nous devons montrer que nous sommes encore là, vigilants et actifs.

 

Vivants quoi.

 

 

Lamartine sera du cortège :

 

Rendez-vous à la sortie de la gare RER – Luxembourg

à 14h30

jeudi 20 novembre.

 

Pour terminer, je reprend une affiche des syndicats Sud Education et Solidaires qui me paraît bien résumer la situation.

 

A jeudi.

 

Max.

 

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podcast
Bertrand Betsch, Les vents contraires

09/06/2008

le 10 juin, le monde entier nous regarde (on y croit)

 

 

 

Bon. Le 10 juin approche et il faudrait commencer à s’organiser.

 

Une petite idée ?

 

Y en a bien une. Mais…

Si vous ne vous sentez pas encore tout à fait prêts pour bloquer 13 carrefours, si, comme Johnson, vous avez le trac, rendez-vous à 14h30, gare d’Austerlitz pour les Parisiens, à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires / Sud éducation.

 

Le mot d’ordre :

 

« Le gouvernement va présenter de nouvelles mesures issues de la Révision Générale des Politiques publiques (RGPP). L’objectif essentiel de la RGPP est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP se met en œuvre sans débat public, sans que soit posée la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire. Par exemple, la politique éducative du gouvernement porte atteinte à la capacité du service public d’assurer la réussite de tous les jeunes. Elle traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail, la mise en cause du statut et l’accroissement de la précarité. La RGPP est bien un outil de casse sans précédent pour l’ensemble de la Fonction Publique ».


podcast

Les Petites Bourettes, On rigolera

15/05/2008

Service maximum entre Place d’Italie et République

 

Grève et manifestation pour Lamartine aujourd’hui.

Face aux petites phrases et aux petites provocations de ministres mal dans leurs mocassins, le but de la grève était de mettre en avant la force du nombre.

Voilà qui est fait.

Face aux réducteurs de têtes qui veulent nous imposer des programmes abêtissants et à bas coûts, il faut mesurer notre responsabilité, réfléchir à ce que nous faisons, à ce que nous laissons faire, au plan social, humain, culturel, au plan de la démocratie, au niveau de l’éducation. Il faut cesser de se contenter des pensées grossières destinées à nos pâles éditorialistes (la loi sur le service minimum, c’est tout ce qu’à compris de cette journée cette pauvre Arlette Chabot, ce soir sur France 2). Il faut cesser de céder aux sirènes du populisme, du tout répressif et de la crétinisation générale.

Voilà qui est dit.

Il faudrait aujourd’hui être aveugle et sourd (et gravement amnésique) pour s’obstiner à refuser de comprendre que la question fondamentale est celle de l’éducation.

Quelques photos pour s’en convaincre.

 
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